Publié le 31 décembre 1983

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à la suite de sa visite à la maternité "Antoine Béclère" à Clamart, samedi 31 décembre 1983.

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à la suite de sa visite à la maternité "Antoine Béclère" à Clamart, samedi 31 décembre 1983.

31 décembre 1983 - Seul le prononcé fait foi

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QUESTION.- Monsieur le Président quelle est la signification de votre geste, de votre venue dans cette maternité de Clamart ?
- LE PRESIDENT.- C'est une maternité où l'on est tout à fait en avance parmi les techniques modernes, où l'on a cherché et réussi à humaniser au maximum. Le père est généralement là, admis, reconnu. Toutes les conditions sont créées pour que cet événement difficile et en même temps heureux pour une famille se déroule dans de bonnes conditions psychologiques. C'est une maternité très bien tenue et j'ai voulu la voir pour que cela serve d'exemple à beaucoup d'autres. Je sais que ce n'est pas la seule, bien entendu. Dans toute la France il y a des médecins, il y a des infirmières, il y a des administrateurs qui vieillent à ce que les maternités puissent répondre à notre attente.
- Je veux aussi donner la signification du véritable intérêt de cette association de bonnes volontés et de compétences. Il faut qu'il y ait des enfants en France. Plus les familles sauront qu'elles seront bien reçues, bien soignées, que c'est pour elles un événement dont elles tireront le meilleur, plus il y aura d'enfants. Bien entendu, cela relève de la décision des parents mais il n'en reste pas moins qu'il faut à la France deux, trois enfants par famille. Si une visite comme celle-ci et ce contact avec les médecins me permettent de mieux le faire comprendre encore aux Français, ce serait une bonne chose.
- QUESTION.- Est-ce qu'il y avait quelque chose de symbolique dans le fait que vous venez le 31 décembre dans une maternité ?
- LE PRESIDENT.- J'aurai pu venir un autre jour car pour moi le 31 décembre, c'est une jornée où je remplis ma charge comme les autres journées. Mais peut-être avez vous raison : le 31 décembre, juste à la jointure de deux années, c'est une façon de reprendre pied et de dire l'année prochaine - c'est-à-dire à-partir de minuit - nous allons donner à la France des moyens nouveaux de se développer.\

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