La France tient son rang de grande puissance économique, la 6e au monde et la 2e en Europe. Les transformations engagées depuis 2017 ont permis de soutenir l’investissement, de renforcer le tissu économique du pays, et de le rendre plus respectueux de l’environnement, plus compétitif et plus solidaire. Avec un plan de relance de 100 milliards d’euros, notre pays se donne les moyens d’accélérer cet essor au sortir de la crise sanitaire.

Compétitivité et innovation

Diminuer la charge fiscale

La France avait il y a trois ans la charge fiscale la plus lourde au monde, aussi bien pour les entreprises que pour les ménages. Pour soutenir la compétitivité des premiers et pour redonner rapidement du pouvoir d’achat aux seconds, une baisse massive des impôts a été conduite depuis 2017. 

À la fin du quinquennat, la charge fiscale nette des ménages aura diminué en moyenne de 24 milliards d’euros par an, en particulier grâce à la suppression de la taxe d’habitation et à l’allègement des impôts sur le travail : baisse des cotisations sociales salariales, baisse de l’impôt sur le revenu, suppression de l’impôt et des charges sur les heures supplémentaires. Cette diminution encourage l’emploi et contribue à la compétitivité des salariés et des entreprises françaises. Elle bénéficie aussi aux travailleurs indépendants et aux micro-entrepreneurs. Par ailleurs, la réforme de la fiscalité de l’épargne des ménages – à travers la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière et l’introduction du prélèvement forfaitaire unique – soutient l’investissement dans les entreprises et les projets d’avenir.

En faveur des entreprises, la charge fiscale nette aura diminué de 23 milliards d’euros par an en moyenne à la fin du quinquennat, en particulier grâce à la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés de 33% à 25%, à la suppression du CICE et à son remplacement par un allègement pérenne et renforcé des cotisations sociales patronales sur les bas salaires, et enfin, par une baisse des impôts de production. 

De plus notre plan de relance a décidé de baisser ces-derniers de 10 milliards d’euros par an, car ils taxent les entreprises sans prendre en compte leur rentabilité réelle, et nuisent particulièrement à l’activité économique française. Cette mesure bénéficiera en priorité aux entreprises industrielles et aux entreprises de taille moyenne et intermédiaire.

Relocaliser notre production 

Le renforcement de notre production industrielle est indispensable pour préserver notre prospérité, soutenir l’emploi dans tous nos territoires et assurer notre souveraineté stratégique. Pour ce faire, outre l’amélioration de notre compétitivité par les mesures transversales d’allègement de la charge fiscale, des plans sectoriels et territoriaux d’industrialisation ont été conduits depuis 2017. Ainsi, l’initiative Territoires d’Industrie a permis de susciter et de soutenir 1600 projets sur 148 territoires et 500 intercommunalités. En 2019, les travaux engagés dans le cadre du Pacte Productif ont permis d’identifier une dizaine de marchés-clés pour l’économie et les technologies de demain, dans les domaines de la santé, de l’agroalimentaire, de l’électronique, des transports, des énergies vertes et des matières premières stratégiques. Pour chacun de ces marchés cruciaux, une stratégie de développement a été conçue et lancée grâce aux financements du plan de relance, qui soutient également des projets concrets d’implantation industrielle. Et pour les fers de lance notre industrie, des plans approfondis de transformation ont été lancés. Ainsi les financements publics ont consacré 15 milliards d’euros à l’accompagnement de la décarbonation du secteur aéronautique, 8 milliards d’euros à celle de l’automobile. 

Cette politique industrielle porte déjà des fruits. Avant la crise, la France a recommencé à créer des emplois industriels après 15 ans de destructions, et s’est hissée à la 1ère place européenne en termes d’accueil de projets d’investissements étrangers. Le sommet Choose France, depuis trois ans, est l’illustration de cette attractivité économique croissante de la France.

Santé : Investir dans notre souveraineté

Investir dans le numérique

La crise sanitaire a démontré une nouvelle fois à quel point les technologies numériques transforment notre quotidien, notre façon de vivre et de travailler. Ces transformations doivent être orientées par une stratégie globale, afin de profiter à tous, de ne pas fragiliser mais consolider notre environnement et nos valeurs. C’est pourquoi le plan de relance prévoit 7 milliards pour accélérer la transition numérique. En particulier, près de 4 milliards d’euros permettront de développer l’écosystème technologique de la France, afin de faire émerger des champions numériques français dans un contexte d’âpre concurrence mondiale. 1 milliard d’euros sont consacrés à la transformation numérique des TPE et des PME, et 2 milliards d’euros sont dédiés à la transformation numérique de l’État et des territoires.

Stimuler la création et l’innovation

La France investit massivement dans le soutien à l’innovation. Dans le cadre du plan de relance, elle a engagé un programme d’investissement d’avenir qui consacrera 10 milliards d’euros par an aux politiques d’innovation, de l’enseignement supérieur et de la recherche à l’industrie. Seront concernés le domaine du quantique, de la cybersécurité, de l’hydrogène ou encore de la bioproduction. Grâce à ces investissements, plus de 600 millions d’aides directes à l’innovation seront versées chaque année dès 2021 aux entreprises innovantes, via la banque publique Bpifrance.

En outre, le Fonds d’investissement « Bpifrance Entreprises 1 » a été lancé le 1er octobre pour permettre aux épargnants particuliers d’investir dans des entreprises dynamiques, afin de leur apporter un soutien de long terme. L’objectif est de financer environ 1 500 PME et startups, principalement françaises et non cotées.

Résultat de la politique économique menée depuis 2017, les créations d’entreprises battent des records : +7% en 2017, +17% en 2018, +18% en 2019. L’écosystème French Tech de jeunes entreprises innovantes s’est considérablement étoffé, grâce à un doublement des levées de fonds depuis 2017 pour atteindre 5 milliards d’euros en 2019.

Une économie responsable et vertueuse

Inscrire l’environnement au cœur des activités économiques

La France se fixe pour but d’atteindre la neutralité carbone en 2050, et de devenir ainsi la première économie décarbonée européenne. Pour atteindre nos objectifs ambitieux en matière de préservation du climat et de l’environnement, il est indispensable non seulement d’adapter nos modes de vie et de consommation, mais aussi de changer radicalement nos modes de production, et d’investir massivement dans les productions décarbonées. Le plan de relance français dédie 30% de son montant à la transition écologique, proportion qui en fait un des plans de relance les plus verts au monde : rénovation thermique des bâtiments publics et privés (amplification du dispositif « MaPrimeRenov »), décarbonation de l’industrie, préservation de la biodiversité et lutte contre l’artificialisation des sols, soutien à la transition agroécologique, soutien des modes de transports alternatifs (mobilités douces, véhicule électrique et de l’avion vert), investissement dans les énergies et les technologies respectueuses de l’environnement comme l’hydrogène décarboné. Le reste du plan de relance est également marqué par la préoccupation du développement durable, dans la mesure où il investit dans l’innovation, dans la recherche et dans la formation aux métiers de écologiques. Ce levier financier est complété par un volet légal afin de changer les comportements concrets : la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire a renforcé les obligations des entreprises en faveur de l’environnement.

Développer l’entreprenariat éthique et inclusif

L’économie de marché nécessite une réforme pour harmoniser le rôle de ses acteurs et la répartition de de sa valeur ajoutée. C’est à cette fin que la loi Pacte a introduit la notion d’intérêt social dans le droit français, et créé le statut de société à mission. Pour mieux associer les salariés à la réussite de l’entreprise, de nombreux dispositifs d’intéressement et de participation ont été rendus plus efficaces par des suppressions de charges sur les versements. Toujours dans le but de promouvoir la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, la loi de finances pour 2020 a créé une réduction d’impôt en faveur des particuliers qui investissent dans des entreprises immobilières dites « foncières solidaires ». Un accélérateur national d’innovation sociale a été lancé début 2018 pour mobiliser tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Bpifrance appuie aussi la création d’entreprises pour tous, notamment dans les territoires fragiles.  

Un système de "contrat à impact" a été créé entre le public et le privé, destiné à financer les projets sociaux et environnementaux innovants.

Les nouvelles technologies sont un acteur fondamental de cette dynamique. C’est pourquoi le gouvernement a créé en 2018 le sommet annuel Tech for Good, qui réunit à l’Élysée une soixantaine de dirigeants d’industries numériques. Leur rencontre s’est traduite par des mesures concrètes d’amélioration des conditions de travail de leurs employés, de la parité, de la solidarité sociale et internationale ainsi que de l’éducation et de l’environnement. Consultez ici les principales retombées de la première édition, ainsi que son rapport d’étape 2020.

Cohésion

Lutter contre le chômage

Conséquence de la politique gouvernementale de soutien aux entreprises et aux embauches, la création d’emploi connaît un dynamisme inédit depuis quinze ans, avec 850 000 emplois nets créés entre 2017 et 2019. En conséquence, le taux de chômage a nettement reflué en passant de 9,6% à la fin du premier trimestre 2017 à 7,8% à la fin du premier trimestre 2020. Ces bons résultats s’expliquent par le soutien de la compétitivité des entreprises, par la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle, et par un grand nombre de  mesures plus ciblées. Ainsi, le plan emplois francs offre une prime aux entreprises qui embauchent un habitant des quartiers prioritaires de la politique de la ville : 5000 € sur deux ans pour un CDD, 15 000 € sur trois ans pour un CDI. Enfin, les dispositifs de protection sociale dans les périodes d’inactivité professionnelle ont été renforcés. Le bénéfice de l’assurance-chômage a été étendu aux indépendants et aux démissionnaires. Sa réforme est cours de discussion avec les partenaires sociaux, afin de rendre le système plus juste et plus incitatif à la création d’emplois stables. 

Favoriser l’embauche des jeunes 

La réforme de 2018 en faveur de l’apprentissage et de la formation professionnelle en a augmenté les financements publics de 15 milliards d’euros par an. Le développement de l’alternance et les filières professionnelles a suscité une insertion plus rapide et plus pérenne des jeunes sur le marché du travail. Grâce à ces actions, le nombre d’apprentis a ainsi augmenté de 16% en 2019, la plus forte hausse jamais enregistrée. Le plan « 1 Jeune, 1 solution », composante essentielle du plan de relance, a pour objectif de maintenir cette bonne dynamique malgré la brutalité des effets de la crise sanitaire. Près de 7 milliards d’euros y sont dédiés. En particulier, une prime de 4000 € est octroyée aux entreprises qui embauchent un jeune de moins de 25 ans, afin de relancer l’emploi des jeunes, tandis que 200 000 places supplémentaires de formation dans l’enseignement supérieur leur seront ouvertes.

Préserver et relancer l’emploi après le coronavirus

Agriculteurs, entrepreneurs, intermittents, soignants, restaurateurs, acteurs du tourisme : toutes les catégories professionnelles, surtout les plus exposées, sont soutenues par l’État. L’indemnisation publique en cas d’activité partielle a été fortement renforcée dès l’irruption de la crise sanitaire. Ainsi 34 milliards d’euros y sont consacrés en 2020, et presque 10 milliards en 2021. Près de 13 millions d’emplois ont fait l’objet d’une demande préalable de chômage partiel. C’est autant d’emplois qui ont été protégés. En outre, un système de prêts bancaires garantis par l’État a été mis en place dès le début de la crise. Plus de 120 milliards d’euros de prêts ont ainsi été octroyés aux entreprises dont la trésorerie était fragilisée par la crise. En parallèle, un fonds de solidarité a été mis en place pour indemniser les pertes d’activité des travailleurs indépendants et des petites et moyennes entreprises. Près de 2 millions d’entreprises en ont bénéficié, pour un montant de l’ordre de 6 milliards d’euros avant le second confinement. Les indemnisations versées par le fonds de solidarité ont été augmentées lors du second confinement, et l’éligibilité à ce fonds a été élargie à toutes les entreprises des secteurs les plus exposés à la crise sanitaire, quelle que soit leur taille. Enfin, des exonérations de cotisations sociales patronales et des aides au paiement leur ont aussi été accordées. Toutes ces mesures de soutien d’urgence ont permis de préserver une grande partie du tissu économique du pays.

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