20 janvier 1985 - Seul le prononcé fait foi

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à son retour de Nouvelle-Calédonie, pour Radio France d'Outre-mer, Paris, Palais de l'Élysée, dimanche 20 janvier 1985.

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Après cette journée passée chez vous, me voici donc de retour à Paris.
- Je veux sans plus tarder remercier tous les responsables des organisations politiques, économiques, sociales, syndicales, religieuses et coutumières qui sont venues à ma rencontre.
- Malgré la nécessaire brièveté de mon séjour, ils m'ont permis d'aborder tous les grands problèmes, de mieux appréhender la réalité quotidienne, d'expliquer plus directement la politique de la France dans ce territoire auquel je vous sais tous tant attachés !
- Je rentre avec la conviction que le dialogue s'impose plus que jamais : lui seul peut nous épargner les passions et les drames !
- Heureusement, ce dialogue n'est pas rompu £ c'est là l'heureux aboutissement des efforts du délégué du gouvernement, mais aussi la marque du sens des responsabilités qui doit animer les uns et les autres.
- J'ai pu également m'assurer que toutes les dispositions ont bien été prises pour garantir la sécurité des biens et des personnes. Là encore, chacun sait quel est son devoir, et il le fera.
- Enfin, j'ai vu la vie économique reprendre peu à peu son cours et j'ai été heureux d'apprendre la prochaine réouverture de la mine de Thio.
- Ainsi, les conditions peuvent être réunies pour que l'on réapprenne parmi vous à se parler, à s'écouter, à se respecter, à s'enrichir des différences.
- Je n'aborde pas en cet instant les problèmes politiques de fond auxquels s'est attaqué M. Pisani avec tant de détermination et la confiance du gouvernement. Ce sera l'objet de vos réflexions et de vos travaux dans les jours à venir.
- Croyez-moi : en Nouvelle-Calédonie comme partout, c'est dans l'union, dans le rassemblement plutôt que dans les divisions et les déchirements que nous irons de l'avant.\

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