Publié le 9 septembre 1991

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'arrivée de Cheikh Zayed Ben Sultan al Nahyan, Président de l'Etat des Emirats arabes unis, Orly, le 9 septembre 1991.

9 septembre 1991 - Seul le prononcé fait foi

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'arrivée de Cheikh Zayed Ben Sultan al Nahyan, Président de l'Etat des Emirats arabes unis, Orly, le 9 septembre 1991.

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Altesse,
- Il y a quelques mois, j'étais votre hôte. Vous me receviez dans votre pays et chez vous. Ce n'était pas notre première rencontre, mais la valeur symbolique de votre accueil est restée dans ma mémoire.
- Je vous avais alors exprimé mon souhait très vif de vous recevoir un jour à Paris, en France. Ce jour est arrivé, soyez le bienvenu, nous en sommes très honorés et nous pensons que ces quelques jours nous permettront d'approfondir une amitié déjà ancienne.
- Ce soir, lorsque nous aurons l'honneur de vous recevoir au dîner d'Etat, nous parlerons des problèmes de fond qui se posent à nous.
- Mais dès maintenant je veux vous dire à quel point nous nous sommes sentis proches de vous-même, de votre pays et des Emirats, lors des graves événements qui ont occupé la région du monde qui est la vôtre, l'année dernière et au début de cette année.
- J'étais d'ailleurs allé vous saluer alors que je venais d'inspecter nos forces maritimes dans le Golfe. Les Français ont toujours trouvé auprès de vous une entière hospitalité. On peut citer nos relations parmi les meilleures aujourd'hui dans le monde. Cela est dû pour beaucoup à votre personne, à votre autorité, au prestige que vous avez acquis pendant ces longues années à la tête des Emirats.
- Le gouvernement de la République française, ses représentants et l'ensemble de notre peuple, se réjouissent de vous avoir parmi nous. Je souhaite également la bienvenue aux éminentes personnalités qui vous ont accompagné et je veux que vous sachiez, à peine avez-vous mis le pied sur le sol de mon pays, que nous considérons ce jour comme un jour bénéfique.
- Altesse, je vais donc maintenant vous dire : bon séjour en France, nous nous y emploierons de toutes parts.\

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