Publié le 13 septembre 2021

Cérémonie en l'honneur des médaillés olympiques et paralympiques aux Jeux de Tokyo 2020.

Le Président de la République Emmanuel Macron a présidé une cérémonie en l'honneur des 189 médaillés olympiques et paralympiques aux Jeux de Tokyo 2020. 

Revoir la cérémonie et le discours du Président Emmanuel Macron : 

13 septembre 2021 - Seul le prononcé fait foi

Cérémonie en l'honneur des médaillés olympiques et paralympiques aux Jeux de Tokyo 2020.

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Monsieur le Premier ministre, 
Mesdames et Messieurs les ministres, 
Mesdames et Messieurs les parlementaires, 
Madame la maire de Paris, 
Madame la présidente de région, 
Monsieur le président du Conseil départemental, 
Mesdames et Messieurs les médaillés olympiques et paralympiques de Tokyo, 
Mesdames et Messieurs, 

Je suis très heureux de vous accueillir aujourd'hui à l'Elysée. 
Très heureux, pour à la fois célébrer et préparer la suite, tout de suite. C'est d'ailleurs pour ça que nous le faisons si tôt parce qu'habituellement, on attendait plusieurs mois pour célébrer les médaillés et les sorties de Jeux olympiques. Mais là, il faut évidemment célébrer tout ce qui s'est passé au mois d'août, mais il faut tout de suite préparer ce qui va arriver plus vite qu'on ne le pense, j'y reviendrai. 

Cette cérémonie est aussi singulière par son ampleur, parce que nous avons souhaité y convier au fond « l'équipe de France unie ». 

Unie parce qu'elle rassemble olympiens et paralympiens, soudés par des valeurs communes :  le dépassement de soi, le courage, la solidarité. Des sportifs qui nous procure à chaque jeu les mêmes émotions. Un collectif qui inspire la conception des Jeux de 2024, cher Tony, où l'olympisme et le paralympisme sont les deux facettes d'un même projet, d'où cette présence tous ensemble aujourd'hui. 

Unie parce qu'elle associe des représentants de ceux qui participent de vos performances, c'est-à-dire vos entraîneurs, vos staffs dans la diversité de leurs métiers, ceux qui soutiennent le sport de haut niveau au sein des fédérations, de l'Agence nationale du sport, du ministère, de l'Insep, de son réseau et aussi vos familles, naturellement, qui sont vos premiers soutiens durant tant et tant d'années, et tous les clubs amateurs, les associations, les bénévoles bien souvent, qui, aussi, pendant de nombreuses années, vous permettent d'accéder à la performance. Réunir ce continuum, cet ensemble dans ce moment était important. 

Unie parce qu'elle fédère autour d'elle un héritage, l'héritage d'une France qui gagne, d'un siècle de performances, de victoires, de records, incarné aujourd'hui encore par de nombreux médaillés d'or de notre histoire qui sont présents avec nous aujourd'hui et je salue leur aîné, Charles COSTES, 96 ans, vous qui fûtes médaillé d'or en 1948 aux Jeux de Londres. Tous, vous êtes des exemples, des sources d'inspiration, d'émulation et beaucoup d'entre vous œuvrent encore au service du sport ou de l'intérêt général. 

Unie parce qu'elle embrasse aussi le succès et les échecs. Aimer la victoire et la célébrer, ce n'est pas omettre ceux qui n'ont pas pu gravir jusqu'au bout les marches du podium. Ils ont pris leurs risques, ils se sont engagés corps et âme sur les chantiers de l'excellence sportive. Alors, ce ne sont pas toujours les sentiers de la gloire, mais toujours des sentiers de détermination, de rigueur et de ténacité. Ces sentiers que vous empruntez en hissant l'étendard de la Nation doivent être pleinement reconnus aussi par nos entreprises, nos universités et par l’Etat. J'y reviendrai tout à l'heure et je veux dire aux 400 athlètes qui n'ont pas été coiffés de lauriers que 2024 les attend aussi et que rien ne sera possible sans eux, sans leur détermination à ne rien lâcher, à venir chercher dans notre capitale leur revanche. 

Et puis, unis enfin, autour d'une même conviction, celle du rôle primordial que les valeurs de l'olympisme et du sport peuvent jouer pour notre pays et que nous devons essaimer, quelles que soient les sensibilités, dans le champ politique. Je sais que l'ensemble des parlementaires qui sont là portent ses valeurs. Madame la Maire, chère Anne, Madame la présidente de région, chère Valérie, Monsieur le Président du département, cher Stéphane, nous y travaillons main dans la main, autour en particulier du projet d'héritage des Jeux de 2024. C'est toute l'équipe de France qui est réunie pour rendre l'hommage de la Nation, aux médaillés de Tokyo, mais aussi pour préparer Paris. Les ministres, le Premier ministre qui, ces dernières années, a aussi contribué à l'effort sportif national, le ministre de l'Éducation nationale de la Jeunesse et des Sports, la ministre déléguée aux Sports, la ministre en charge du Handicap, mais également l'ensemble de celles et ceux qui sont là et portent ce flambeau, cher Tony, avec l'ensemble de son équipe COJO, le DIJOP, Monsieur le préfet CADOT et patron de l'agence qui mène ce travail, la Solideo et ses équipes, Claude ONESTA au sein de l'agence son travail pour la haute performance et j'y reviendrai tout à l'heure, mais aussi chère Brigitte le CNOSF et chère Marie-Amélie le CPSF. Parce que nous avons un travail avec l'ensemble des fédérations et merci, pas simplement à Tokyo, mais depuis le début, d'être aux côtés de cet ensemble sportif pour pouvoir préparer la suite. 

Alors, je ne vais pas ici faire la chronique complète de tout ce qui s'est passé durant ces Jeux olympiques et paralympiques. Mais je voulais d'abord, évidemment, vous dire merci avant de décorer chacune et chacun. 

Merci pour la fierté.  C'est la fierté de toute une nation qui est heureuse de voir nos sportifs se dépasser, l'emporter pour une compétition internationale. 

Merci pour les émotions. Parce que je crois pouvoir dire que nous en avons vécu de nombreuses durant ces Jeux, ces suspenses haletants, telle la finale de nos volleyeurs, ou le finish de Matthieu ANDRODIAS et Hugo BOUCHERON en Aviron et plusieurs autres, émotions qui ont été décuplées pour tous ceux qui vous ont guidé, les clubs qui vous ont accueilli, les entraîneurs qui vous ont formé et accompagné. 

Et merci pour l'inspiration. Je le disais parce que vos parcours, votre engagement, les valeurs que vous avez défendues durant ces Jeux sont aussi source d'inspiration. Beaucoup d'entre vous ont parfois vécu des drames, avaient connu des échecs. Ça rend cette inspiration encore plus forte et plus essentielle parce que ce sont des symboles de détermination essentiels pour notre nation. 


87 médailles et 189 championnes et champions. 

C'est encore plus impressionnant, quand l’on se rappelle le contexte dans lequel vous avez préparé ces Jeux. La crise sanitaire a été une longue période d'incertitude et je sais qu'elle a bousculé vos capacités à vous entraîner. Elle a créé beaucoup d'incertitudes sur la date, la confirmation de l'évènement et donc la préparation et évidemment la montée physique et des compétitions qui précédaient, l'absence aussi pour beaucoup de référence internationale pour se jauger à l'aune de la concurrence et puis les contraintes sanitaires pendant le temps de la compétition. Et je sais que beaucoup d'entre vous ont vécu et ont été déstabilisés par ces contraintes parce que c'était aussi beaucoup du référentiel professionnel et affectif qu'il y avait autour d'eux, qui ne pouvait pas être là comme d'habitude. Et donc, tout ça, je le prends en compte, en rendant hommage aux organisateurs japonais et à leur résilience parce qu'ils ont tenu ces Jeux. C'était important de les tenir et je les en remercie et nous les en félicitons. Et vous aussi, vous les avez tenus et dans des conditions très difficiles. Et donc, merci pour cela. 

Mais je dois dire que dès la cérémonie d'ouverture, nous y étions à quelques-uns, et l'entrée enthousiaste, même acrobatique, oserais-je dire, de nos porte-drapeaux, Samir AÏD SAÏD et Clarisse AGBEGNENOU, nous avons ressenti l'énergie du collectif, son envie et sa fougue. 

Et c'est Luka MKHEIDZE, qualifié de justesse à ces jeux, qui ouvrait le compteur. On était d'ailleurs ensemble à quelques-uns à ce moment-là, avec une médaille de bronze en judo. Je dois dire que d'abord, ce n'était pas la plus attendue, comme on m'a très, très joliment dit à ce moment-là « elle n'était pas dans nos comptes celle-ci ». Et donc, je trouve que c'était une formidable performance de Luca. Mais surtout, c'était un très beau symbole de porter haut les couleurs du pays qui vous a accueilli en 2008, lorsque vous aviez dû fuir la Géorgie et la guerre en Ossétie du Sud. Belle revanche ! 

Vous avez donné le LA d'une olympiade de très haut niveau en particulier, et pour commencer avec elle, pour notre délégation en judo 7 médailles, avec notamment, l’or de Clarisse que j'évoquais à l'instant, qui tenait là sa revanche sur Rio, c'était déjà le record de Barcelone et Londres égalé. Mais il vous en fallait plus. Teddy s'est battu, d'abord pour résister et aller accrocher une médaille en solo. Et de quelle manière ! Mais surtout, il fallait repartir de Tokyo avec la médaille d'or tant convoitée. Et le plus beau pari, c'était au fond d'aller chercher les Japonais sur leur sport chez eux. Vous l'avez fait. Dans cette nouvelle compétition par équipe, si enthousiasmante à regarder, vous nous avez proposé ce que nous rêvions tous de suivre : une finale contre le Japon à domicile au pays du judo. On pourrait retenir la détermination, le talent, la solidarité qui vous ont permis de renverser la montagne nippone pour aller décrocher l'or olympique. Pour ma part, c'est votre échauffement avant la finale que je retiens où volume au maximum, vous, dansiez ensemble face à des Japonais médusés, ce qui fut un peu le Haka à la française. Belle manière de déconcerter l'adversaire. 

Cette performance par équipe était à l'image de ce que ces Jeux nous réservaient dans les sports collectifs.

Double médaillée d'or féminine et masculine pour nos handballeurs qui ont « fémé boutique », comme diraient nos championnes. Le hand, très clairement, est un sport que l'on conjugue en France au plus que parfait. C'est clair et ça va continuer ! 

Double médaille féminine et masculine en basket, avec notamment ce bloc de Nicolas BATUM, je crois que tout le monde s'en souvient. Image appelée à orner les chambres des adolescents. Je crois que ça a déjà commencé. En tout cas, je peux témoigner pour ce qui me concerne. 

Médaille d'argent au rugby à 7 féminin après un tournoi brillant. Vous avez pu regarder les Néo Zélandaises les yeux dans les yeux en finale. 

Médaille d'or en volley masculin au bout d'un suspense intenable que j'évoquais tout à l'heure et d'un vol suspendu de Laurent TILLIE sur le parquet. Cher Laurent, merci beaucoup, pas simplement pour cette finale, mais aussi pour être revenu sur le parquet et surtout avoir tenu pendant tant d'années porter ce collectif à un tel niveau. 

Ces sports collectifs sont une fierté française. Simplement, j'ai une pensée chaleureuse pour les parents de tous ces enfants qui vont désormais vouloir faire tous ces sports à la fois parce que vous leur avez donné envie. Et donc, je sais que pour les parents, cela promet là-aussi des agendas en soirée et en weekend qui correspondront à ses désirs. 

Je n'oublie pas pour autant d'autres performance collective : nos médailles en concours complet par équipes en équitation, en relais mixte de triathlon, en dériveur double femmes en voile, en deux de couple poids léger en aviron, en cyclisme en vitesse par équipes hommes et en madison hommes, en escrime, en sabre par équipes femmes, en fleuret par équipes femmes et hommes, pour les dernières touches dorées d’Erwann LE PÉCHOUX. 

L'escrime qui a joué le match avec le judo tout au long de ces Jeux, et notamment avec cette première médaille d'or magnifique de Romain CANNONE. Une médaille qui a magnifiquement déjoué là aussi les pronostics. 

D'autres ont su accomplir aussi le destin qu'on leur prédisait sans trembler. Steven DA COSTA en karaté, Jean QUIQUAMPOIX au tir, avec confiance, avec sang-froid pour aller jusqu'à l'or olympique.

Toutefois, je dois dire à nos médaillés olympiques que malgré ces beaux résultats, malgré le magnifique retour au-devant de la scène Florent MANAUDOU, malgré la résistance homérique à la douleur de Kevin MAYER, on s'en souvient tous, et j'ai d'ailleurs une pensée pour Renaud LAVILLENIE aussi, malgré les efforts sur le plan d'eau de Thomas GOYARD et Charline PICON ou sur le tatami, d'Althéa LAURIN et sans vouloir écorner cette équipe de France unie, un constat s'impose :

Le sport paralympique vous a écrasé !


Comme l'a bien résumé Pierre FAIRBANK, dans un entretien sur le bilan global de ces Jeux paralympiques « au Village des athlètes, à chaque fois qu'on prend l'ascenseur, on croise toujours un médaillé français ». Vous deviez d'ailleurs, cher Pierre, vous-même souvent prendre l'ascenseur, car vous avez affolé les statistiques avec ce magnifique parcours : 9 médailles en athlétisme sur 6 olympiades ! 

54 médailles. 54 médailles, c'est une performance que nous n'avions pas connue depuis 2004 à Athènes et qui était au-delà des objectifs fixés par Claude ONESTA et les ministres. Magnifique réussite collective de notre délégation emmenée par ses porte-drapeaux Sandrine MARTINET, médaille d'argent en judo, soit sa quatrième médaille sur quatre paralympiades, et Stéphane HOUDET, cinquième médaille en quatre paralympiades. Bravo ! 

À chaque Jeux paralympiques, le niveau s'élève. Les écarts se comblent, de nouvelles nations émergent et la professionnalisation se renforce là aussi à vitesse grand V. Rien qui ne vous est déstabilisé. Au contraire, vous avez été au rendez-vous. 

Marie PATOUILLET a ouvert cette belle moisson d'une médaille de bronze en paracyclisme, ouvrant la voie de nos excellents résultats dans la discipline, portée notamment par la révélation, Alexandre LÉAUTÉ !  4 médailles dont une en or. Avec le plaisir de retrouver François PERVIS, qui, je l'espère, incitera de nombreux olympiens à remettre leurs expériences au service de la performance paralympique. Rien n'était joué, c'est toujours un pari difficile. Il a été gagnant. 

Nous avons eu droit à des performances tout aussi éclatantes en paratennis de table, 11 médailles, un récital tricolore dont les 3 médailles remportées avec brio par Florian JOUANNY et Loïc VERGNAUD. 

Et derrière chacune de ces 54 médailles, des parcours extraordinaires. 

Celui de Marie-Amélie LE FUR. Des responsabilités institutionnelles de tout premier plan que j'évoquais au CPSF, de nouvelles responsabilités familiales, et pourtant, la même énergie, le même engagement pour préparer ces Jeux de Tokyo. Tout le monde a ressenti, devant cette constance, depuis les Jeux de Pékin en 2008 jusqu'à ce sixième saut de Tokyo pour décrocher l'argent, quelle force de caractère il fallait. La neuvième médaille paralympique de Marie-Amélie !

Le parcours extraordinaire aussi d'Alexis HANQUINQUANT, sportif accompli qui connaît en 2010 un terrible accident de travail qui le priva d'une jambe. Votre vie bascule, et c'est par le sport toujours que vous allez vous reconstruire avec un appétit insatiable : champion de France, champion d'Europe, champion du monde de paratriathlon, il ne vous manquait que ce titre olympique qu'aucun concurrent n'a jamais été en mesure de vous contester. 

Celui de Léa FERNEY, atteinte d'une déficience chromosomique, benjamine de la délégation française, à 17 ans. Chère Léa, cela fait déjà des années que vous brillez en tennis de table et vous avez bataillé pour vous qualifier à Tokyo. Et je ne peux qu'imaginer la joie, la fierté, l'émotion de votre club de Dijon, de votre famille lorsque vous avez conquis cette magnifique médaille d'argent. 

Vos parcours à tous sont hors norme. Ils mêlent des jeunes pleins d'avenir comme Léa, comme Alexandre, comme Hugo DIDIER en natation, et des champions chevronnés qui n'ont rien perdu de leur compétitivité et qui peuvent encore rêver à Paris 2024. 

Pour chacun, il y a une histoire qui illustre ce qu'il y a de meilleur en l'être humain. Les ressources parfois insoupçonnées qu'il renferme et cette urgence à vivre intensément par-delà les contraintes. 

Vous êtes tous des lumières et vous méritez les lumières !

Tout au long de ces Jeux paralympiques, et je veux ici saluer la qualité de la couverture de ces Jeux par France Télévisions, vous avez donné à voir un témoignage de résistance, d'énergie,  d’espoir pour chacun d’entre nous et à travers vos exploits, c’est le regard de toute la société sur le handicap que vous contribuez à faire évoluer, ce qui est un combat essentiel pour la nation. 

Alors, chers médaillés, vos médailles vous appartiennent pour l'éternité. 

Il vous faut savourer ces moments, profiter et les aînés qui sont là, à vos côtés, peuvent en témoigner. Mais ne profitez pas trop longtemps !

D'abord parce que c'est avec ces médailles une responsabilité pour longtemps et ceux qui sont médaillés d'avant le savent. On vous regarde différemment, la pression n'est plus la même. Vous avez une responsabilité à l'égard des jeunes et des générations qui vous suivent et qui est maintenant différente. 

Mais surtout parce que c'est pour ça que nous tenons maintenant cette cérémonie, il nous faut tous ensemble préparer la suite et nos Jeux olympiques et paralympiques de 2024. 


Les résultats sont là, mais des progrès restent possibles. Le bilan global de ces Jeux olympiques n'est pas tout à fait au niveau que nous attendions. On sait que sur certains sports, il est même mitigé et on ne peut pas construire une réussite si on ne se dit pas les choses en vérité. 

Et donc, en célébrant aujourd'hui, je veux dire, quelques mots sur la manière dont nous allons préparer la suite dès maintenant parce que nous n'avons pas 3 ans pour les préparer. Nous avons quelques mois utiles où il faut faire les choix les plus durs, deux années de travail acharné et une année de réglage. Ça n'est pas au dernier moment qu'il faudra s'atteler à régler les problèmes qui apparaissent clairement dès maintenant. 

Et donc, il n'y a aucune fatalité et rien n'est acquis, rien n'est acquis pour personne, si j'ose dire. Pour les médaillés d'aujourd'hui, il va falloir vous rebattre pour tenir la performance pour 2024. Pour ceux qui ont raté ce rendez-vous ou pour ceux qui n'étaient pas encore prêts, il faudra mettre les bouchées doubles parce que ce rendez-vous de 2024, il arrivera une fois dans votre vie et vous le savez et donc, je veux qu'on fasse tout pour vous aider à réussir. Vous aider, vous, en tant que sportifs et sportives de haut niveau, à être au rendez-vous de nos Jeux olympiques pour vous et pour la nation. Mettre tous les moyens possibles pour que vous soyez là, pour que ces Jeux soient un succès parce que le succès des Jeux, ce sera le succès, on le sait de nos sportifs avant tout, ça marche comme ça. Et pour vous aider aussi à réussir dans la durée, c'est-à-dire dans l'après et la reconversion. 

D'abord, pour vous dire, vous rappeler et vous confirmer l'engagement de l'Etat. 

Depuis l'échec des JO de Rome en 1960, sous l'impulsion du général DE GAULLE, l'Etat joue un rôle de premier plan dans la politique de soutien au sport de haut niveau. 

Cette présence de l'Etat est toujours autant fondée. Le financement du haut niveau, qui ne bénéficie pas des mêmes retombées que le sport professionnel, ne peut relever du seul financement privé. La stratégie de détection des espoirs de formation des talents doit relever d'une approche cohérente à l'échelle nationale. La professionnalisation des équipes techniques, la transmission des savoirs de génération en génération implique un cadre qui sécurise des parcours qui assurent l'attractivité des métiers. Enfin et surtout, le sport de haute performance impose à tous les niveaux un regard objectif, qualifié, pragmatique sur le niveau et le potentiel de chacun que la neutralité publique doit contribuer à garantir. Et je sais que tout ce que je dis là, ce n'est pas simplement l'engagement très fort de l'Etat. Depuis maintenant plus de 60 ans, c'est aussi l'esprit même du sport français qui correspond à l'esprit olympique, celui qui, à travers nos fédérations, ce qu’elle structure est là, pour permettre à tous les sports d'exister, y compris quand l'argent privé n'est pas là pour financer telle ou telle compétition et je crois que c'est pour ça que ces rendez-vous olympiques sont si importants que la structuration de notre sport est si importante et l'engagement de l'Etat est clé. 

Je veux donc le redire haut et clair : l'Etat est présent et l'Etat restera présent à vos côtés. 

D'abord au travers des moyens financiers qu'il mobilise. Depuis 2017, l'augmentation des crédits sur la haute performance atteint des niveaux inégalés. 110 millions d'euros sont aujourd'hui mobilisés chaque année, auxquels il convient d'ajouter la valorisation des CTS à hauteur de plus de 100 millions d'euros par an. Pour les sports paralympiques, par exemple, cela représente une hausse de plus de 70 % depuis 2017. Un effort évidemment inégalé. Quand on y met les moyens, on a les résultats, on le voit bien. 

Nous faisons déjà beaucoup. Nous faisons plus que les autres, ça n’est pas toujours dit, et je veux qu’on puisse collectivement en être conscients et en être fiers. Et nous allons continuer de faire, et dans ce que je veux vous dire ici c’est que nous n’allons pas simplement consolider cet engagement mais nous allons le renforcer pour mettre sur les différents points que nous avons identifiés un engagement supplémentaire, un investissement supplémentaire, en particulier pour accompagner la haute performance. Parce que tout cela ne suffit pas.

Nos voisins britanniques, pour ne prendre que cet exemple, investissent aujourd’hui moins de crédits publics que nous, ils ont pourtant des résultats supérieurs aux nôtres parce qu’ils ont aussi su complètement changer leurs méthodes, concentrer leurs moyens au moment de leurs propres Jeux olympiques. Et on l’a vu faire, c’est à ce moment-là qu’ils nous ont décroché dans le classement des médailles. Il n’y a pas de fatalité, à nous de jouer. 

C'est pourquoi nous avons depuis 2017, en complément de ces nouveaux moyens, engagé une réforme en profondeur des modalités de notre soutien, de sa répartition. Et je veux ici réaffirmer ces principes clairs pour dire qu'ils vont aussi présider à nos travaux sur les années qui viennent. 

D'abord, concentrer nos efforts sur les profils et disciplines à fort potentiel pour éviter de disperser les crédits sur une cible trop large et donner plus de leviers aux meilleurs. On doit accepter cela et assumer cela. Il y a tout ce qu'on fait pour le sport amateur, pour la montée en gamme, j’y reviendrai tout à l'heure. Mais sur la haute performance, on doit aussi accepter de concentrer les moyens là où on a de la potentialité et là où on veut avoir du résultat. 

La deuxième chose, c'est d'individualiser, faire du cousu main pour répondre aux besoins spécifiques de chaque athlète. Parce que vos besoins sont différents, vos organisations sont différentes. On en parlait à l’instant avec les ministres, avec le Premier ministre, avec Claude. Selon les sports, selon les fédérations, on le sait bien, il y a des athlètes qui ont des entraîneurs à eux, entraîneurs de leur club. Pour d'autres, ça va être l'entraîneur de la fédé. Je pense qu'il n’y a pas un modèle unique et il faut assumer d'individualiser pour que tout le monde soit confortable et qu'on aille vers la haute performance, encore plus. 

Troisième point, investir sur l'humain, la professionnalisation de cadres, notamment en rémunérant mieux nos coachs. Et je me réjouis d'ailleurs du retour de certains de nos plus brillants entraîneurs en France parce qu'on y a mis les moyens collectivement, parce qu'ils ont vu aussi que l'excellence était là, que vous étiez motivés, que nous étions motivés et que nous savions collectivement redevenir attractifs. Ce n'est pas vrai de dire qu'on réattire des talents sans y mettre les moyens parce que nous sommes dans un monde de compétition.

Quatrièmement, c'est confier à un lieu d'expertise dédié l'évaluation et l'accompagnement des cellules hautes performances de chaque fédération en s'appuyant uniquement sur la science, sur l'expertise, et assumer des choix forts en tirant les conséquences, financières et de ressources humaines, de ces évaluations pour chaque fédération et chaque sportif. 

Et enfin, créer un lieu de collégialité pour débattre autour de tous les acteurs, athlètes et entraîneurs compris, des grands axes de cette politique de haut niveau. 

C'est cela la finalité de la création de l'agence. C'est cela le sens de la mission confiée à Claude ONESTA et à ses équipes. C'est cela la nouvelle relation construite avec les fédérations. 

Cette démarche s'illustrera par des actions fortes et immédiates auprès des fédérations les plus en difficulté dès les semaines qui viennent. Claude ONESTA, avec l'appui des ministres et des équipes au sein de l’ANS, les déploiera dans les tout prochains jours. 

Pour les sportifs, ces effets concrets sont déjà perceptibles et ils seront consolidés. Sur l'accompagnement socio-professionnel, sur les aides financières personnalisées, sur la mobilisation de la recherche et de la data, sur les moyens mobilisés pour renforcer leurs entraîneurs, sur la modernisation aussi des infrastructures. 

Au-delà des acteurs publics, il nous faut toujours aussi mieux associer des acteurs privés. C'est notamment cette belle idée du pacte de performance qui permet à des entreprises d'accompagner financièrement des athlètes dans leur préparation au travers du mécénat. Plusieurs d'entre vous, beaucoup d'entre vous font partie de ces programmes, et je veux remercier les entreprises de leur engagement. Je veux qu'on puisse multiplier ces programmes et ce que nous faisons dans le cadre de ce pacte dans les mois et années qui viennent. 

Mais je veux aussi qu'on puisse aller plus loin.

Je le disais tout à l'heure, au-delà de vous, les médaillés, c'est tous les sportifs qui s'engagent dans un parcours d'excellence sportive que nous devons reconnaître parce que vous vous engagez pour la France et vous prenez des risques ce faisant. 

Je souhaite donc que, sous deux mois, en étroite relation avec les représentants du CNOSF et du CPSF et des athlètes, les ministres concernés engagent deux axes : 

D’abord, réunir l’ensemble de nos grandes écoles et la conférence des universités pour mettre en place un dispositif de « cordée du sport », inspiré des « cordées de la réussite » pour faciliter l’entrée des lycéens sportifs de haut niveau dans des filières sélectives et d’excellence. Je pense qu’il nous faut essayer dans les mois et années qui viennent de bâtir ce modèle que plusieurs autres nations ont su faire d'un sport d'excellence à l'université et pleinement reconnu. Pour beaucoup d'entre vous, ça a été parfois un parcours du combattant pour avoir un parcours scolaire en même temps qu'un parcours sportif d'excellence et je ne parle pas ensuite du parcours universitaire. On doit réussir véritablement à bâtir un modèle français beaucoup plus robuste où on remet le sport au cœur de nos filières. Et c'est ça que nous devons réussir à faire à travers ces cordées qui seront un début et un démarrage. 

La deuxième chose, le deuxième axe, c'est d'expérimenter un « capital sportif entrepreneur » pour ceux qui en ont besoin à l'issue de leur carrière, c'est-à-dire un accompagnement et une aide financière de plusieurs milliers d'euros pour lancer une entreprise, une activité, car vous avez mille fois prouvé votre rigueur, votre énergie, votre abnégation et votre capacité à mener à bien vos projets. Nous le devons aussi aux sportifs qui raccrochent les baskets ou le maillot et entament une reconversion. Et ce « capital sportif entrepreneur » viendra compléter ce que nous avons su faire ces dernières années. Plusieurs ministères, par exemple, en particulier le ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, plusieurs collectivités territoriales, la Gendarmerie nationale, plusieurs grandes entreprises publiques, se sont mobilisées pour permettre à nos sportifs, parfois, de mener d’ailleurs une carrière de haut niveau et un emploi pour certains, mais aussi pour bâtir leur reconversion. Je veux qu'on le facilite aussi dans le secteur privé et dans la reconversion vers le privé. 


Il nous reste 3 ans avant les Jeux de Paris. C'est très peu et c'est demain. Je veux dire à ceux qui pourront y participer que vous avez une chance incroyable. Et donc ce que je viens d'évoquer est aussi une manière de mettre le maximum à disposition pour que vous puissiez saisir vos chances et vous préparer dans de bonnes conditions. 

Alors on m'interroge souvent sur l'objectif de médailles fixé. En la matière, je laisse le soin aux sachants de les définir précisément. Je ne suis pas persuadé que je leur fais tout à fait un cadeau, mais je ne suis pas de ceux qui se fixent pour ambition de faire au moins aussi bien. Je vous le dis très clairement, on doit faire beaucoup plus. 

Beaucoup plus parce que ce sont nos jeux, c'est à la maison et c'est attendu. Et le plus haut, plus vite, plus fort ensemble, s’il doit s'appliquer, c'est bien pour ces Jeux. Et donc il faut pour chaque fédé, pour chaque sportif, se mettre la pression maximale. 

La France peut très clairement un jour intégrer durablement le top 5 olympique et paralympique, j'y crois. Mais pour cela, nous devons nous projeter sur le temps long. Je veux donc dire à tous ceux dont le haut niveau est le métier et la passion que ce que nous allons faire ensemble va bien au-delà de ce rendez-vous de Paris. 

Cette perspective, il faut l'assumer, la porter. Nul ne sait dire qui sera ministre des Sports en 2025, ni même Président ou Premier ministre. Il y a beaucoup de compétition, j'ai cru comprendre aussi qui s'annonce. Mais je peux vous dire que ce que nous faisons, nous devons le faire avec le sens du temps long et de la responsabilité. Parce qu'on parle de notre pays, on parle de vous, de votre génération, de vos générations. Mais on parle des plus jeunes. Et donc, nous préparons aussi la France de 2030 parce que tout ne s'arrêtera pas en 2024 et nous devons aussi utiliser 2024 comme un jalon essentiel pour aller beaucoup plus loin. 

Vous avez besoin de stabilité pour préparer cette échéance. Et nous avons déjà engagé des changements structurels importants. Il faut désormais laisser aussi le temps de produire leurs effets à ces réformes. Toute votre énergie doit être mobilisée vers les Jeux de Paris et c'est aussi vrai pour les moyens humains mis à votre disposition. Je veux donc dire très clairement aux fédérations, aux DTN, aux entraîneurs, aux sportifs qu'avec les ministres, nous ne vous ferons pas défaut, ni sur le haut niveau, ni sur le sport en général pour que vous soyez pleinement concentré sur la performance et sur votre entraînement au quotidien.


Ce qui a hissé nos champions sur les podiums, c'est l'engagement d'une vie tournée vers le sport et vers les autres. Vous êtes à cet égard des ambassadeurs portant aussi des valeurs, comme vous l'avez très bien montré lors de ces Jeux pour les athlètes olympiques et paralympiques afghans avec une fierté que vous nous avez donnée en les accueillant, qui était admirable. 

Avant même d'être des sportifs de haut niveau, vous êtes, comme nous tous, des amoureux du sport, des émotions qu’il procure, du dépassement qu'il exige et des portes qu'il vous a ouvertes. 

Nous partageons tous ici une conviction profonde. C’est que à l'heure où les grandes transformations technologiques favorisent la sédentarité, où on voit nos sociétés se transformer, y compris chez les plus jeunes, vers des pratiques qui ne favorisent pas la bonne santé, le sport et l'activité physique contribuent à bâtir aussi des nations plus fortes, c'est-à-dire en bonne santé, prévenant certaines maladies et nous permettant d'être collectivement plus résistants. 

Ce que je veux dire par là, en évoquant les échéances au-delà de 2024, c'est que ce que nous voulons depuis le premier jour faire à travers ces Jeux, c'est consolider la France comme nation sportive et donc continuer d'investir avec vous, à travers vous mais au-delà de la performance dans une société où se développent davantage la pratique sportive, l'engagement et les valeurs qui vont avec le sport. Le sport est une solution, une nécessité et doit faire pleinement partie de notre mode de vie. 

Pour cela, il faut agir concrètement sur le terrain, sur les consciences, sur la culture sportive et sur la reconnaissance de ceux qui s'engagent dans cette voie. Alors, les défis, nous les connaissons.

D'abord, c'est la place du sport à l'école. J'ai cru comprendre qu'il y avait des débats sur ce sujet dans les « ping pong » estivaux. La vérité, c'est que notre modèle français n'a pas été de mettre le sport à l'école. Après, il y a des écoles où ça a formidablement marché. Ce qu'on a bâti ces dernières années, c'est de le mettre beaucoup plus à l'école. On est en train de changer cela. C'est vrai que le modèle français était un modèle où c'était plutôt les associations, les clubs et puis les fédérations, là où d'autres pays avaient mis beaucoup plus de sport dans l'école et l'université. On le sait bien en tirant les choses. Je crois aussi au « en même temps » en la matière et donc ce qui a été fait de manière extraordinaire dans plusieurs écoles, ce que nous avons consolidé ces dernières années. Il faut aller beaucoup plus loin : mettre plus de sport à l'école, dans l'entreprise, plus de sport dans les parcours de soins et la lutte contre la dépendance parce que le sport est une formidable politique de prévention. C'est une politique éducative. C'est pour cela que nous avons décidé de remettre le sport au sein de l'Éducation nationale et de la jeunesse et des sports. Ça permet la concentration et la prévention de certaines pathologies. C'est une politique de santé préventive, c'est au cœur du projet de la notion. Pratique qui doit être accessible à tous par les lieux disponibles, par l'offre fournie et qui doit aussi permettre et être un levier pour une société plus inclusive et un vecteur d'émancipation pour les 15 % de Françaises et de Français qui vivent en situation de handicap. 

Alors, beaucoup a été fait sous l'égide des ministres et du DIJOP et je salue en cette rentrée : la création du Pass’Sport bien sûr, qui va permettre d'accélérer la pratique sportive pour nos plus jeunes, en particulier ceux pour qui c'était cher pour les familles ; la campagne de communication sur la pratique sportive ; la création du bac pro sport, de la spécialité sport au bac, preuve vivante et concrète que les choses sont bien en train de changer et que le sport revient en force à l'école ; le déploiement des 30 minutes d'activité physique par jour dont nous allons accélérer la généralisation pour qu'elles se fassent totalement avant nos Jeux olympiques, qui est là aussi une vraie révolution dans nos écoles ; le lancement de l'expérimentation sur le design actif au sein des écoles à Marseille pour penser l'école de demain qui mettra le sport en son cœur. Toute une myriade de transformations pour changer et faire que le sport commence plus tôt et soit au cœur du projet de la nation. 

On ne forme pas de futurs champions à l'école, mais on peut y faire naître des vocations et déclencher des futurs champions. C'est aussi pour ça que je veux qu'on puisse commencer ce travail dans nos universités et le généraliser pour là aussi, suivre ce qui a été fait dans les pays les plus ambitieux en la matière. 

Mais à côté de ça, vous me direz : c'est formidable, on peut faire plus de sport à l'école et autres, mais s'il n'y a pas les équipements pour faire le sport, bon courage. Et c'est une réalité que dans beaucoup de nos quartiers, de nos villages, dans trop de villes, dans notre république, nous avons des manques en matière d'infrastructures sportives. C'est pourquoi j'annoncerai dans les prochaines semaines un plan massif pour les équipements sportifs de proximité. Il sera inédit, pas uniquement par son ampleur, mais par son esprit. Nous inventerons de nouvelles manières de financer, de construire et d'utiliser ces lieux. L'État pourra ainsi aller jusqu'à financer l'intégralité des travaux et des études. Nous le ferons en partenariat avec l'ensemble des collectivités territoriales qui seront candidates. Nous irons là où les besoins sont les plus criants pour, dès 2022 et jusqu'en 2024, pouvoir ainsi déployer plusieurs milliers de terrains de basket, en particulier les baskets 3x3 - j'ai découvert à ce niveau de compétition au JO et je trouvais quelque chose vraiment, je suis sûr qu'il fera naître des vocations -  de paddle, de skate-park, de foot-five, de dojo en pied d'immeuble - les 1 000 Dojos, nous les mettrons dans ce plan -  de piscines et bien d'autres qui seront ainsi livrés. Les lieux de sports vont fleurir dans nos quartiers et dans nos villes pour que le paysage physique du sport français puisse changer, et que nos plus jeunes puissent véritablement s'adonner à ce qui est une passion, un loisir, peut-être le début de ce qui est un engagement de haut niveau. 

Voilà les quelques mots que je voulais vous dire avant de procéder à une cérémonie de décoration que nous allons orchestrer avec le premier ministre et les ministres de pairs pour que nous puissions décorer l'ensemble de nos médaillés. 

Vous l'avez compris, ce que je veux aujourd'hui et dès aujourd'hui que nous puissions faire, c'est célébrer avec fierté ce que vous avez réussi à bâtir durant les dernières semaines et qui est le fruit, je le sais, d'un travail et d'un engagement de vous, de vos familles, de tous ceux qui ont cru en vous depuis tant d'années. Mais c'est que dès maintenant, on prépare tous ensemble ce rendez-vous historique de 2024. Nous devons être là, collectivement, nous en donner tous les moyens pour rendre les Françaises et les Français fiers, pour que vous puissiez être fiers et pour qu'on puisse récupérer pas simplement le maximum de médailles, mais permettre au sport de donner aussi à la nation tout ce qu'il peut lui donner parce qu'il est au cœur de son projet. 

Donc merci de nous avoir fait rêver, de nous avoir fait ainsi, de nous avoir ainsi inspiré, mais comme vous l'avez compris, il y a encore beaucoup de travail devant nous !

Vive la République
Et vive la France ! 
 

La cérémonie en images : 

Cérémonie en l'honneur des médaillés olympiques et paralympiques aux Jeux de Tokyo 2020.

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