Publié le 16 septembre 1982

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Gilberto Osorio Contreras, ambassadeur du Honduras, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 16 septembre 1982.

16 septembre 1982 - Seul le prononcé fait foi

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des Lettres de créance de M. Gilberto Osorio Contreras, ambassadeur du Honduras, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 16 septembre 1982.

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Monsieur l'ambassadeur,
- C'est bien volontiers que je reçois les Lettres par lesquelles le président de la République du Honduras vous accrédite auprès de moi et de mon gouvernement en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire.
- Je suis sensible à l'évocation que vous faites des années sombres que la France a connues et que vous avez vous-mêmes vécues dans notre pays ou vous avez séjourné de longues années. La France en effet a toujours lutté pour la défense de la liberté et de la démocratie. Elle demeure attentive et parfois passionnée à l'égard des luttes des peuples du monde, confrontés à la dictature et aux multiples formes d'oppression. Nous avons apprécié de voir le Honduras consacrer lui-même le retour à des institutions civiles à l'occasion des élections générales qui se sont déroulées démocratiquement l'année dernière sur son territoire.
- Vous avez raison de souligner à quel point la paix n'est possible, les tensions internationales et internes ne peuvent s'apaiser, la dignité humaine ne peut être préservée que si les êtres disposent d'un minimum de biens matériels et de libertés spirituelles. Je n'ai pas d'autres pensées à l'esprit, monsieur l'ambassadeur, lorsque je répète que les conflits et les tensions en Amérique centrale trouvent leur source dans les disparités économiques et les graves injustices sociales qui se perpétuent dans cette région. La France demeure désireuse de contribuer pour sa part à la -recherche de solutions pacifiques à ces problèmes, dans le respect des souverainetés nationales et de l'autodétermination des peuples. Je ne doute pas que le président Suazo Cordova, dont les projets pacifiques sont bien connus, partage les mêmes soucis.
- Je suis persuadé que vous saurez, durant votre nouveau séjour en notre pays, oeuvrer efficacement en ce sens et travailler au resserrement des relations entre nos peuples. Soyez assuré que, pour mener à bien votre mission, vous trouverez toujours tant auprès de mon gouvernement qu'auprès de moi-même, tout l'appui que vous pourrez désirer.
- Je vous prie de transmettre au président de la République du Honduras les assurances de ma haute considération et les voeux chaleureux que je forme pour le bonheur du peuple hondurien.\

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