Publié le 8 mai 2021

La Nouvelle-Zélande et la France co-présideront le sommet des leaders de l’Appel de Christchurch.

La Nouvelle-Zélande et la France réuniront conjointement les soutiens de l’Appel de Christchurch lors d’un sommet de ses leaders pour faire le point sur les avancées réalisées et élaborer les nouveaux axes prioritaires d’un programme de travail commun. 

La Première Ministre Jacinda Ardern et le Président de la République Emmanuel Macron co-présideront la réunion des leaders à l’occasion du deuxième anniversaire de l’Appel, le 14 mai heure de Paris/15 mai heure de Wellington. 
Ce sommet rassemblera les responsables des gouvernements, des entreprises de l’internet et de la société civile qui soutiennent l’Appel. 

« Nous attendons des soutiens de l’Appel qu’ils redoublent d’efforts et qu’ils conviennent des axes prioritaires de travail pour l’année à venir. Le rapport inaugural de consultation des soutiens de l’Appel de Christchurch pose les bases de ce travail », a déclaré Jacinda Ardern. 

« Parmi les priorités sur lesquelles nous devons progresser, je souhaite que nous renforcions notre capacité collective à gérer les crises liées à la publication de contenus terroristes et extrémistes violents en ligne. » 

« Je souhaite une amélioration de notre compréhension commune des algorithmes qui peuvent porter préjudice ou radicaliser des personnes et les inciter à perpétrer des actes terroristes ou extrémistes violents. Des interventions positives sont nécessaires pour traiter ce sujet. » 

« Une transparence accrue des méthodes utilisées par les entreprises et par les gouvernements pour modérer la publication de contenus préjudiciables en ligne apporter un appui à notre engagement de respecter les libertés fondamentales sur internet », a déclaré Emmanuel Macron. « Le renforcement des soutiens de l’Appel est fondamental pour notre réussite à long terme. Il est nécessaire de les appuyer et de les responsabiliser pour qu’ils entament des discussions directes et constructives sur les questions de fond, qu’ils s’encouragent à aller de l’avant et, le cas échéant, qu’ils se tiennent mutuellement responsables des résultats obtenus dans le cadre de l’Appel. » 

Les deux dirigeants ont conjointement salué la décision des États-Unis de rejoindre officiellement l’Appel de Christchurch pour supprimer les contenus terroristes et extrémistes violents en ligne. 

Par ailleurs, ils ont accueilli chaleureusement l’intention des États-Unis de participer au sommet virtuel des leaders de l’Appel de Christchurch à l’occasion de son deuxième anniversaire. 
Les deux dirigeants ont déclaré que le soutien offert par les États-Unis à l’Appel transmettrait un message fort aux personnes qui cherchent à instrumentaliser internet pour promouvoir le terrorisme et l’extrémisme violent. 

« L’appui du gouvernement des États-Unis souligne l’importance de l’approche multipartite face à un problème qui transcende de plus en plus les frontières, les idéologies et les nationalités, mais également la capacité de quiconque, groupe ou pays, à y remédier indépendamment », a déclaré Jacinda Ardern. « Il implique en outre la reconnaissance du caractère essentiel de la protection des droits humains et des libertés fondamentales en ligne. » 

« Les principales entreprises de l’internet soutiennent l’Appel, et le fait de pouvoir désormais compter sur l’appui du gouvernement des États-Unis donnera d’autant plus de poids aux actions visant à réduire le risque qu’internet serve d’outil aux terroristes. 

De nombreuses attentats perpétrés depuis Christchurch, notamment aux États-Unis, sont le témoignage des difficultés que nous affrontons », a fait observer Jacinda Ardern. 

« La menace omniprésente des contenus terroristes et de haine en ligne continue de contribuer aux actions extrémistes violentes et terroristes et de les alimenter. Nous estimons que l’Appel demeure une pierre angulaire des efforts de lutte que nous déployons collectivement contre la présence de tels contenus en ligne », a déclaré le Président Emmanuel Macron. « Celle-ci constitue un problème mondial qui exige une riposte coordonnée des gouvernements, des entreprises de l’internet et de la société civile, unis en faveur d’un internet libre, ouvert et sûr. » 

« L’action engagée dans le cadre de l’Appel se poursuit et elle demeure aussi vitale qu’à son lancement il y a deux ans », a déclaré Emmanuel Macron. 

« Nous restons fermement convaincus qu’il n’y a pas de place en ligne pour des contenus terroristes et extrémistes violents », a affirmé Jacinda Ardern. 

Dans ce contexte, les deux dirigeants se sont félicités d’accueillir les États-Unis, un partenaire qui partage cette même vision, parmi les soutiens de l’Appel de Christchurch. 

« Le défi que soulève l’Appel de Christchurch ne peut pas être pleinement relevé dans le cadre des lois et des règlements d’un seul pays », a fait observer Emmanuel Macron. 

« Les États-Unis constituent depuis longtemps un allié essentiel dans nos efforts partagés de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Son soutien officiel à l’Appel de Christchurch est le prolongement bienvenu d’un partenariat de longue date », a-t-il conclu. 

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