Publié le 8 mai 2015

Interview de M. François Hollande, Président de la République, sur son déplacement aux Caraïbes, la collectivité d'Outre-mer de Saint-Martin et sur la Grande-Bretagne et l'Union européenne, à Saint-Martin le 8 mai 2015.

8 mai 2015 - Seul le prononcé fait foi

Interview de M. François Hollande, Président de la République, sur son déplacement aux Caraïbes, la collectivité d'Outre-mer de Saint-Martin et sur la Grande-Bretagne et l'Union européenne, à Saint-Martin le 8 mai 2015.

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Journaliste : Monsieur le Président, pourquoi venir à Saint-Martin ?
LE PRESIDENT : Parce qu'en 5 jours, je vais faire les île.
Journaliste : 1 heure et demie à Saint-Martin.
LE PRESIDENT : Non, on va passer aussi la soirée. Il y aura un dîner avec les représentants des îles voisines. C'est très important pour bien faire la démonstration qu'ici, c'est l'Europe. Il y a des îles qui relèvent des Pays-Bas, d'autres qui relèvent du Royaume-Uni, donc nous avons besoin aussi de mettre l'ensemble des responsables de ces îles ensemble et de travailler sur des projets de développement communs.
Ici, je veux aussi insister sur, non pas simplement les aspects touristiques qui, bien sûr, sont très importants, mais sur l'aspect du développement équitable. Parce qu'on a également des enjeux climatiques et je tiendrai demain en Martinique le Sommet Caraïbes Climat 2015 qui préparera la Conférence de Paris au mois de décembre.
Journaliste : Mais la justice, qu'est-ce qu'il y a derrière ?
LE PRESIDENT : Je ferai des annonces sur la Justice, notamment une annonce d'une chambre détachée. Ici, à Saint-Martin, il y a la grave question de l'insécurité que je veux traiter qui permettra à la population de vivre sans avoir peur. Je sais ce qui est arrivé aussi à la Présidente. Nous ferons des annonces, aussi bien pour la Justice que pour les effectifs de gendarmerie.
Journaliste : Au niveau de la jeunesse, y a-t-il quelque chose de prévu ?
LE PRESIDENT : Ici, une fois encore nous devons faire que la jeunesse puisse avoir une espérance et c'est par l'emploi, par les activités, par les investissements. Nous voulons, aussi, pour ceux qui peuvent être à un moment tentés par des activités marginales ou souterraines, pouvoir prévenir ce type de comportement. Je mettrai des crédits également pour que la prévention soit développée sur Saint-Martin.
Journaliste : Monsieur le Président, j'ai une question sur les élections en Grande-Bretagne. Êtes-vous inquiet pour l'Europe ?
LE PRESIDENT : J'ai eu David CAMERON au téléphone. J'étais dans l'avion qui me conduisait jusqu'ici, je l'ai félicité pour sa réélection. Je lui ai dit que je voulais travailler avec lui, notamment pour que nous puissions regarder la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Les discussions vont donc avoir lieu, mais autant il est légitime de tenir compte des aspirations des Britanniques, autant il y a des règles en Europe. Parmi ces règles, il y a la libre-circulation et il y a le marché qui nous appartient à tous. Ces discussions vont donc se poursuivre mais cela s'est fait dans un bon esprit. Le fait qu'il ait une majorité permettra justement d'avoir une stabilité. Car ce que l'on pouvait craindre de notre point de vue, je ne veux pas du tout interférer dans la vie politique britannique, c'était une instabilité qui aurait rendu difficiles les choix pour les Britanniques. Ils ont été clairs et nous devons donc les entendre. Il n'a pas dit qu'il voulait partir de l'Union européenne, David CAMERON a dit qu'il voulait discuter, discutons.

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