La coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, une structure au service des hautes autorités et de la communauté du Renseignement.

Protéger les Français est un axe fort de la politique du président de la République. Il a imposé, dès 2017, un principe clair à tous les services de renseignement et services répressifs : échanger en permanence les informations pour tisser des coopérations efficaces afin de renforcer la sécurité des Français et défendre nos intérêts fondamentaux.

Le décret du 14 juin 2017 créant la CNRLT marque ainsi une évolution importante de cette coordination. Il confie au CNRLT et à son équipe deux missions distinctes : d’une part, la coordination des services de renseignement dans leur activité générale et d’autre part, via le centre national de contre-terrorisme (CNCT) créé à cette occasion, le pilotage de l’ensemble des services contribuant à la lutte anti-terroriste.
 

Le renseignement

En tant que coordonnateur national du renseignement, Laurent Nuñez s’assure que les services de renseignement (DGSE, DGSI, DRM, DRSD, DNRED, TRACFIN et DRPP, SCRT, SNRP, SDAO) travaillent ensemble et propose des orientations au Président de la République.

  • Il réalise une analyse globale de la menace afin de proposer des orientations et des priorités d’actions coordonnées, pilote la mise en œuvre des décisions, et transmet les instructions aux différents services de renseignement.
     
  • Il coordonne l’action des services de renseignement et s’assure de la bonne coopération entre services. Il favorise le partage du renseignement, l’utilisation des techniques de renseignement et la mutualisation moyens techniques.
     
  • Il coordonne et développe les initiatives prises par la France en matière de coopération européenne et internationale et représente la communauté du renseignement à l’international.
     
  • Enfin, il rend compte de l’activité des services de renseignement devant le conseil national du renseignement (CNR) et le conseil de défense et de sécurité nationale (CDSN), mais aussi devant les organes de contrôle externe : délégation parlementaire au renseignement, commission de vérification des fonds spéciaux, Cour des comptes.
     

La lutte anti-terroriste

En tant que chef du centre national du contre-terrorisme (CNCT), Laurent Nuñez veille à la bonne coordination des services en charge de la lutte anti-terroriste, avec notamment :

  • Les services de renseignement : DGSE, DGSI, DRM, DRSD, DNRED, TRACFIN et DRPP, SCRT, SNRP, SDAO
  • Les services de police judiciaire : DCPJ-SDAT, DRPJ PP-SAT, DGSI
  • Les services du ministère de la Justice : PNAT et DACG

Depuis 2017, la structuration de la gouvernance de lutte anti-terroriste autour de la CNRLT / CNCT pour le niveau stratégique et de la DGSI au niveau opérationnel constitue une réponse importante aux enseignements tirés des attentats de 2015 et 2016 : pilotage stratégique, coordination opérationnelle, complémentarité, partage et anticipation, tels sont les principes qui régissent la lutte contre le terrorisme dorénavant.
 

La Stratégie Nationale du Renseignement

La Stratégie Nationale du Renseignement (SNR) constitue la feuille de route du Renseignement. 

Elle s’adresse prioritairement aux services spécialisés de renseignement (DGSE, DGSI, DRM, DRSD, DNRED et TRACFIN), aux services de renseignement de sécurité intérieure (SCRT, DRPP, SNRP, SDAO) et à l’ensemble des entités concourant à la politique publique du renseignement (services de police et de gendarmerie, armées, organes de contrôle et de soutien...), ainsi que toute personne ayant vocation à y contribuer ou à en bénéficier compte tenu de ses responsabilités.
 

Les 4 grandes priorités :
 

1. La lutte contre le terrorisme

Le maintien depuis cinq ans de la menace terroriste à son niveau le plus élevé justifie que la lutte contre le terrorisme demeure la priorité du renseignement.

Il s’agit principalement du risque terroriste porté par les organisations jihadistes et tout particulièrement Daech et Al Qaeda. Les déclarations de ces organisations, l’exfiltration et le regroupement de combattants aguerris, le maintien de capacités financières importantes, la résilience des outils de propagande sur les réseaux sociaux, continuent de faire peser la menace terroriste au cœur de nos territoires, sur les intérêts français à l’étranger, chez nos partenaires et sur les théâtres extérieurs où la France est engagée. 

Sur un tout autre plan, la menace terroriste peut également être le fait d’individus ou des mouvements extrémistes de tous bords, sur le territoire national. 
 

2. L’anticipation des crises et des risques de ruptures majeures

Cela concerne tous les grands risques internationaux de crise politique, économique ou sociale comme par exemple les bouleversements engendrés par les dérèglements climatiques, ou la lutte contre les réseaux d’immigration illégale. 

Cela concerne également la défense de notre souveraineté nationale et la préservation de nos acquis et connaissances stratégiques, par exemple la protection des informations détenues dans les domaines stratégiques, la protection de nos données médicales ou celle de l’exception culturelle française et de la francophonie, voire certains grands dossiers sportifs.

Sont également anticipés les risques de subversions violentes ou les crises d’ordre public de grande ampleur.
 

3. La défense et la promotion de nos intérêts économiques et industriels

Il s’agit de limiter les risques de déstabilisation, d’affaiblissement ou de captation de nos actifs stratégiques dans la compétition internationale, et de protéger nos intérêts économiques à travers par exemple la lutte contre les fraudes financières, fiscales, sociales ou à la propriété intellectuelle.
 

4. La lutte contre les menaces transversales

Parmi elles, l’espionnage et l’ingérence thématiques classiques du renseignement, restent des menaces particulièrement prégnantes qui mobilisent beaucoup nos services. La France constitue une cible privilégiée pour des puissances ou des structures étrangères qui cherchent à s’approprier nos savoir-faire et nos résultats, ou se livrent à des actions de manipulation de l’information.

La cybercriminalité couvre également un large spectre : vol de données, piratage informatique, propagation de maliciels, diffusion de messages haineux. Anticiper, détecter et entraver ces actions nécessite une adaptation constante des capacités de services de renseignement. 

Enfin, le renseignement s’attache à détecter, mais aussi à entraver les menaces liées à la criminalité organisée et à la prolifération des armements.


Pour en savoir plus sur la stratégie nationale du renseignement, téléchargez le document :

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