Publié le 4 septembre 2019

Quelles nouveautés pour cette rentrée 2019 ?

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L’école est la pierre angulaire du projet porté par Emmanuel Macron. Car aujourd’hui, un élève sur cinq quitte l’école primaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux : lire, écrire et compter. Les premières victimes sont les Français issus des quartiers les plus défavorisés de notre pays. Or, ne pas savoir lire, écrire et compter en CM2, c’est n’avoir quasi aucune chance de pouvoir se former à un métier et trouver, plus tard, une place dans la société.

Cette inégalité est inadmissible : elle provoque des assignations à résidence depuis des décennies. L’assignation à résidence, c’est le fait de dire « Tu habites à tel endroit, tu as telle origine, ton nom a cette consonance étrangère : tu n’auras pas les mêmes chances de départ dans la vie et donc pas les mêmes chances de réussir ». Ce fatalisme est insupportable, il ronge notre société et avec elle l’espoir de milliers de jeunes de réussir en France.

Face à cette situation, nous pourrions faire ce qui est pratiqué depuis des années : traiter les symptômes de ce mal a posteriori. Le Président de la République a fait le choix de traiter ce problème à la racine : par l’école, et plus spécifiquement l’école maternelle. Car c’est en son sein que nous avons le plus les capacités de réduire les inégalités de destin.

En parallèle, des dizaines de milliers d’élèves en situation de handicap retrouvent chaque année les bancs de l’école. Afin que leur rentrée soit la plus normale possible, des mesures sont prises depuis le début du quinquennat, et spécifiquement à cette rentrée, pour que l’école soit véritablement inclusive. Pour que chaque enfant handicapé ait une prise en charge et des conditions de travail adaptées à sa situation.

Réduire les inégalités de destin et accueillir chaque élève sur un pied d’égalité : c’est dans ce sens que vont les mesures mises en œuvre depuis 2017, dont certaines entrent en application en cette rentrée 2019.

« Compenser par l’apprentissage scolaire, les inégalités sociales héritées de la naissance est à notre portée. Nous devons donc y consacrer un effort important et beaucoup se joue à l’école maternelle. Il en va de notre capacité comme République à préserver la cohésion sociale en faisant de l’école le lieu où cette égalité réelle peut se faire. »
Emmanuel Macron – Assises de l’école maternelle – 27 mars 2018

C’est l’avenir des enfants de notre pays qui en jeu, et en particulier des 3 millions d’entre eux vivant actuellement sous le seuil de pauvreté.

Un meilleur accueil des enfants en situation de handicap

Cette année, plus de 360 000 enfants en situation de handicap se rendront sur les bancs de l’école (sans compter les 70 000 enfants scolarisés en établissements médicaux-social). Car l’école de la République se doit de leur offrir une rentrée scolaire identique à celle des autres enfants, 4 500 postes d’accompagnants d’élèves (AESH) ont été créés afin d’aider à leur prise en charge spécifique.

Ces accompagnants ne seront plus recrutés en contrats aidés. Cela faisait des années qu’ils le demandaient : ils seront désormais embauchés sur des contrats de trois ans renouvelables puis transformables en CDI. Leur situation est désormais plus stable et leurs conditions de travail sont améliorées.

Une cellule d’écoute et de réponses pour les parents a également été mise en place dans chaque département.

Un petit-déjeuner gratuit tous les matins dans les écoles des quartiers défavorisés

On apprend mal quand on a faim. Comment bien se concentrer et être au maximum de nos capacités lorsque notre ventre gargouille et que notre tête commence à tourner ? On estime que 13% des enfants scolarisés en REP et REP+ arrivent à l’école le matin à jeun. Aucun enfant ne devrait subir une telle situation du fait de ses origines modestes. Cette inégalité, l’État se doit de la réparer.

« L’alimentation est un droit fondamental des enfants qui peine trop souvent à être garanti. Des petits déjeuners seront proposés dans les collèges de REP+, afin de s'assurer que tous les élèves démarrent la journée dans de bonnes conditions. Nous ne pouvons plus tolérer que la dignité des enfants ne soit pas garantie. »
Emmanuel Macron – Présentation du Plan Pauvreté – 13 septembre 2018
 

Ces petits déjeuners gratuits vont concerner environ 100 000 enfants. Ils seront équilibrés, de qualité et accompagnés d’une sensibilisation au « bien-manger ». Dans la continuité, un forfait de cantine à seulement 1€ sera proposé aux parents de ces enfants.

Des classes avec moins d’élèves pour de meilleures conditions de travail

Une classe bondée où le calme est difficile à tenir, où les distractions sont nombreuses et où le temps manque pour apporter un accompagnement spécifique à chaque enfant n’a jamais aidé à ce qu’une scolarité se passe dans de bonnes conditions.

C’est pourquoi le nombre d’enfants par classe est divisé par deux dans les écoles des quartiers défavorisés. Les premières classes concernées furent celles de CP et CE1 en zones REP (Réseau d’éducation prioritaire) et REP+ (REP renforcée). Dès cette rentrée, les classes de grande section profiteront également de ce dispositif. Les effectifs devront être autour de 12 élèves par classe, permettant ainsi à chaque élève de recevoir un accompagnement personnalisé.

Le Président de la République a également annoncé vouloir que toutes les classes de grandes sections de maternelle, CP et CE1, soient à terme limitées à 24 élèves par classe.

Obligation d’instruction des enfants dès l’âge de 3 ans

Lorsque le Président de la République a annoncé une obligation d’instruction dès 3 ans, beaucoup ont trouvé cette mesure « purement symbolique ». C’est en réalité loin d’être le cas. Car si un peu plus de 97% des enfants sont effectivement déjà à l’école à l’âge de 3 ans, les 3% concernés sont les petits subissant les inégalités de destin les plus injustes. Celles qu’il nous faut réparer en priorité.

1/ Derrière ce « 97% » se cachent des disparités géographiques importantes. En effet, si 93% des enfants sont déjà scolarisés à 3 ans en Île-de-France, ce chiffre n’atteint pas les 70% dans certains territoires d’Outre-mer.

2/ Cette mesure va également changer énormément de choses dans l’acquisition du langage. On le sait : la scolarisation dès le plus jeune âge a un effet très positif sur l’apprentissage du langage. On estime aujourd’hui qu’un enfant de 4 ans issu d’un milieu défavorisé aura entendu à cet âge environ trente millions de mots de moins qu’un enfant de 4 ans issu d’un milieu favorisé. Seul un contact dès le plus jeune âge avec d’autres enfants, des professeurs des écoles et d’autres adultes, permettra de corriger ce déficit.

« Cette mesure s’inscrit pleinement dans l’action que nous menons au quotidien, pour lutter contre la pauvreté et ses effets sur les jeunes enfants, pour lutter contre la fabrique ou la reproduction des inégalités profondes. »
Emmanuel Macron – Assises de l’école maternelle – 27 mars 2018

La réforme du baccalauréat se poursuit 

Orienter au mieux et au plus tôt les lycéens, éviter le « bachotage » en laissant plus de place au contrôle continu, ne plus avoir d’élèves choisissant des filières par défaut mais les laisser libre de choisir les matières qu’ils souhaitent étudier : ce sont les objectifs du nouveau baccalauréat qui verra le jour en juin 2021.

Cette année sera marquée par la disparition des filières S, ES et L en première. Fini le temps où on ne pouvait pas faire à la fois des maths et de la littérature, il est désormais possible de composer son cursus lycéen à la carte et non plus seulement au menu.
 

En parallèle de ces nouveautés, les mesures appliquées depuis le début du quinquennat continuent de l’être, notamment le dispositif « Devoirs Faits » qui offre un accompagnement après l’école aux élèves qui en ont besoin ou encore la lutte contre le harcèlement scolaire qui se poursuit avec un ensemble de nouvelles mesures.

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