Publié le 18 novembre 2018

Le Président de la République, Emmanuel Macron à la conférence Youth for Peace de Berlin

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DÉCLARATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LORS DE LA CONFERENCE YOUTH FOR PEACE

18 novembre 2018 - Seul le prononcé fait foi

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Bonjour d’abord à toutes et tous, je suis ravi d’être là, je suis ravi d’être là et je veux vous remercier pour l’invitation et remercier le président STEINMEIER, parce que nous venions initialement pour un cycle de commémorations et un dialogue plus institutionnel.

Et faire ce passage parmi vous est pour moi important. J’ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver l’Ofaj, mais cette jeunesse pour la paix réunie dans cette salle et qui a beaucoup travaillé, je le sais, c’était aussi… voilà, un signal, un hommage que je voulais rendre.

Alors sur les trois idées qui ont été évoquées, d’abord les bonnes idées sont toujours réalisables, donc votre question par définition a une réponse qui est oui.

Et il n’y a que ceux qui n’ont pas d’idée qui vont continuer à vous expliquer que c’est trop compliqué, que ça a déjà été fait, que ça n’est pas conforme avec ceci ou cela, c’est faut.

On est – et je remercie les équipes côté d’ailleurs allemand et français qui ont travaillé pour organiser tout ça avec vous, à la fois au ministère et à la Mission du centenaire – on est à un moment très important de notre histoire, ce centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

Je l’évoquais la semaine à Paris, quasiment minute pour minute, il est pour moi très important parce qu’il dit la responsabilité de notre génération ; et il est très important pour la jeunesse de nos pays.

Evidemment entre l’Allemagne et la France, mais tous les pays qui sont ici associés à cette réflexion et qui ont travaillé.

Et c’est pour ça que l’idée d’avoir un travail, à la fois sur ce qu’est notre histoire commune et, plus largement, sur ce que la culture peut apporter et décider d’élargir l’empreinte de l’Ofaj ; et d’avoir cette espèce de parcours, ce chemin européen pour moi sont des idées très concrètes qui consistent à dire : une jeunesse ne construit pas l’avenir si elle ne sait pas d’où elle vient.

 

Parce que votre génération, elle a un choix simple, penser que notre histoire ne nous engage que peu et, en quelque sorte, que cette génération pourrait l’oublier, vous pourriez décider ça. Le risque qu’on court à ce moment-là, c’est de répéter les erreurs de l’histoire.

Et il y a un choix qui consiste à dire : je regarde le passé non pas pour me lamenter, mais pour en tirer toutes les conséquences profondes et bâtir ce que doit être l’Europe, mais donc une Europe beaucoup plus ambitieuse et aussi beaucoup plus ouverte en discussion avec les autres parties du monde avec lesquelles son destin est lié ; et rendre ce dialogue concret.

Donc moi, j’aime beaucoup les trois idées – et je les avais vues en venant – que vous proposez. Elles s’appuient sur des choses qui ont parfois été faites, mais que vous proposez d’élargir, sur lesquelles vous proposez d’aller plus loin.

On avait fait un manuel d’histoire franco-allemand, on l’utilise trop peu. L’idée d’avoir justement une réflexion sur notre histoire commune pour moi est un élément très important, parce que c’est ce qui permet de bâtir à la fois une histoire, mais un imaginaire commun.

Il y a encore beaucoup de travail franco-allemand, on l’a vu autour du centenaire et on beaucoup appris de ce dialogue. Moi je souhaite qu’on puisse avancer sur ce que vous avez proposé et bâtir quelque chose de concret.

Non seulement votre chemin j’y adhère, moi je suis prêt – chiche avec le président STEINMEIER s’il est prêt à accompagner ça – à ce qu’on ait quelques rendez-vous avec vous autour de ces quelques lieux qui ont forgé l’histoire et la mémoire européenne ; et qui permettront aussi de réconcilier une Europe qu’on voudrait voir constamment fracturée.

C’est vrai que l’histoire européenne même du 20ème siècle n’est pas la même entre l’Est et l’Ouest. C’est à nous de la réconcilier en la regardant intégralement, c’est à nous d‘aller au contact de la jeunesse pour éviter qu’elle ne dérive, qu’elle ne se sépare, qu’on cède aux forces centrifuges.

Et puis sur ce que vous avez proposé de partir de cette belle idée de l’Ofaj, mais de l’élargir, d’avoir un dialogue des jeunesses, non seulement j’y crois au niveau européen mais j’y crois dans un dialogue des deux rives que j’ai aussi proposé et qui… des deux rives de la Méditerranée et qui, je pense, est une idée très forte.

Donc oui, je crois à ces idées parce que je crois à l’ambition que porte la jeunesse européenne ; et j’y crois encore plus dans ces dates importantes que sont les centenaires. Merci à vous.

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