Publié le 8 mars 1986

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des jeunes boursières de la vocation scientifique et technique, Paris, Palais de l'Élysée, samedi 8 mars 1986.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la réception des jeunes boursières de la vocation scientifique et technique, Paris, Palais de l'Élysée, samedi 8 mars 1986.

8 mars 1986 - Seul le prononcé fait foi

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Mesdames, mesdemoiselles,
- Vous savez pourquoi vous êtes là, j'imagine ! Nous célébrons aujourd'hui, 8 mars, la fête des femmes. Chaque année, à l'initiative de Mme Yvette Roudy, je marque par un signe symbolique, ayant une signification, cette fête qui a pour moi une grande importance.
- En 1986, nous avons choisi de vous recevoir, de vous rencontrer, pour ce que vous représentez, vous, jeunes filles, qui allez vous trouver affrontées aux difficultés de la vie.
- Si vous êtes là, c'est aussi parce que vous représentez un choix scientifique et technique. Vous avez l'intention de faire votre métier, d'assurer votre carrière au service du pays, au service de votre futur foyer ou de votre future famille, pour vous-mêmes, pour vous accomplir, dans des métiers difficiles, mais responsables et très utiles à la France. Soyez-en remerciées, il nous en faut de plus en plus.
- Vous êtes là parce que vous appartenez, toutes ou presque toutes, à des milieux parfois défavorisés - enfin qui ne sont pas ceux des privilèges -. Cette action menée pour que vous disposiez d'un beau métier qui vous permettra de vivre bien, est une action qui, en même temps, permettra à des jeunes filles, à des jeunes femmes de réussir alors que normalement la société, telle qu'elle était, les aurait condamnées à n'exercer que des professions subalternes ou de simples exécutions, souvent même à des métiers que vous n'aimeriez pas faire.
- Voilà bien des raisons de vous accueillir avec joie. Vous avez envie, je suppose de réussir, pour cela il faudra du travail. Juste après le baccalauréat des moyens vous sont donnés. C'est là l'intervention de la puissance publique, de l'Etat, de ce que nous avons voulu faire, pour que vous ayez le moyen - car vous ne l'auriez pas naturellement - d'aller plus loin.
- Vous êtes un symbole, vous représentez la jeunesse, la jeunesse du pays, la jeunesse qui travaille, la jeunesse volontaire, la jeunesse qui, par ses qualités, réussira à démontrer que notre société peut être plus juste, meilleure et plus efficace, par la science et par la technique dont vous allez devenir de bonnes spécialistes.
- Voilà, je n'ai pas besoin d'en dire plus, sinon de vous remercier, madame le ministre des droits de la femme, qui êtes l'âme et l'organisatrice de ces réunions.\

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