Publié le 12 septembre 1988

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de la cérémonie d'accueil de M. Zine el Abidine Ben Ali, Président de la République tunisienne, Orly, le 12 septembre 1988.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de la cérémonie d'accueil de M. Zine el Abidine Ben Ali, Président de la République tunisienne, Orly, le 12 septembre 1988.

12 septembre 1988 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Président,
- Vous devinez combien nous sommes heureux de vous accueillir cet après-midi en France et dans un instant à Paris.
- Pendant trois jours, vous aurez l'occasion de rencontrer beaucoup de responsables de notre vie et dans tous les domaines. J'aurai moi-même l'avantage de pouvoir m'entretenir avec vous, à diverses reprises, pour que nous puissions traiter des problèmes qui nous concernent, votre pays, le mien, mais aussi des affaires du monde.
- C'est la première fois qu'à ce titre nous vous recevons en France. Mais cela fait déjà plus longtemps que nous vous connaissons. Nous savons que la confiance de vos compatriotes est justifiée par l'ampleur du service rendu et sans doute à attendre. Vous savez à quel point la Tunisie et la France sont liées. Nous avons pour devoir, et votre voyage ici le démontrer, de renforcer encore ces liens, de leur donner plus de force, de les assurer pour la durée, c'est-à-dire pour les générations qui viennent.
- Nous connaissons bien le peuple tunisien. Et combien de Tunisiens vivent parmi nous et qui sont nos amis, qui nous apportent souvent leur travail et leur intelligence. C'est dire les devoirs qui sont les nôtres. Nous allons en parler pendant les heures et les jours qui viennent. Dès ce soir, au palais de l'Elysée, j'aurai l'occasion de vous dire d'une façon plus complète comment nous considérons l'avenir et le présent entre la Tunisie et la France et de quelle façon nous pouvons aborder les problèmes toujours graves qui concernent la vie du monde. A titre personnel, je voudrais ajouter monsieur le Président, la joie que j'ai de vous approcher davantage. Vous avez d'abord assuré un changement, si je puis dire dans la continuité, le service des grandes idées qui sont celles de la Tunisie depuis qu'elle a conquis et négocié son indépendance.
- J'aurai grand intérêt à entendre vos avis et vos opinions, à la fois en raison de la situation géographique de la Tunisie mais aussi d'une très ancienne tradition des cultures qui fait que votre peuple est mêlé de longue date au déroulement de l'histoire, non seulement en Méditerranée et en Afrique mais bien au-delà. Je voudrais vous exprimer en peu de mots l'importance que nous attachons ici à votre voyage parmi nous, voyage que vous avez voulu, qui correspondait à nos propres voeux et qui se situe quasiment à l'orée des voyages que vous avez l'intention d'effectuer dans le monde. Vous avez voulu ainsi témoigner de cette sorte de privilège qui existe dans la relation entre la Tunisie et la France, soyez-en remercié. Nous nous efforcerons de notre part de justifier cette confiance.
- Vive la Tunisie,
- Vive la France.\

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