Le Président Emmanuel Macron a accueilli Andrzej Duda, Président de la République de Pologne, et Olaf Scholz, Chancelier de la République fédérale d’Allemagne, ce lundi au Palais de l’Élysée pour un Sommet du triangle de Weimar. 

Le Président de la République s’est d'abord entretenu, lors d’un entretien bilatéral, avec le Président de la République de Pologne. Le Sommet du triangle de Weimar a ensuite eu lieu sous la forme d’un dîner de travail à l'Élysée. La dernière réunion dans ce format s’était tenue le 19 février dernier, en Allemagne, à l’occasion de la Conférence de Munich sur la Sécurité.
 

Les trois dirigeants ont ensemble évoqué la nécessaire coordination européenne dans l’assistance militaire à apporter à l’Ukraine pour lui permettre de mener à bien sa contre-offensive ainsi que dans l’assistance humanitaire, notamment suite à l'attaque du barrage de Kakhovka. Il était également question des garanties de sécurité qui pourront être apportées à l’Ukraine, dans la durée, afin de garantir sa souveraineté et son intégrité territoriale. 

Cet échange leur a enfin permis de préparer les prochaines échéances européennes et internationales : le Conseil européen des 29 et 30 juin ainsi que le Sommet de l’OTAN à Vilnius les 11 et 12 juillet.

Revoir la déclaration conjointe : 

12 juin 2023 - Seul le prononcé fait foi

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Conférence de presse du Triangle de Weimar.

Monsieur le Président, cher Andrzej, Monsieur le Chancelier, cher Olaf, Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie d’être aujourd’hui à Paris suite à notre rencontre dans ce même format au mois de février en marge de la conférence sur la sécurité à Munich qui nous avait permis d’échanger sur le soutien militaire, économique et humanitaire à l’Ukraine. En effet, la situation en Ukraine aujourd'hui nous appelle à poursuivre cette coordination étroite, à réfléchir ensemble à la meilleure réponse que nous pouvons collectivement apporter.

La concertation entre nos trois pays contribue à renforcer l'unité et la détermination de l'Europe, si nécessaire dans cette période présente. Nous le soulignions encore récemment, ensemble avec le chancelier la semaine dernière. Je le rappelais à Bratislava il y a deux semaines. La guerre d'agression menée par la Russie est d'ores et déjà un échec stratégique et géopolitique pour l'agresseur. Il est clair également que l'Ukraine ne sera pas conquise et qu'une seule paix est aujourd'hui concevable, celle qui est fondée sur le droit international et sur le choix souverain du peuple ukrainien. 

Nos trois pays, avec les États membres de l'Union européenne et nos alliés, sont engagés dans un soutien sans réserve de l'Ukraine et dans le renforcement de nos propres capacités de défense afin d'être à la hauteur de la réponse à cette crise et la France y prend toute sa part. 

L'Ukraine se défend avec un courage exemplaire, tout en faisant face à des défis considérables, comme l’a tristement rappelé la semaine dernière, la destruction du barrage de Nova Kakhovka. C'est pourquoi notre soutien à l'Ukraine indéfectible doit être maintenu dans la durée, qu'il soit politique, militaire, économique, humanitaire ou portant sur la reconstruction. Nous ferons en sorte que la Russie, non seulement ne sorte pas vainqueur de cette triste aventure, mais aussi ne puisse la réitérer. 

Notre rencontre aujourd'hui intervient avant une séquence diplomatique et stratégique majeure puisqu'après notre récente rencontre en Moldavie, nous avons devant nous le Conseil européen des 29 et 30 juin et le sommet de l'OTAN à Vilnius les 11 et 12 juillet. Et ces deux échéances doivent nous permettre de tracer un chemin et de donner une vision claire de l'avenir de notre sécurité collective. C'est ce que nous aborderons ce soir ensemble : la question des garanties de sécurité apportée à l'Ukraine, le soutien, les termes que je viens de rappeler et celui que l'OTAN aussi veut apporter à l'Ukraine pour lui donner toutes les perspectives auxquelles elle a droit. Il y a 20 ans, certains parlaient de la nouvelle Europe et de la vieille Europe pour pointer nos divisions. 

Aujourd'hui, nous sommes ensemble, rassemblés, volontaires, capables et déterminés à ce que la victoire de l'Ukraine serve notre projet commun de paix et de sécurité sur notre continent. Et je crois que ce format Weimar, c'est celui précisément d'une Europe rassemblée et unie qui résiste aujourd'hui, qui veut la victoire et qui construit aussi l'architecture d'une Europe plus sûre et plus stable de demain.

Merci pour votre attention. 

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