De 1952 à 1962, en Algérie, au Maroc et en Tunisie, près de deux millions d’hommes servirent sous nos drapeaux. Plus de 25 000 d’entre eux tombèrent pour la France. 70 000 furent blessés. Hier, ils combattaient avec dévouement pour nos couleurs. 
Aujourd’hui, ils appartiennent à la mémoire de la Nation. 
Et en ce jour, devant les monuments aux morts des villes et villages de notre pays, les représentants de l’Etat déposeront une gerbe, au nom du Président de la République, pour honorer leur souvenir. 

Depuis 2003, la France consacre la journée du 5 décembre à ceux qui sont morts pour la France dans ces guerres de décolonisation et à ceux qui en sont revenus, à ceux qui y ont souffert et à ceux qui en souffrent encore : les militaires de métier et les appelés du contingent ; les Harkis et leurs familles ; les disparus, ces hommes et ces femmes, civils et militaires, dont la trace a été perdue ; les personnes qui ont dû abandonner un pays où ils étaient nés, qu’ils aimaient, et dont les associations représentatives seront reçues par le Président de la République dans les premiers jours de l’année prochaine.

Cette histoire complexe, cette mémoire composite, c’est la nôtre. Parce qu’elle est décisive pour la compréhension de notre passé et de notre présent, comme pour notre cohésion nationale, elle doit être connue et reconnue dans toutes ses composantes.

Depuis le début de son mandat, le Président de la République encourage le travail d’histoire et de mémoire autour de cette période et de ses acteurs. C’est la condition de sa transmission aux jeunes générations, œuvre qui doit se poursuivre de manière éclairée et apaisée.
 
 

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