Entretien téléphonique entre le Président de la République et le Président par intérim de la République du Mali, M. Dioncounda Traoré

Le Président de la République s'est entretenu aujourd'hui par téléphone avec son homologue malien, M. Dioncounda Traoré. Il l'a assuré de son soutien et lui a rappelé sa condamnation très ferme de la violente agression dont il a été victime et qui l'a conduit à venir en France pour des raisons médicales.

La situation politique et sécuritaire au Mali a fait l'objet d'un échange approfondi. Le Chef de l'Etat a rappelé le souhait exprimé par la France et la Communauté internationale qu'un gouvernement d'union nationale puisse être formé, conformément aux recommandations de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l'Union africaine (UA) et des Nations Unies. La résolution 2056 du conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée à l'unanimité le 5 juillet dernier, et placée sous le chapitre VII de la Charte, fixe le cadre d'une solution politique globale et témoigne de la mobilisation de la communauté internationale pour aider le peuple malien à surmonter la crise actuelle.

Le Président Traoré a indiqué sa détermination à mettre en place, dans les prochains jours, un gouvernement consensuel. M. François Hollande a confirmé que la formation d'un tel gouvernement serait un signe fort ouvrant la voie à la reprise de la coopération civile et militaire avec le Mali.

L'échange a également permis d'examiner les moyens susceptibles d'aider le Mali à recouvrer la maîtrise de l'ensemble de son territoire et lutter contre les groupes terroristes qui en contrôlent le Nord, commettent des crimes graves à l'encontre des populations et du patrimoine mondial et menacent de déstabiliser l'ensemble de la région.

Cet entretien fut aussi l'occasion pour le Président de la République de souligner l'engagement de la France pour soutenir et relayer les positions du Mali auprès de la CEDEAO, de l'UA, de l'Union européenne et des Nations Unies. Elle est prête à apporter un soutien à une éventuelle intervention africaine, si une telle demande lui était adressée, dans le cadre des Nations Unies.

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