Publié le 13 janvier 1984

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la visite du Salon nautique international au CNIT, Paris, vendredi 13 janvier 1984.

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la visite du Salon nautique international au CNIT, Paris, vendredi 13 janvier 1984.

13 janvier 1984 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le président,
- Mesdames et messieurs,
- Ainsi s'achève la visite que je comptais faire, que je souhaitais faire à ce salon `nautique`. On vient de rappeler que ce n'est pas la première fois que je parcours les allées de ce salon et je peux précisement à cause de cela, constater les progrès, comparer.
- J'ai déjà eu l'occasion de dire que nous étions là devant une industrie, "la navigation de plaisance", qui se trouvait au deuxième rang dans le monde, et un certain nombre de secteurs de cette industrie, je pense à la planche à voile, au pneumatique occupent même la première place dans le monde. Et à l'intérieur de la navigation de plaisance, certains constructeurs se trouvent au premier rang, en Europe, en tout cas.
- Une industrie en expansion donc, et employant de plus en plus de personnel de tous ordres : concepteurs, ingénieurs etc... De telle sorte qu'aujourd'hui on peut penser que si on s'inspirait davantage de l'effort et de la réussite constatés ici, on aurait le droit d'être optimiste, et d'ailleurs je le suis. Sans oublier l'aspect strictement humain de la plaisance : cet effort ne se résume pas à une sorte de service rendu au seul loisir, au seul plaisir de vivre, ce qui ne serait pas négligeable. C'est aussi, je le crois une éducation, quand on voit les grands navigateurs qui étaient ici ce matin dans ce salon, français, australiens dont les noms sont dans tous les esprits, et tous ceux que l'on ne connaît pas et qui agissent à leurs mesures pour conquérir l'espace, pour vaincre la difficulté. Alors, on admire et l'on se dit que c'est bien là l'un des terrains sur lequel peut le mieux s'exercer la volonté de l'effort et de la réussite. C'est là que s'accomplit le mieux, parmi d'autres activités, la capacité de l'homme.
- Je vous remercie, messieurs les dirigeants, messieurs les organisateurs, mesdames et messieurs les constructeurs, de m'avoir fourni l'occasion de constater et d'admirer le fini de vos bateaux ou des différentes pièces ici présentées et en-particulier dans le domaine de l'accastillage. J'y ai vu le goût de l'effort bien fait si souvent chanté, pas toujours réalisé. Je tire donc de cette visite dans ce salon l'impression de quelque chose qui marche, qui est en marche, avec sans aucun doute, comme partout, ici et là, des entreprises défaillantes ou en difficultés £ il faut qu'elles soient entraînées par le mouvement général.
- Voilà précisément, ce matin, l'exemple de ce que l'on peut faire en France, je tiens à vous en remercier.\

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