Publié le 27 mai 2008

Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur la politique en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat, à Rungis le 27 mai 2008.

Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur la politique en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat, à Rungis le 27 mai 2008.

27 mai 2008 - Seul le prononcé fait foi

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Bonjour à tous,
Mesdames et Messieurs,
Je voudrais d'abord vous remercier d'avoir eu la gentillesse de nous accueillir ce matin. Je sais que c'est tous les matins que vous vous levez très tôt. Et en venant j'ai voulu mettre sous le projecteur cette France qui travaille tôt et qui demande une seule chose c'est de pouvoir vivre du fruit de son travail. Je sais que la vie n'est pas facile et que ce que vous avez gagné, que vous soyez salariés ou patrons, vous l'avez gagné grâce à votre travail. Si vous, vous vous ne levez pas il n'y a personne qui se lèvera à votre place.
Quel est le projet qui est le nôtre ?
Lorsque j'ai reçu vos représentants lors de la remise du brin de muguet, j'avais dit au Président que je viendrais simplement pour vous remercier de ce marché unique en Europe, puisque c'est le premier d'Europe. Mais quel est notre projet ? Qu'essaye-t-on de faire ? Je suis venu ici avant d'être Président de la République. Je me souviens du pavillon de la volaille, je me souviens des problèmes de la pêche qui sont récurrents. Mais qu'est-ce qu'on essaye de faire ? Quelle est l'idée cohérente de tout cela ? Ce qu'on essaye de faire c'est de réhabiliter le travail. Que chacun d'entre vous, qui se lève à 2 h 00 du matin ou à 4 h 00 du matin, se disent que cela servira au moins à quelque chose pour améliorer ses conditions de vie et pouvoir ainsi mieux faire vivre sa famille. Réhabiliter le travail, c'est la raison pour laquelle avec les Ministres, Luc CHATEL et Hervé NOVELLI, nous avons voulu une loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat, destinée à stopper la croissance, notamment grâce à la défiscalisation des heures supplémentaires. Et ces nouvelles mesures ont permis le changement et vous redonnent du pouvoir d'achat.
Deuxième chose que l'on va faire : c'est faciliter l'intéressement, pour que les salariés puissent participer à la richesse créée dans l'entreprise.
Et la troisième chose à entreprendre: c'est de faire en sorte, je sais bien que c'est peut-être difficile ici de le dire, de peser sur le partage de la valeur ajoutée. Ce n'est pas normal que les prix soient si chers alors que les producteurs ont des prix si bas. Il y a, à un moment donné, quelqu'un qui garde trop de valeur ajoutée. Si le consommateur n'en profite pas et si le producteur n'en profite pas, c'est qu'il y a bien un problème dans la chaîne. Que l'on essaie de résoudre avec la loi de modernisation de l'économie. Notre objectif reste le même, que chacun puisse vivre de son travail. Que ceux qui se lèvent tôt le matin en aient la juste récompense. C'est comme cela que l'on va faire fonctionner l'économie française.
Moi mon objectif c'est le plein emploi, ce n'est pas de gérer le chômage. Et je vous dis une chose, le chômage va continuer à baisser, on est à 7,5% et nous allons pour cela continuer la réforme, toujours en indemnisant ceux qui n'ont pas d'emploi, mais ceux-ci devront accepter l'offre qu'on leur propose, sinon ce sera injuste à l'endroit de celui qui travaille. C'est tout le projet qui est le nôtre.
Et puis je voudrais également vous remercier d'aimer votre métier, que vous soyez fleuriste, fromager, boucher, poissonnier ou volailler parce que la France a besoin de femmes et d'hommes qui sont passionnés, qui aiment leur travail. Je vais maintenant vous quitter pour aller répondre à l'invitation des journalistes de RTL mais, en venant ici, j'ai voulu montrer que le Président de la République, était là aussi pour ceux qui ne cassent pas les abris bus, qui ne demandent pas de subventions, et pour qui la vie est difficile parce que, croyez-le bien, je suis conscient de vos difficultés. Je comprends les attentes, je suis le réceptacle de toutes ces attentes. J'espère que vous voyez que nous sommes en train d'essayer de faire bouger la France, d'essayer de changer la France pour que chacun ait un emploi et que le travail paie davantage. De tels changements provoquent de la mauvaise humeur, et de l'impatience mais je vais vous dire une chose, tout ce que j'ai promis je le ferai. Et je ne me laisserai impressionner par aucun corporatiste, aucun immobilisme, parce que si je laisse les choses en l'état, il n'y aura pas les résultats que je souhaite pour la France. Il y a des pays qui ont le plein emploi et qui ont davantage de croissance. C'est mon objectif, plus de croissance et plus d'emploi.Sachez que j'étais heureux de venir une nouvelle fois parmi vous. Et puis je dois dire ce matin à 4H15 lorsque nous sommes partis de la maison et quand Carla m'a dit, ce matin je viens avec toi, c'était quand même une journée qui commençait bien.

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