Entretien entre le Président de la République et M. Jim YONG KIM, Président de la Banque mondiale

Le Président de la République a reçu, cet après-midi au Palais de l'Elysée, M. Jim YONG KIM, nouveau Président de la Banque Mondiale.

Le chef de l'Etat a rappelé l'attachement de notre pays à l'action de la Banque mondiale en faveur du développement, de la croissance et de l'emploi.

Ils ont eu un échange approfondi sur la situation de l'économie mondiale et la nécessité d'une mobilisation accrue des institutions financières internationales pour la stabilité et la croissance. Dans ce contexte, le Président de la République a souligné les priorités de la France :

- lutter contre les déséquilibres économiques mondiaux, en recherchant une meilleure coordination entre les grandes zones économiques ;

- amplifier les mesures en cours de consolidation de la zone euro pour en faire un pôle de stabilité et de croissance au sein de l'économie mondiale ;

- accroître la coopération internationale pour réduire la volatilité des prix des matières premières agricoles qui fait craindre une nouvelle crise alimentaire ;

- renforcer le soutien aux Etats fragiles, en particulier au Sahel, où les effets de la crise malienne se sont ajoutés à une situation d'insécurité alimentaire chronique. Le chef de l'Etat a ainsi indiqué son souhait que le développement rural, notamment en zone sahélienne, fasse l'objet d'investissements plus importants. La réunion de haut niveau consacrée au Sahel à New York à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 26 septembre, devra être l'occasion d'un engagement renforcé de la communauté internationale au profit des Etats de cette région (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie, Tchad et Sénégal);

- accompagner le développement économique et social des pays arabes en transition (Egypte, Jordanie, Libye, Maroc, Tunisie) en liaison avec le Partenariat de Deauville qui s'est avéré un cadre efficace pour répondre aux défis politiques, économiques et sociaux auxquels ils sont confrontés ;

- promouvoir l'efficacité énergétique, dans l'ensemble des pays d'intervention de la Banque mondiale, pour lutter contre le changement climatique et limiter les effets sociaux de la hausse des prix de l'énergie.

Le Président de la République a également insisté sur la volonté de la France de s'impliquer davantage dans la lutte contre les flux financiers illicites. La Banque Mondiale estime que les montants sortant illégalement des pays en développement sont plus importants que le montant total de l'aide publique au développement.

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