Monsieur le Président de la République,
De retour auprès des miens, après cinq ans et quatre mois de captivité, je souhaite vous remercier du fond de mon coeur pour le soutien sans faille que vous m'avez témoigné et pour les efforts constants que vous avez déployés pour obtenir ma libération.
Mes parents m'ont en effet appris que dès votre accession à la Présidence de la République, vous avez manifesté publiquement votre détermination à mettre fin à la captivité éprouvante que j'endurais. Je sais que vous avez vigoureusement dénoncé l'illégalité de cette captivité, en soulignant qu'elle touchait un citoyen franco-israélien, et, avant tout, un être humain. A chaque anniversaire de mon enlèvement, à chacune des dates symboliques qui ont jalonné ma captivité, vous étiez présent, réitérant votre engagement personnel comme celui de la France. Lorsque j'en ai eu connaissance ceci m'a apporté un grand réconfort.
C'est avec gratitude et non sans fierté que j'ai su de mes parents que vous m'aviez toujours défendu comme un « compatriote ». Les portes du palais de l'Elysée sont restées ouvertes pour accueillir mes parents, et l'ambassadeur de France en Israël a accompagné ma famille durant ces longues années avant de me remettre, le jour de ma délivrance, votre lettre qui m'a infiniment touché.
J'ai conscience, Monsieur le Président de la République, que vous avez grandement contribué à ma libération. De cet engagement hors du commun par sa fermeté et son refus des compromissions, je vous serai reconnaissant toute ma vie.











































© 2009 Présidence de la République - Élysée.fr
service-public.fr
legifrance.gouv.fr
gouvernement.fr
france.fr