Le Premier ministre s’est exprimé ce 25 février pour faire un point sur la situation sanitaire. 

Il a rappelé que la décision, prise le mois dernier, de ne pas confiner était la bonne. Elle a permis de gagner du temps, de préserver l'activité économique, mais également de garder les écoles ouvertes.

Le confinement a des conséquences très lourdes qui ne peuvent pas être ignorées. C’est une solution d’ultime recours : chaque seconde sans confinement est une seconde gagnée.

Face à une situation qui se dégrade : vigilance et réactivité

Au cours des derniers jours, la situation sanitaire de notre pays s’est dégradée. Après plusieurs mois marqués par un plateau haut se situant entre 15 000 et 20 000 cas par jour, le virus gagne à nouveau du terrain : aujourd’hui, ce sont 25 000 cas qui ont été détectés, contre 22 000 la semaine dernière.

Cette accélération tient en grande partie à l’apparition des variants, dont la progression se mesure jour après jour : le plus répandu dans notre pays est, de loin, le variant britannique, qui concerne désormais à peu près la moitié des personnes atteintes du Covid en France.

Face au choix de ne pas confiner, le Gouvernement est resté extrêment réactif avec des actions ciblées sur certains territoires fragiles :

➜ En accélérant la vaccination et la stratégie Tester Alerter Protéger face à l’émergence du variant sud-africain qui représente 60% des cas positifs en Moselle, ;

➜ En mettant en place un confinement à Mayotte où la situation s’est particulièrement dégradée ;

➜ En déployant des moyens humains et matériels nécessaires pour venir en soutien des structures de soins à la Réunion ;

➜ En instaurant un confinement le week-end dans l’aire urbaine de Nice et à Dunkerque, où la circulation a atteint des niveaux 3 à 4 fois supérieurs à la moyenne nationale.

Une vigilance maximale dans 20 autres départements

La situation épidémiologique et hospitalière dans 20 autres départements suscite également une vigilance maximale. Ces territoires cumulent des indicateurs défavorables :

➜ Un niveau d’incidence élevé, autour de 250 cas pour 100 000 habitants ;

➜ Une part de variant supérieur à 50 % ;

➜ Une pression hospitalière proche du seuil critique.

Il s’agit de tous les départements d’Ile-de-France, une grande partie des Hauts-de-France et de Provence-Alpes-Côte-D’azur, mais aussi les départements du Rhône et de la Drôme, de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, et enfin l’Eure-et-Loir.

Depuis le 25 février, ces départements sont placés en surveillance renforcée : les préfets concernés engageront dès demain des concertations avec les élus pour envisager des mesures de freinages proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque. 

Un point sera fait la semaine prochaine et, si la situation continue de se dégrader, des mesures renforcées entreront en vigueur à compter du week-end du 6 mars.

Tenir ensemble et garder espoir grâce à la campagne de vaccination

Le virus évolue et l’épidémie dure. Ensemble, nous devons continuer à tenir.

Il y a des raisons d'espérer : la campagne de vaccination avance. Elle se poursuit et s’amplifie, et surtout, elle permet de protéger celles et ceux qui sont les plus fragiles face au virus.

D’ici la fin du mois, plus de 3 millions de Français auront été vaccinés, et 80% des résidents d’EHPAD seront protégés. 

Aujourd’hui marque une étape nouvelle, avec l’entrée en scène des médecins généralistes et des pharmaciens pour vacciner 2,4 millions de Français, âgés entre 50 et 64 ans souffrant de comorbidités.

D’ici fin mars, les deux tiers des personnes de plus de 75 ans seront vaccinées, et à la mi-mai, la totalité des personnes de plus de 50 ans se seront vues proposer une vaccination.

Mesures qui restent en place sur l'ensemble du territoire 

Le contrôle aux frontières a été renforcé : toute personne entrant en France doit disposer d’un test PCR négatif et les déplacements à destination et en provenance des pays étrangers hors-Union européenne sont désormais interdits (sauf à nos ressortissants pour un motif impérieux). Les déplacements en direction ou provenance des territoires d’outre-mer sont également concernés par l’interdiction de tout déplacement sauf motif impérieux pour protéger d’un risque de contamination en provenance de la métropole ou de l’étranger, comme le montre la situation de Mayotte, touchée par le variant sud-africain, où nous avons décidé aujourd’hui d’une mesure de confinement généralisé pour 3 semaines. Au total, 5 580 policiers et gendarmes sont mobilisés pour contrôler nos frontières terrestres et depuis lundi, déjà plus de 100 000 personnes ont été contrôlées ;

Les grands centres commerciaux ont été fermés et les jauges accrues dans les commerces de plus de 400 mètres carrés, afin de limiter au maximum les brassages de population tout en préservant nos petits commerces ;

Le recours au télétravail doit être mieux respecté encore : la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, réunira en début de semaine prochaine les responsables des branches professionnelles où l’on observe un relâchement du recours au télétravail (banque et assurance, communication, informatique, immobilier et juridique). L’administration publique montrera l’exemple et renforcera son recours au télétravail ;

➜ Le recours systématique aux tests en cas de doute et l’isolement des personnes positives et cas-contact doit être systématique. Dans le cadre de la stratégie « Tester, alerter, protéger », il est désormais possible qu’un infirmier libéral vous rende visite pour répondre à vos questions et puissent tester vos proches. Cette stratégie sera amplifiée dès la semaine prochaine ;

Retrouvez toutes les informations sur la plateforme dédiée :

Face au Coronavirus, mobilisés pour protéger les Français :

Découvrez tous nos dossiers