Publié le 17 octobre 2005

Point de presse conjoint de MM. Jacques Chirac, Président de la République, et de M. Mahmoud Abbas, Président de l'Autorité palestinienne, sur les relations franco-palestiniennes et la situation au Proche-Orient, à Paris le 17 octobre 2005.

Point de presse conjoint de MM. Jacques Chirac, Président de la République, et de M. Mahmoud Abbas, Président de l'Autorité palestinienne, sur les relations franco-palestiniennes et la situation au Proche-Orient, à Paris le 17 octobre 2005.

17 octobre 2005 - Seul le prononcé fait foi

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LE PRESIDENT - Mesdames, Messieurs, je suis heureux de recevoir cet après-midi le Président de l'Autorité palestinienne. Son passage à Paris souligne les relations amicales qui existent depuis longtemps entre le peuple palestinien et le peuple français. Cette visite intervient à un moment particulier et positif, à la suite du retrait de Gaza qui marque qu'avec de la volonté, la paix peut triompher de la violence. Je souhaite que ce retrait donne une impulsion à un processus politique, un processus conduisant à la paix, permettant à deux Etats viables de vivre côte à côte en paix et en sécurité.
Dans ce contexte la feuille de route, actualisée bien entendu, reste notre référence, la référence de la France, la référence de l'Union européenne. La France et l'Union européenne poursuivent et amplifient leur aide à l'Autorité palestinienne dans le domaine des réformes qui sont en voie d'accomplissement et qui doivent être poursuivies. Elles concernent à la fois la sécurité, mais également l'état de droit et, bien sûr, le développement économique et social. Dans ce contexte, la France, comme l'Union européenne sera toujours aux côtés de ceux qui, en Israël comme chez les Palestiniens, voudront et feront en sorte que la paix s'impose.
M. MAHMOUD ABBAS - Je voudrais vous remercier, Monsieur le Président. C'est un honneur pour moi d'effectuer aujourd'hui à Paris ma première visite en tant que Président de l'Autorité palestinienne. J'ai eu l'honneur de vous rencontrer plusieurs fois par le passé, ici, à l'Elysée, en compagnie de votre ami, Yasser ARAFAT, que Dieu ait son âme. Grâce à la relation étroite qui existait entre vous et le Président ARAFAT, je savais quel était le rôle que la France jouait et que vous, Monsieur le Président, jouiez personnellement pour la cause palestinienne. Je suis tout à fait confiant que la France, grâce aux relations bilatérales que nous entretenons, également grâce au rôle qu'elle joue dans le cadre du quartet, continuera à jouer un rôle positif et efficace afin de trouver une solution juste et équitable à la cause palestinienne. Nous avons beaucoup de considération et d'appréciation pour votre rôle Monsieur le Président, pour le soutien que vous apportez au peuple palestinien, notamment dans les domaines politiques et économiques.
Le retrait a eu lieu à Gaza, et dans certaines colonies de Cisjordanie. Il s'est déroulé dans le calme et nous en remercions Dieu. Nous considérons que la fin de l'occupation de Gaza et de certaines zones en Cisjordanie est la fin d'une étape et le début d'une nouvelle étape de reconstruction. Nous espérons pouvoir fournir à notre peuple le soutien dont il a besoin, afin de le sortir de l'état de pauvreté, de misère et de découragement où il se débattait. Nous confirmons la trêve, l'appel au calme et nous voulons aussi mettre un terme à toutes les actions armées afin que le peuple palestinien ait le sentiment d'avoir franchi une étape. Comme vous le savez, nous avons commencé à implanter la démocratie et l'Etat de droit, et nous sommes tout à fait déterminés à aller jusqu'au bout de ce chemin. C'est pour cette raison que nous prenons toutes les mesures qui s'imposent afin d'affermir la souveraineté de la loi et la démocratie.
Comme vous le savez, Monsieur le Président, nous organisons le 25 janvier prochain des élections législatives et nous espérons que ces élections auront votre soutien et votre aide. Nous comptons sur vous, Monsieur le Président, non seulement pour la cause palestinienne, mais aussi pour les problèmes du Proche et du Moyen-Orient en général.
QUESTION - Monsieur le Président, j'aimerais savoir si vous allez évoquer aujourd'hui la question des investissements français en Palestine, et particulièrement le projet d'un tramway ?
LE PRESIDENT - Nous n'avons pas encore commencé nos discussions, mais je peux vous dire que c'est à l'ordre du jour de ce que nous allons évoquer ensemble, le Président Mahmoud ABBAS et moi.
QUESTION - ABOU MAZEN, Israël a annoncé aujourd'hui le gel des contacts après la mort de trois Israéliens, quelle est votre réaction ?
M. MAHMOUD ABBAS - Tout d'abord nous regrettons ce qui s'est passé hier. Ces évènements portent atteinte à la trêve et au calme que nous avions respectés. L'ensemble des organisations palestiniennes qui s'étaient engagées au Caire en signant l'accord de trêve ont condamné cette opération. Nous savons que certains veulent nous atteindre et mènent de tels actes, qui nous portent préjudice.
Pour ce qui est des contacts avec les Israéliens, nous sommes convaincus qu'ils vont reprendre rapidement, parce qu'il y a de nombreux sujets que nous pouvons discuter avec les Israéliens, et dont nous devons parler.
LE PRESIDENT - Je vous remercie.

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