Publié le 18 septembre 2020

Notre patrimoine est bien vivant ! Dans le Gers, à Condom, l’Hôtel de Polignac était menacé. Il vient d’être sauvé.

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Dans le Gers, l’Hôtel de Polignac construit au 18ème siècle accueille aujourd’hui l’école de la ville de Condom. Ce joyau était menacé par l’usure. Il vient d’être sauvé grâce à l’engagement de l’État et à la mobilisation autour du Loto du Patrimoine auquel des millions de français ont participé.

À la veille des Journées européennes du Patrimoine, le Président Emmanuel Macron s’est rendu auprès des acteurs qui l’ont restauré, des artisans et de tous les bénévoles mobilisés autour du chantier. Il a rencontré également les instituteurs et les élèves de l’école que le site accueille.

 

Écoutez sa déclaration :

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DEPLACEMENT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A L'HÔTEL POLIGNAC, CONDOM

18 septembre 2020 - Seul le prononcé fait foi

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Nous étions là avec la ministre de la Culture, accompagné de Stéphane BERN, de la présidente Directrice-Générale de la Française des Jeux, du président de la Fondation du patrimoine pour d'abord mettre en valeur et venir voir les avancées d'un de nos chantiers.

En effet, l’investissement, l'engagement pour le patrimoine de l'ensemble de l'État et du collectif qu'est la France est constant et important. Avec le Loto du Patrimoine, c'est 80 millions d'euros en deux ans qui ont pu être levés et j'espère que les prochains tirages donc qui sont imminents et j'invite tous nos concitoyens d’ailleurs à y participer, permettront de, évidemment, lever encore davantage d'argent.

Cet argent, il a permis, sur la base de tout le travail fait avec les Directions régionales, justement des affaires culturelles, avec la Fondation du patrimoine, qui font remonter des projets à la mission de Stéphane BERN, d'identifier des projets. Il y a eu plus de 35 000 demandes et ainsi de mobiliser ce financement pour sauver notre patrimoine. C'est-à-dire à la fois notre histoire, nos paysages, notre quotidien, 180 sites ont d'ores et déjà été sauvés et cette école élémentaire de Condom est un formidable exemple, l'hôtel de Polignac, de ce patrimoine qui est ainsi sauvé.

Il y a ici du financement du Loto du Patrimoine, du financement de l'État, de la commune, de la région et des donations privées. Grâce à cela, on peut faire des travaux qui étaient tant attendus pour cet hôtel du 18ème siècle qui est un petit trésor. Et donc, quand on parle de notre patrimoine, il faut en avoir conscience, on parle évidemment d'églises, on parle de très grands monuments, on parle aussi de monuments du quotidien, qu'ils soient inscrits ou non, on parle parfois de possessions privées ou d'associations et il est important de les sauver.

Au-delà de ce que fait le Loto du Patrimoine, et je remercie une fois encore Stéphane BERN pour sa mobilisation, son travail d'arrache-pied avec une toute petite équipe pour identifier, travailler sur ces projets, mais surtout pour susciter tant de vocations et de projets partout dans la France parce qu'au fond, nos concitoyens se réapproprient leur patrimoine, il y a tout le travail que le ministère de la Culture, Madame la ministre, chère Roselyne, fait au quotidien. Et ça, je veux vous en remercier parce que c'est chaque année, et il faut ici le souligner, chaque année, ce sont 326 millions d'euros qui sont investis dans notre patrimoine, sur les monuments historiques, sur ces monuments inscrits pour là aussi, venir les sauver, les rénover, les restaurer.

Nous sommes un des pays qui investit le plus pour son patrimoine, parce que c'est notre vocation, parce que nous y attachons de l'importance. Et le ministère de la Culture y est pleinement mobilisé à travers tout le territoire, en Hexagone comme en Outre-mer. Et puis, au cœur du projet France Relance, vous savez que la ministre a défendu ardemment au sein du Gouvernement que la culture y figure en bonne place, en plus de 2 milliards d'euros, et c'est légitime et normal compte tenu de ce que représente la culture, le secteur culturel dans notre produit intérieur brut, mais aussi dans notre projet pour bâtir la France de dans 10 ans. Il y a 615 millions d'euros qui sont consacrés au patrimoine.

C'est un investissement, là aussi conséquent qui permet de porter aussi beaucoup de projets qui étaient attendus parfois depuis des années, pour ne pas dire plus par nos concitoyens. Ainsi, on aura 80 millions d'euros sur les cathédrales, madame la ministre, sous votre contrôle, 80 millions d'euros pour restaurer nos cathédrales. On a vu encore récemment que lorsqu'il y avait justement des faiblesses, des restaurations qui n'étaient pas faites, c'est non seulement progressivement la désagrégation de notre patrimoine, mais des risques qui sont pris, qui peuvent conduire à des incendies et à la disparition totale de ce patrimoine essentiel pour notre pays. Ce sont un peu plus de 40 millions d'euros qui viendront compléter l'action qui est faite chaque année pour les monuments historiques et le patrimoine inscrit. C'est aussi ce qu'on va faire aux côtés du Centre des monuments nationaux, aux côtés des projets comme Villers-Cotterêts, mais aussi en soutien des grands établissements patrimoniaux qui, évidemment, souffrent beaucoup en raison de la COVID.

Donc, vous le voyez, il y a une mobilisation à travers le Loto du patrimoine, l'action chaque année du ministère de la Culture, mais aussi France relance pour être aux côtés véritablement du patrimoine français. Parce que notre patrimoine, je le disais, c'est notre histoire, ce sont nos territoires, nos paysages, parce qu'il y a aussi ce patrimoine naturel que nous soutenons et c'est également notre quotidien, la vie du pays. Ce patrimoine est contemporain. Il est ce dans quoi nous vivons, travaillons, apprenons. 52 % de ce patrimoine est dans les petites villes, les villes de moins de 2 000 habitants. Et je le dis alors que nous entrons dans ces Journées européennes du patrimoine, nous savons qu'il faut être très précautionneux. Il y a évidemment beaucoup de métropoles où le virus circule ardemment, certaines villes ou en raison du virus, nous avons dû annuler les Journées européennes du patrimoine. Il n'en demeure pas moins qu’une part importante de notre patrimoine qui sera visitable le sera dans des villes moyennes ou de petites tailles ou avec les mêmes précautions, mais cette fois-ci, avec un virus qui circule moins vite, bien souvent, nous pourrons aller à son contact. Et quand on parle de notre patrimoine, je le disais, on parle de notre quotidien, mais on parle aussi d'une activité économique de la vie de nos territoires aujourd'hui et demain. Nous l'avons vu ici, ce sont des tailleurs de pierre, ce sont des métiers d'art, ce sont des métiers d'artisanat et d'art que nous soutenons, car tout, tous les projets que nous relançons avec cet investissement permet à des centaines de milliers de femmes et d'hommes de pouvoir vivre de leur métier, de leur artisanat, de gestes parfois séculaires qu'ils ont appris et peuvent ainsi appliquer, nous l'avons vu avec les tailleurs de pierre, on peut le voir avec les doreurs, avec les peintres, etc, etc.

Ces métiers, c'est notre force, notre tradition, notre richesse, c'est de l'activité économique sur nos territoires, ce sont souvent des entreprises familiales de taille moyenne qu’il est important de soutenir par ces chantiers et ces projets. Mais c’est aussi l’attractivité de nos territoires, car tout ce patrimoine que nous restaurons, ce sont évidemment des villages, des villes qui redeviennent attractives. Monsieur le maire de Condom le sait bien. Et ce sont des touristes qui reviennent ; touristes du département, de la région, du pays, parfois de l’international. C’est notre capacité à avoir aussi une activité touristique hôtelière que le patrimoine permet. Je le dis parce que les patrimoines, c’est évidemment des pierres, des tissus, des meubles qui ont cette histoire. Mais c’est aussi pleinement contemporain parce que ce sont des savoirs, des métiers, et c’est aussi l’attractivité, l’image de notre pays. Et ce sont beaucoup d’autres métiers du secteur économique qui en dépendent. C’est tout ça, quand on parle du patrimoine. Mais, c'est aussi cela que nos concitoyens pourront découvrir ou redécouvrir dans leur ville ou un peu plus loin à l'occasion de ces Journées européennes du patrimoine que nous soutenons fortement.

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