Avril 2014

Message du Président de la République pour la conférence sur le SIDA

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Arrêter l'épidémie de sida dans le monde c'est possible. D'abord en faisant travailler ensemble les milieux de santé, les organisations internationales, les associations de lutte contre le sida et les organisations non gouvernementales.

Ensuite en accroissant encore nos efforts pour mettre au point un vaccin et développer toujours davantage la prévention. Egalement en facilitant l'accès au dépistage pour réduire l'incidence de l'infection dans tous les pays quel que soit le mode de diffusion et en permettant un accès universel au traitement pour diminuer les risques de transmission. Enfin en concentrant nos efforts pour protéger les populations les plus vulnérables. C'est la solidarité entre les Nations qui est ainsi en jeu ce qui suppose l'implication des pays les plus riches envers les plus démunis.

C'est grâce à cet engagement, que je veux ici renouveler au nom de la France, que nous parviendrons à parcourir la seconde moitié du chemin --la plus difficile- traiter non seulement 7 millions de personnes mais 15 millions de malades du sida.

La France depuis la création du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et celle de UNITAID prend une large place à cette œuvre commune. Elle est le deuxième contributeur financier du Fonds mondial et elle entend poursuivre sa participation mais aussi la diversifier. Nous voulons créer des financements innovants, supplémentaires. C'est le sens de la taxe sur les transactions financières que mon pays a décidé de mettre en place dès le 1er août 2012.

Au Sommet du G20 et de Rio, j'ai proposé d'élargir cette taxe à l'échelle de l'Europe et du monde de façon à ce que nous puissions verser des sommes nouvelles à la lutte contre le sida.

Dans un contexte, je le sais difficile sur le plan économique, sur le plan financier, l'engagement des Etats et des donateurs est indispensable. Mais c'est avec la jeunesse que nous gagnerons la bataille. C'est elle qui est la première victime de la maladie. C'est donc avec elle que nous cultivons l'espoir de la faire reculer.

Voilà, Chers Amis, ce que j'étais venu vous dire. Il dépend désormais de nous d'arrêter l'épidémie du sida. Si nous le décidons, nous le pouvons !

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