Le G7, ou « Groupe des 7 », créé en 1975 suite au premier choc pétrolier et sur l’initiative du Président français Valery Giscard d’Estaing réunit depuis 44 ans l’Allemagne, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et le Canada pour parler de paix et de sécurité, de lutte de développement, d’éducation, de santé, d’environnement ou encore de changement climatique. Autant de sujets qui impliquent différents acteurs et nécessitent des réponses collectives.

Voici une description historique factuelle du G7. Mais il y a aussi toutes les représentations que vous vous en faites, et ce qui change cette année sous la Présidence française à l’occasion du sommet de Biarritz qui a lieu du 24 au 26 août 2019. 

Vous voyez le sommet du G7 comme un entre-soi de dirigeants définissant seuls les équilibres du monde ?

Seuls, les États ne peuvent pas lutter contre les inégalités (ce qui est l’ambition centrale du sommet du G7 cette année). Chaque jour, depuis des années, des citoyennes et des citoyens s’activent sur le terrain. Que cela soit au sein d’associations, d’ONG, d’entreprises, de syndicats ou de manière indépendante, des millions de personnes œuvrent à rendre le monde plus juste. Des acteurs engagées de la société civile ont naturellement été mis autour de la table durant toute la période de préparation du G7, et le seront également lors du sommet.

Les Prix Nobel de la Paix, Denis Mukwege et Nadia Murad, ont par exemple fait partie du Conseil consultatif pour l’égalité femmes-hommes qui a remis, ce vendredi 23 août, son rapport au président de la République. Dans ce document, le Conseil recense 79 meilleures pratiques – lois, réglementations, politiques publiques – dans le domaine de l’égalité femmes-hommes en mettant l’accent sur 4 points critiques (violences, autonomie économique, éducation et santé, discriminations) et appelle les dirigeants à s’engager, à travers le « Partenariat de Biarritz », en adoptant et en mettant en œuvre au moins une de ces meilleures pratiques.

Le G7 serait un « club de riches » réunissant uniquement des puissances occidentales ?

Le monde a changé : en 1980, le poids économique du G7 était de 51% du PIB mondial, celui des pays émergents n’était que de 35%. En 2015, ces derniers représentaient 52% du PIB mondial. 

Pour agir dans ce monde transformé, la présidence française du G7 a fait le choix : 

  • D’inviter à la table des réflexions des puissances de bonne volonté, comme l’Inde, l’Australie, l’Afrique du Sud et le Chili. 
  • De donner toute sa place au continent africain, avec 5 pays invités, car la lutte contre les inégalités et la protection de la planète ne peuvent se faire sans un partenariat d’égal à égal avec l’Afrique.  

Vous doutez de l’utilité d’un sommet diplomatique comme le G7 ? 

Depuis sa création, le sommet du G7 a participé au recul de certaines maladies grâce à l’action du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ; la réduction de la mortalité maternelle et infantile grâce au programme Muskoka ; la lutte contre le changement climatique ou encore la progression des droits des femmes dans le monde grâce à l’engagement pour l’éducation des filles en Afrique.

Cette année, le sommet du G7 a pour but de lutter contre les inégalités et de répondre aux angoisses et au sentiment d’injustice engendrés par les grands changements de notre monde. 

Vous pensiez que le but d’un sommet du G7 était de signer un « communiqué final » ? 

Le Président français Emmanuel Macron a été très clair : « Personne ne lit les communiqués. Ce sont des chicayas de bureaucratie, le rôle des dirigeants est de prendre des risques. » 
À la place d’un communiqué, l’attention est cette année portée sur la mise en place de coalitions d’actions concrètes entre États, organisations, entreprises et citoyens, sur les thématiques prioritaires du sommet : égalité femmes-hommes, climat, inégalités et numérique.

Vous pensez que l’organisation d’un tel sommet coûte (trop) cher ?

Le coût du G7 a été fortement maîtrisé cette année. La présidence française a fait le choix de s’appuyer sur les structures déjà existantes dans la ville de Biarritz et d’être très strict quant à l’utilisation des deniers publics. Il en découle un coût très largement inférieur aux coûts des sommets précédents.

Vous l’avez compris, le sommet du G7 évolue pour agir concrètement pour votre quotidien, et nos batailles idéologiques.

Rendez-vous le 24 août sur Facebook, Twitter et Instagram pour le suivre en direct.

Pour en savoir plus sur le G7, retrouvez les sommets entre ministres qui se sont déroulés tout au long de l’année afin de préparer au mieux le sommet final :

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