Avril 2014

Rencontre avec des représentants français de la lutte mondiale contre le sida

Le président de la République a reçu, cet après-midi au Palais de l’Elysée, le professeur Françoise BARRE-SINOUSSI, prix Nobel de médecine, le professeur Jean-François DELFRAISSY, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), M. Pierre BERGE, président de Sidaction, M. Bruno SPIRE, président d’Aides, et M. Emmanuel TRENADO, secrétaire permanent de Coalition Plus.

 

Le chef de l’Etat les a informés qu’il a décidé, malgré les contraintes budgétaires, que la contribution française au Fonds mondial de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme sera au moins aussi importante pour les trois prochaines années (2014-2016), soit de 1,08 milliard d’euros.

 

La France a fortement soutenu depuis 1997 l’accès des malades des pays pauvres aux traitements contre le VIH/sida. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et la facilité internationale d’achats de médicaments UNITAID ont été créés à son initiative. La France est le second donateur du Fonds mondial et le premier d’UNITAID.

 

La France est à l’avant-garde des financements innovants pour la santé mondiale, notamment pour la lutte contre les maladies transmissibles. Les activités ayant le plus bénéficié de la mondialisation doivent contribuer à la solidarité internationale.

 

Le président de la République a décidé de revaloriser la taxe sur les billets d’avion, pour la première fois depuis sa mise en place en 2006. Il a décidé qu’une partie du produit de la taxe sur les transactions financières serait affectée au développement, notamment à la santé en Afrique. Il encourage les partenaires européens à consacrer une part de leur future taxe sur les transactions financières à ces enjeux.

 

Le chef de l’Etat a tenu à saluer le rôle et la mobilisation des associations pour leur action en France et dans le monde en faveur de la prévention, du dépistage, de l’accès universel aux traitements, de l’accompagnement et la défense des droits des malades. Leur action, complémentaire de celle des Etats, est irremplaçable.

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