Publié le 18 juin 2013

Conférence de presse de M. François Hollande, Président de la République, notamment sur les questions économiques internationales et sur la situation en Syrie, à Lough Erne le 18 juin 2013.

Conférence de presse de M. François Hollande, Président de la République, notamment sur les questions économiques internationales et sur la situation en Syrie, à Lough Erne le 18 juin 2013.

18 juin 2013 - Seul le prononcé fait foi

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LE PRESIDENT Mesdames et, Messieurs, ce sommet du G8 a permis sur plusieurs sujets dimportance, davoir une convergence utile. Dabord sur les questions économiques, avec ce soutien réaffirmé à la croissance à travers des politiques de coordination entre les différentes zones, et le souci répété que les assainissements budgétaires, par ailleurs nécessaires, doivent être maîtrisés dans le temps et avoir le rythme qui convient, pour ne pas affecter trop gravement lactivité et au contraire même, dans certains pays, la soutenir. Il y a eu, à linitiative de la France, aussi la volonté de faire que les politiques monétaires ne créent pas de distorsion supplémentaire et que nous puissions avoir sur la compétitivité une autre vision que celle qui porte simplement sur le coût du travail, mais prendre lensemble des facteurs de production et notamment lénergie.
Toujours dans ces questions économiques, il y a eu un grand pas de fait sur la lutte contre la fraude fiscale. Cétait une initiative qui était partie de lEurope, qui avait également été affirmée du côté américain et qui donc a été portée par lensemble des pays présents à ce sommet. Et cest cette même volonté qui sera réaffirmée à loccasion du G20 à travers plusieurs dispositions. La première, cest léchange dinformations. La seconde disposition, cest la lutte contre les paradis fiscaux - chacun doit faire effort là où il peut intervenir. Enfin, la lutte contre le blanchiment de largent, étroitement liée dailleurs à la lutte contre les trafics et le terrorisme.
Nous aurions voulu aller encore plus loin et notamment pour tout ce qui concernait les sociétés multinationales, les registres qui pouvaient être publiés. Mais je prends lavancée pour ce quelle est, importante, utile et qui pourra en plus, être généralisée. Cétait un signe qui était attendu parce que si nous voulons avoir la maîtrise de nos finances publiques, la méthode la plus simple cest de faire payer limpôt par ceux qui aujourdhui sy refusent, sy soustraient. Et nous ne pouvons y parvenir quensemble. Léchange automatique dinformations est un puissant levier qui dailleurs, convainc un certain nombre de ceux qui avaient essayé déchapper à limpôt, de demander maintenant à lacquitter. Ils doivent savoir, à travers ce qui a été décidé ici au G8, que ça sera une politique qui ne faiblira pas.
Jai également insisté pour que plus tard, soient regardées les stratégies doptimisation fiscale de certaines grandes sociétés. Je pense notamment à léconomie du numérique, où des multinationales arrivent à prospérer sur un certain nombre de territoire sans payer dimpôt attaché au territoire. Là aussi, il y a un certain nombre détapes à franchir pour les prochaines années.
La troisième avancée de ce sommet, cest ce qui a été annoncé pour le développement ou plus exactement pour une certaine conception du développement. Ça a été lobjet du déjeuner daujourdhui avec la présence de chefs dEtat africains, de la présidente de la Commission de lUnion africaine et aussi des dirigeants des grandes organisations internationales, FMI, OCDE, Banque mondiale.
Quelle est lidée ? Lidée, cest celle de la transparence : transparence pour les industries extractives, pour que nous connaissions exactement les conditions de lobtention de leurs bénéfices, les transferts qui sont effectués. Transparence également, pour mieux connaitre les propriétés foncières, les acquisitions de terrains notamment en Afrique, parce que cest un enjeu pour le développement.
Il a été ainsi décidé - et cest une belle idée - que notamment autour de la Banque mondiale - nous en avions fait la proposition - il puisse y avoir un soutien qui soit apporté aux Etats notamment africains pour négocier les contrats, pour les appuyer face aux sociétés extractives ou un certain nombre de sociétés, qui demandent des concessions pour lactivité dans des ports ou ailleurs. Donc, il y a là aussi, cette volonté de clarifier cette exigence de transparence et cette affirmation du développement.
Nous avons pu aussi à cette occasion rappeler la candidature de la France pour lorganisation de la Conférence sur le climat et réaffirmer la nécessité davoir un accord en 2015 dans lintérêt des pays développées, sûrement, mais dans lintérêt aussi des pays qui sont émergents ou qui assurent difficilement leur développement. Cest une cause mondiale que nous devons porter et quà travers la Conférence sur le climat nous devons, pour une part, régler.
Enfin, il y a eu les sujets internationaux qui sont ceux qui nous préoccupent le plus. Dabord sur lAfrique de louest et sur le Mali, les membres du G8 ont tous reconnu limportance de linitiative que nous avons prise et son succès, succès politique et succès militaire, au Mali.
Jai dailleurs donné linformation aux membres du G8, quen ce moment-même, le gouvernement malien avait signé un accord avec ceux qui sétaient longtemps opposés à son autorité et qui même, avaient pris les armes sans rejoindre les terroristes. Un accord a donc eu lieu et il permettra dorganiser sur tout le territoire du Mali, y compris à Kidal, lélection présidentielle avec une présence de ladministration civile malienne et également déléments militaires ou de gendarmes, qui assureront la sécurité des opérations. Cétait très important de réussir non seulement lopération militaire - mais ça, cétait déjà acquis depuis plusieurs semaines - mais également, si je puis dire, lopération politique, de la préparation du scrutin et ensuite du dialogue et de lavenir du Mali.
Nous avons aussi évoqué la Libye avec la volonté de venir en soutien des autorités légitimes de ce pays, pour leur apporter, là aussi, toutes les conditions de leur sécurité. Car nous savons bien quun certain nombre de groupes sy sont réfugiés et peuvent faire pression sur le gouvernement, voire même essayer de le déstabiliser, voire faire des opérations qui concerneraient des Etats voisins, et je pense tout particulièrement au Niger.
Nous avons aussi évoqué, bien sûr, la Syrie. Beaucoup pensaient que nous ne parviendrions pas à nous mettre daccord, au moins sur la conférence de Genève. Ma volonté - et elle a rejoint celle de tous les participants - cétait daffirmer que Genève pouvait se tenir dans un délai rapide. Je sais que cest difficile et quil y avait tous prétextes pour repousser léchéance. Genève, cest la possibilité dune transition politique. Genève, cest lobligation qui est faite pour tous de faire pression sur le régime syrien et, pour ce qui nous concerne, sur lopposition syrienne pour que toutes ces parties prenantes soient autour de la table, non pas pour être autour de la table, mais pour trouver lissue politique à travers cette transition.
De la même manière sur la question des armes chimiques, au-delà de la condamnation de lutilisation, ce qui est quand même bien le moins, il a été donc convenu quune enquête internationale serait diligentée en Syrie pour avoir confirmation de lutilisation des armes chimiques en Syrie et rapport sera fait au Conseil de sécurité. Il ne sagissait pas pour ce sommet de régler la question syrienne - qui aurait pu le prétendre ? - mais au moins de fixer le cadre, Genève, le délai, le plus vite possible, et lobjectif, la transition, et dici là pouvoir diligenter lenquête sur les armes chimiques.
Voilà, Mesdames et Messieurs, ce qua été la portée de ce G8. Nous aurons loccasion den voir les prolongements possibles au G20 qui se réunira début septembre à Saint-Pétersbourg. Ce seront, en définitive, les mêmes thèmes qui seront évoqués : quest-ce que nous voulons pour nos économies, est-ce que nous voulons promouvoir la croissance, lutter contre le chômage, faire en sorte que nous puissions avoir un équilibre et des règles pour le commerce, puisquici a été lancée la négociation commerciale entre lEurope et les Etats-Unis alors même que celle qui est menée entre lEurope et le Canada, nest pas encore achevée.
Nous aurons donc ce thème toujours au G20 : comment favoriser la croissance, comment mieux réguler les économies et notamment à travers la fiscalité, comment assurer aussi le développement, comment mettre les pays émergents dans une situation où ils peuvent dire également leur mot sur lévolution du monde. Et, enfin, revenir sur ce qui blesse la conscience en ce moment et depuis trop de mois, cest-à-dire le conflit syrien.
QUESTION - Monsieur le Président, bonjour, Jeff WITTENBERG de FRANCE 2. Parmi les entretiens que vous avez eus au cours de ce G8, il y en a eu un hier avec Vladimir POUTINE. Comment qualifieriez-vous lambiance et le résultat de cet entretien alors que, on le sait, les positions en particulier sur la Syrie, sont très divergentes ?
Et par ailleurs, toujours à propos de la Russie, on a appris cet après-midi que la Douma, le Parlement russe, avait voté une loi qui interdira désormais ladoption denfants russes par des célibataires ou par des couples de même sexe dans les pays comme la France, qui ont adopté une loi dans ce sens. Quel est votre commentaire sur cette position ? Merci Monsieur le Président.
LE PRESIDENT - Avec la Russie et le président POUTINE, nous avons des relations bilatérales sur le plan économique qui ne demandent quà saméliorer et nous faisons en sorte que ce soit le cas. De la même façon, sur la question des échanges humains, que ce soit sur le plan universitaire, sur le plan scientifique, sur le plan culturel, nous veillons à ce que la relation historique entre la France et la Russie puisse connaitre de nouveaux développements. Mais nous avons des divergences notamment sur la question de la Syrie, je reviendrai sur ce que vient de décider la Douma.
Les divergences, nous les avons exprimées. Je dois dire que le président POUTINE a compris quil avait aussi intérêt dans le sens où il veut la stabilité, que ce conflit qui existe en Syrie, ne dure pas, quil soit maintenant prévu cette conférence de Genève et quil a une responsabilité, puisquil fournit les armes au régime, puisquil lappuie. Cest de faire pression sur ASSAD, pour quil y ait cette conférence de Genève et une transition politique.
Sur la décision de la Douma, cest la souveraineté de la Russie mais si la Russie veut prendre sa place - et je crois que cest son intention - dans le concert mondial comme un grand pays qui veut affirmer les valeurs démocratiques et les droits de lHomme, je pense que la Russie doit comprendre lévolution de nos sociétés.
QUESTION - Monsieur le Président, bonjour, Adrien GINDRE, BFM TV. Pour prolonger la question de mon confrère sur Vladimir POUTINE, quelle attitude avait le président russe dans les rendez-vous que vous avez eus avec lui, les entretiens et que lui demandez-vous à présent, estimez-vous avoir reçu toutes les garanties nécessaires de la part de la Russie sur son attitude et les actions quelle allait mener auprès du régime à présent ?
LE PRESIDENT - Le président POUTINE a accepté la discussion, et notamment hier soir dans le dîner et encore ce matin. Il a accepté la discussion, non pas simplement pour faire connaitre son point de vue - je lavais déjà entendu à plusieurs occasions et encore dans la rencontre bilatérale que javais eue avec lui hier - mais pour trouver des solutions qui pourraient être communes. Notamment sur les armes chimiques, il a accepté quil puisse y avoir cette enquête, puisquil nie quil y ait eu usage darmes chimiques. Il a donc accepté lenquête et la saisine du Conseil de sécurité. Sur la conférence de Genève, nous nous sommes retrouvés y compris sur lexpression « délai rapide » pour sa convocation. Il accepte donc ce cadre. Enfin, sur la transition politique, là, il est plus prudent mais à nous de continuer à exercer la pression et à faire valoir nos arguments. Mais je lavais dit dès le début de ce sommet du G8, ce nétait pas ici quon allait régler la question de la Syrie. Ici, on pouvait donner le cadre, la Conférence de Genève, le délai, le plus rapide possible, et lidée de sortie, la transition politique, cest ce qui a été fait.
QUESTION - Monsieur le Président, Valérie NATAF, TF1. Le Premier ministre canadien a qualifié ce sommet de G7 plus un, est-ce que vous partagez cette opinion ?
LE PRESIDENT - Nayant pas siégé dans les G7, je ne peux pas savoir ce que cétait. Mais ce cadre existe, le G8, il a son mérite, justement parce que la Russie y est, parce que pour régler la question de la Syrie, nous avons besoin dune Russie qui soit active et qui puisse prendre sa part dans le règlement politique de ce conflit. Si on avait fait une réunion simplement avec ceux qui étaient déjà daccord ça naurait pas fait avancer le dispositif. Là, dune certaine façon, une étape a été annoncée - la conférence de Genève - dans un délai rapide. Pour trouver des solutions, mieux vaut que tout le monde ne soit pas daccord - et là en loccurrence, nous étions servis ! - pas daccord au départ parce quaprès il faut trouver le compromis.
QUESTION - Bonjour, Antonin ANDRE, EUROPE 1. Vous avez marqué un point semble-t-il sur la lutte contre les paradis fiscaux. La Grande-Bretagne notamment, a réussi à inclure dans cet accord les paradis fiscaux qui dépendent de la Couronne, les Iles Caïmans, les Bermudes, les Iles Vierges, Jersey. Comment la France va-t-elle sy prendre notamment à lendroit de Monaco et dAndorre ?
LE PRESIDENT - DAndorre, vous le savez sans doute car vous êtes bien informés, je suis le co-Prince, donc jai aussi une responsabilité. Je veux dire à ceux qui pourraient nous écouter, je suis le co-Prince par fonction, je le suis pas devenu par coup de force. Cest donc une disposition qui existe, heureusement depuis longtemps, et qui nous permet davoir avec le gouvernement andorran, une discussion. Et justement sur la question fiscale, il y a eu des engagements dAndorre et des premières avancées qui ont pu être relevées. Je men suis entretenu encore récemment. Il y aura donc sur la plupart des impositions, des délibérations qui seront prises par le gouvernement andorran. Avec Monaco, là aussi, il y a des conventions particulières et nous nous efforçons de pouvoir faire quil ny ait pas de paradis fiscal, y compris en France.
QUESTION - Quel délai ?
LE PRESIDENT - Comme dirait le communiqué, dans les délais les plus rapides. Mais là-dessus, avec Monaco, nous avons des responsabilités, nous sommes présents, nous avons des discussions. Nous pouvons faire avancer les choses. Cest dailleurs une obligation car on ne peut pas accepter quil puisse y avoir des zones où il y ait des dérogations qui ne puissent pas entretenir une concurrence loyale.
QUESTION - Oui, Monsieur le Président. [Hervé Asquin, AFP] Pour revenir à la Syrie un instant, le communiqué final parle dorganiser cette conférence internationale sur la Syrie dans les délais les plus brefs. Cest certainement une manière de sauver le bilan de ce G8, déviter un échec trop criant, mais cest aussi une manière assez vague dévoquer un délai. Est-ce que vous espérez encore cette conférence en juillet, avant le G20, ou avant la fin de lannée ?
LE PRESIDENT - Vous êtes habitués au vocabulaire diplomatique, il y aurait pu y avoir « délais rapides », il y aurait pu y avoir « délais brefs ??, il y a eu « dans les délais les plus brefs possibles ». Donc nous avons eu cette discussion. Lidée pouvait être dindiquer une date mais ça supposait que lengagement puisse être tenu et si la date navait pas été respectée quaurait-on dit, quil ny aurait plus de Genève ?
Jai senti, puisquon parlait du président POUTINE, que lui était plutôt sur lidée daller vite et ça donne des perspectives pour Genève. Et moi-même, jai évoqué un rendez-vous : cest Saint-Pétersbourg début septembre. Donc nous aurons loccasion de revenir sur cette question, de faire lévaluation et de voir où nous en sommes. Et à partir de là, si ça na pas été fait, dans quels délais précis agir. Cest pour ça que ce sommet sur cette formule nest pas une façon de sauver la face mais au contraire de trouver la sortie.
QUESTION - Monsieur le Président, Yves-Michel RIOLS du MONDE. Si au terme de cette échéance de fin septembre que vous venez dévoquer, il ny a pas de progrès substantiels qui ont été enregistrés, est-ce que vous pensez que la France serait en mesure à ce moment-là dannoncer publiquement quelle déciderait darmer ouvertement les rebelles ou pas ? Deuxième question sur le périmètre un peu de la conférence, pour vous est-il envisageable que lIran puisse participer à ces négociations ?
LE PRESIDENT - La pression militaire à travers une éventuelle livraison darmes doit continuer à sexercer. Cest une manière davoir justement la convocation de Genève. Sur la présence de lIran, attendons les déclarations du nouveau président, voyons sil peut être utile. Et je vous donne ma position : sil peut être utile, oui, il sera le bienvenu.
QUESTION - Monsieur le Président, Cyril ADRIAENS, LCI. Le président OBAMA a fait part dans un entretien télévisé de son scepticisme sur une action militaire américaine en Syrie et sur la création dune zone dexclusion aérienne. Alors, en avez-vous parlé ensemble et plus largement comment sest déroulé votre entretien, je crois que vous lavez invité à « débarquer » selon vos propres termes à tout moment lorsquil le souhaitait ?
LE PRESIDENT - Je lai invité effectivement aux cérémonies du 70ème anniversaire du débarquement le 6 juin 2014. Et il ma dit quil regardait cette possibilité. Mais je lui ai dit quil pouvait venir à tout moment.
Sur votre question concernant la Syrie, cest le président OBAMA qui a lui-même fait cette déclaration en considérant que lidée dune intervention pour les Américains, nétait pas aujourdhui dactualité. Je pense que tous nos efforts doivent être concentrés sur la pression sur le régime syrien, pour quil y ait la conférence de Genève. Tel est le scénario.
Et pour y parvenir, nous devons soutenir lopposition syrienne par tous moyens : humanitaires, matériels, politiques. Et nous devons faire en sorte que lopposition syrienne - et cest une condition - soit bien claire par rapport à certains groupes dont le caractère terroriste est reconnu. Cest ce qui doit se faire dans les prochains jours.
QUESTION - Oui, je voulais poser une question sur la composition du G8, trouvez-vous quelle est adaptée au monde de 2013, trouvez-vous en particulier quil est normal quun pays comme la Chine soit absent de cette organisation ?
LE PRESIDENT - Lidéal, cest quil y ait un Conseil de sécurité économique. Et cest ce que, dailleurs, la France promeut pour la réforme de lorganisation des Nations Unies. La création dun Conseil de sécurité économique, qui procéderait de lAssemblée Générale et on pourrait retrouver les principales composantes de la scène mondiale.
Il y a le G20 qui a été un progrès et qui a permis justement dassocier des grands pays comme le Brésil, lInde, la Chine, aux discussions sur lavenir du monde et notamment sur le plan économique. Donc le G7 avait vécu, le G8 a encore une raison dêtre mais cette raison dêtre ne peut se concevoir que parce quil y a le G20 et cette perspective davoir aussi le cadre des Nations Unies. Noublions pas le cadre des Nations Unies, cest la position traditionnelle de la France et elle est juste parce que cest là que se discute, avec tous les pays, lavenir du monde. Cest pourquoi, je serai à lAssemblée Générale des Nations Unies au mois de septembre.
QUESTION - Juste une dernière question sur la Syrie justement, la déclaration ne mentionne pas ouvertement le départ de Bachar El-ASSAD. Tout le monde dit que cest une concession qui est faite aux Russes, cest votre lecture ?
LE PRESIDENT - Il ny aura pas davenir de la Syrie avec Bachar El-ASSAD. Les Russes ne sont pas encore prêts à le dire ou à lécrire mais parlant de transition, en réalité, quest-ce que ça signifie sinon un gouvernement de transition où il y aurait toutes les composantes, de la société syrienne mais forcément sans Bachar El-ASSAD. On voit mal comment il pourrait en être le responsable.
Je voulais évoquer la question de la négociation commerciale Europe Etats-Unis pour dire que ça na pas été un sujet dans ce G8, au sens où la négociation a été ouverte, elle a été annoncée mais aucune question ne ma été posée.
Dailleurs, je ne vois pas pourquoi elle maurait été posée en tant que Président français car il y a eu une position de lEurope, un mandat qui a été donné à la Commission européenne par les gouvernements. Et cest ce mandat qui sera scrupuleusement respecté. Et la France, à tout moment, si la question des services audiovisuels et de lexception culturelle revenait, aurait toujours la même position.

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