Publié le 17 mai 1980

Allocution prononcée par M. Valéry Giscard d'Estaing à l'occasion du déjeuner offert par M. José Lopez Portillo, Président du Mexique, Paris, Pré Catelan, le samedi 17 mai 1980

Allocution prononcée par M. Valéry Giscard d'Estaing à l'occasion du déjeuner offert par M. José Lopez Portillo, Président du Mexique, Paris, Pré Catelan, le samedi 17 mai 1980

17 mai 1980 - Seul le prononcé fait foi

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`Politique étrangère ` relations franco - mexicaines`
- Monsieur le Président,
- madame,
- Permettez-moi de répondre en quelques mots à votre toast. Vous avez transformé une partie du Bois de Boulogne en territoire mexicain. Le fait d'être ici vos invités nous permet de nous souvenir de l'accueil exceptionnel que votre pays nous a réservé l'an dernier. Le seul voeu que je voudrais formuler à cet égard, c'est que vous-même monsieur le Président, que vous madame, que votre famille, ainsi que les hautes personnalités qui vous accompagnent, gardiez un aussi bon souvenir de votre séjour en France que nous en gardons de notre visite au Mexique. Nous avons beaucoup de raisons de développer notre dialogue commun entre le Mexique et la France. D'abord parce que nous souhaitons les uns et les autres développer nos relations. Nous en parlerons tout à l'heure avec nos ministres. Il y a une raison fondamentale pour développer ces relations : nous partageons les mêmes principes dans l'organisation de nos vies politiques, dans l'aspiration de nos progrès sociaux. Il est très important que les pays dans le monde qui éprouvent des sentiments d'amitié les manifestent par des actes de solidarité.\
`Politique étrangère ` relations franco - mexicaines`
- Lorsqu'on est ami il faut aussi développer en profondeur ses relations et sa solidarité.
- Nous souhaitons également, vous et moi que le monde à venir soit plus juste dans son organisation économique et sociale. Je souhaite que nous continuions à travailler ensemble pour l'avènement de ce monde plus juste. En même temps nous observons une certaine dégradation des relations internationales. Il y aurait paradoxe à vouloir organiser un monde plus juste et à se résigner en même temps que se désorganisent et se dégradent les relations internationales £ en-particulier que les principes qui sont à l'origine de ces relations soient de plus en plus souvent mis en brèche. Il est très important pour ceux qui veulent que le monde continue à progresser, de maintenir très fermement notre attachement aux principes qui sont ceux de la stabilité, de la justice des relations internationales. Je pense à la fois aux droits de l'homme, au respect mutuel des Etats, au refus des solutions de force dans les relations internationales et à la priorité donnée à la -recherche de solutions pacifiques aux différends qui subsistent. Pour progresser vers la justice, pour refuser la dégradation des relations internationales, je suis persuadé qu'on entendra à la fois la voix du Mexique et de la France.
- Monsieur le Président, pour vous remercier de votre hospitalité et au nom de tous vos invités français, je lève mon verre à votre bonheur personnel, à celui de Mme Romano de LOPEZ PORTILLO, à votre famille, au bonheur du peuple mexicain et à la contribution que le Mexique et la France continueront d'apporter, j'en suis sûr, à la paix, au progrès et à la justice dans le monde.
- A votre santé, monsieur le Président.\

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