Le Président de la République a participé à l’évènement Bpifrance Inno Génération (BIG) ce jeudi 8 octobre 2026.
Cet événement est l’un des plus grands rassemblements européens dédié aux entrepreneurs.
Le chef de l'État a salué la diversité et la vitalité des entrepreneurs français, des créateurs aux dirigeants de start-up, de PME et d'ETI.
Il a rappelé l'engagement de l'État à leurs côtés pour l'innovation, l'industrie et la croissance, en particulier à travers le plan France 2030, lancé il y a cinq ans pour faire émerger les leaders technologiques et industriels de demain, ainsi que l'action de Bpifrance et de la French Tech.
Revoir la prise de parole du Président :
8 octobre 2026 - Seul le prononcé fait foi
Discours du Président de la République au Salon Bpifrance.
Je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui et fidèle à cet événement. Je crois que si on suit tous la même actualité, il est difficile de se dire qu'on vit dans un monde enthousiasmant où les gens sont pleins de confiance en eux. Et pourtant, vous êtes là. Ça fait 12 ans que vous êtes là. Et pour ma part, c'est la 10ème fois comme Président que je suis là à vos côtés. Alors, je sais que le thème de ce BIG c'est le culot. Ce n'est pas aujourd'hui la démonstration que je suis venu vous faire. Je suis au fond venu essayer de vous dire comment je vois les choses avec vous. Et pour aller droit au but, je suis venu vous passer un message très simple : merci et soyez extrêmement fiers de ce que vous êtes et de ce que vous faites.
Et quand je vous dis merci, c'est parce que quand je regarde tout ce qui a été fait depuis 10 ans tous ensemble, rien n'était écrit. En 10 ans, on a créé des millions d'emplois, on a recréé de l'emploi industriel. Il y a 10 ans, on levait péniblement 1 milliard d'euros de fonds par an, on en lève 10 fois plus aujourd'hui. En 10 ans, on a complètement transformé le paysage entrepreneurial français. En nombre de deep techs créées par an, en nombre d'argent créé par an, en transformation de nos entreprises. En 10 ans, vous avez changé le paysage. Et ça, c'est irréversible. Et on vit pourtant dans ce monde fait de crises multiples qu'on a traversées durant ces 10 années. On a vécu ensemble les crises sociales, on a vécu ensemble la pandémie et le Covid, on a vécu ensemble le retour des guerres en Europe, la crise énergétique de 2022, celle qu'on vit aujourd'hui. Et malgré tout ça, les résultats sont là.
En 2025, on a battu l'année record de création du nombre d'entreprises dans notre pays. On n'en avait jamais créé autant, 1 160 000. Et donc tout ça, c'est ce que vous avez su faire, tout ce qu'on a fait durant cette décennie. Alors, ça ne s'est pas fait tout seul. Il y a eu les mobilisations de la French Tech et des French Tech partout à travers le monde, ce réseau qu'on a créé il y a plus de 10 ans, qui s'est développé, qui a constitué cet écosystème. C'est tout le travail qui a été fait par BPI, ses financements, ses programmes, son développement et les BIG.
C'est ce qui a été fait par Business France pour emmener tout le monde à l'international. C'est ce qui a ensuite été fait depuis 5 ans par France 2030, qui a permis justement d'investir dans l'innovation de rupture dans tous les secteurs et d'engager ces 50 milliards d'euros qui ont permis de transformer les choses. Les évaluations ont été rendues il y a quelques jours, elles sont positives pour l'économie française. C'est ce que les équipes des ministères, depuis des années, ont su faire à vos côtés pour justement dynamiser notre entrepreneuriat et avoir ces résultats.
Et en même temps, durant cette décennie, on a su créer plus d'entreprises, lever des tickets plus gros, consolider dans la deep tech, par exemple, le nombre de créations d'entreprises. On a davantage décarboné le pays. Là où il y a 10 ans on nous disait, il faut faire un choix simple, vous voulez décarboner, il va falloir fermer de l'industrie. Vous avez montré collectivement qu'au moment où on crée des emplois, où on crée des emplois industriels, on pouvait décarboner. On a multiplié par 4 par an le taux de réduction de notre CO2. Là où on était à 1 % il y a 10 ans, on était à 4,5 en 2025. Et ça, parce qu'on a fait le choix de la décarbonation dans de nombreux secteurs industriels. On a accompagné nos entrepreneurs dans l'acier, dans le ciment pour pouvoir décarboner.
Et quand je vous regarde aujourd'hui, je ne peux pas ne pas voir qu'on a réussi ces transformations dans des secteurs très industriels où on a décarboné et, dans le même temps, on a sécurisé des créations de data centers, 10 gigawatts pour 2030. Aucun autre pays européen n'est à notre rythme. Et ça, on l'a appuyé sur une force historique, mais qu'on a démultipliée. Il y a 10 ans, on nous expliquait, il va falloir sortir du nucléaire. Je me rappelle, je venais d'être élu. On nous disait, le nucléaire, il va falloir réduire, technologie du passé. On ne créait plus un emploi dans le secteur. On visait 50 % à horizon 2035. On a commencé à pivoter ça un an plus tard. On a réinvesti dans la filière. En 2022, à Belfort, on a dit nouvelle stratégie. Au moment où on se parle, on a 75 % de notre électricité sécurisée dans le nucléaire et le plus grand programme de création d'énergie nucléaire depuis des décennies dans notre pays aujourd'hui.
Mais en faisant ça et en relançant cette filière du nucléaire, les métiers qui vont avec, avec les technologies les plus disruptives, on sécurise nos capacités à produire de l'électricité pilotable décarbonée et donc à attirer des data centers. Et au moment où, aux États-Unis d'Amérique, vous avez des révoltes parce que les gens doivent choisir entre la facture de l'énergie pour les ménages ou pour leurs entreprises, ou se dire, on pourra brancher notre data center dans 5 ans, dans 10 ans, nous, on a plus de 90 TWh ces deux dernières années disponibles grâce à notre nucléaire. Et donc c'est l'électricité et la production du modèle français qui permet d'être dans la compétition de demain.
Et donc oui, on est dans la compétition des data centers, à la tête du peloton européen avec nos 10 gigawatts sécurisés d'ici 2030. Oui, on est dans la compétition des modèles frontières d'IA. Mistral vient de sortir son nouveau modèle, son dernier. Ils sont dans la compétition. J'entendais beaucoup de gens qui doutaient encore ces derniers mois. Ils sont là. Quels autres pays dans le monde sont dans la compétition des modèles frontières ? États-Unis, Chine, et entre les deux, les Canadiens et nous, c'est tout. Soyez fiers de ça, c'est le fruit de notre recherche, de jeunes étudiants qui ont créé leur entreprise ces dernières années, qui l'ont développée, qui ont investi, qui ont levé de l'argent et qui le font depuis la France.
Et au moment où vous avez Mistral AI, vous avez aussi AMI Labs, avec un Yann LeCun qui a réussi à l'autre bout du monde, qui a été reconnu par ses pairs et qui dit : « Moi, je vais réinvestir sur un modèle concurrent, les World Models, et je vais le faire en France. Je vais revenir le faire entre la France et les États-Unis parce que je crois dans mon pays. » Et il ne l'a pas fait il y a 5 ans, il y a 6 ans, il l'a fait là, il y a 18 mois, dans notre France, dans la même France que celle qu'on voit tous les jours quand on allume le poste de télé, où on a plein de gens qui nous expliquent qu'elle serait foutue. Ça n'est pas vrai parce que vous êtes là, parce que tout ce que je décris, c'est cette France d'aujourd'hui.
C'est celle aussi des The Exploration Company, des Maiaspace, des Loft Orbital, etc., de toute cette famille justement du NewSpace qui a su créer des entreprises qui, aux côtés des géants, sont en train de transformer les choses. Et regardez notre pays tel qu'il est. On a un modèle énergétique qui est fort, le plus décarboné d'Europe, le plus à notre main, le plus souverain. On a recréé plus de 2,5 millions d'emplois ces 10 dernières années. On a créé un nombre record d'entreprises, comme je le disais. On a notre CAC 40 que beaucoup décrient, mais qui est une énorme force. Il n'y a pas un pays en Europe qui a autant de grandes boîtes.
En 10 ans, on est passé de 5 000 à 7 300 ETI, ce qui était un peu notre faiblesse, le Mittelstand à l'allemande. On a commencé à rattraper. On est le pays d'Europe qui crée le plus de start-up, qui a les plus gros tickets pour le scale-up et qui avance. Et dans l'IA, on est là avec le modèle frontière, on crée des data centers. Dans le quantique, on est les seuls à avoir des champions mondiaux dans toutes les catégories d'innovation du quantique. Dans le NewSpace, on est là dans la compétition avec des entreprises qui ont levé des centaines de millions d'euros aux côtés de nos groupes du spatial européen qui sont des champions historiques.
Regardons-nous tels que nous sommes. Nous avons pris le virage de la décarbonation de notre économie et dans nos secteurs traditionnels parce qu'on a investi avec France 2030, on est en train de pivoter. Regardez-nous tels que nous sommes. Il y a 10 ans, on avait une crise terrible de la voiture. Non pas qu'on en soit totalement sortis, mais il y a 10 ans, quand je demandais, et dans quelques jours on recevra le Mondial de l'Automobile, juste avant le salon, je réunissais tous les constructeurs, ils me disaient, « malheureux, n'allez pas faire plus de véhicules électriques, il est impossible en Europe de produire des batteries électriques. On dépend complètement des Chinois et des Coréens du Sud ». C'était vrai. Au moment où je vous parle, on a 4 Gigafactories en France qui tournent à plein. 4 !
On produit des centaines de milliers de véhicules électriques en France. La R4, la R5, elle est produite en France avec des batteries faites en France. C'est ce qu'on a fait ces 10 dernières années. Ce ne sont pas des mots, c’est des réalisations. Et tout ça, on l'a fait avec quoi ? Avec vous, avec votre énergie, avec votre envie de faire.
Tout ce que je viens de décrire, ce n'est pas des promesses. Vous savez, je ne suis plus au temps des promesses. J'ai vécu cette époque avec vous. Tout ça, c'est ce que nous avons fait tous ensemble. Alors oui, vous avez le droit d'avoir beaucoup de culot et d'avoir beaucoup d'audace. Ne vous laissez pas prendre ça. On l'a fait grâce à quoi ? Certes, des programmes que j'ai cités depuis tout à l'heure, des choix fiscaux clairs dès le début, la flat tax qu'on a faite sur les impôts de production, ce qu'on a fait pour baisser l'impôt sur les sociétés, les ordonnances travail, la modernisation de beaucoup de secteurs, l'invention d'un apprentissage à la française où on est passé de 250 000 apprentis par an à 1 million, la simplification du régime des entrepreneurs, des simplifications dans beaucoup de domaines, l'accélération des choses.
Alors, à côté, oui, de beaucoup de choses qui vont mal, d'un monde déréglé, de lourdeurs qui existent encore, tout ça, on l'a fait. Et si nous sommes le pays le plus attractif d'Europe depuis 7 ans, si nous sommes ce pays qui a réussi, de la décarbonation à l'IA, au spatial, au quantique, à nos domaines les plus traditionnels, à recréer ou à créer et inventer, c'est parce que vous êtes là, c'est parce que nous sommes là. C'est parce que depuis 10 ans, on a fait des choix audacieux, on a cru en nous et surtout parce que depuis 10 ans, on a assumé d'être ce que nous sommes, nous Français. Et ça, ne l'oubliez jamais.
Je l'ai dit, il y a 10 ans et je l'ai répété plusieurs fois. On a voulu nous faire croire que le mot d'entrepreneur était un mot d'Anglo-Saxon. C'est un mot français que nous ont pris les Anglo-Saxons. Et ce que vous avez imposé dans le paysage du pays en 10 ans, c'est le goût du risque et c'est le goût de l'avenir. Une entrepreneuse ou un entrepreneur, qu'il soit dans la deep tech, qu'il soit dans le textile, dans le ciment, dans le nucléaire, qu'il habite Laval, Montpellier, Paris ou qu'il serve la France depuis l'autre bout du monde, il y a une chose qu'il ou qu'elle a en lui : la prise de risque, la prise de risque. C'est qu'à un moment donné, vous avez fait un choix qui est de croire dans une idée et que cette idée devienne une réalité. Et qu'elle allait devenir votre vie et qu'avec vous, elle allait entraîner la vie des autres et qu'elle allait devenir une petite entreprise, puis une plus grande et peut-être un champion. Et qu'avec ça, vous avez eu le goût de l'avenir.
C'est ça investir. Ce n'est pas un gros mot investir. C'est de dire : « je crois plus dans demain que dans aujourd'hui, je vais mettre mon argent, je vais convaincre des gens de mettre leur argent dans mon idée, ou dans nous 3, nous 4, nous 10, parce que je crois plus dans demain que dans aujourd'hui. » Ce goût du risque et ce goût de l'avenir, c'est le plus beau des trésors et c'est ce qui fait qu'un pays avance ou qu'il recule. Au moment où des élites politiques, économiques, où des grands groupes, des start-up, des ETI se mettent à se dire : « demain est terrible et je n'y crois plus », elles ont déjà perdu. Au moment où vous commencez à avoir cette idée en vous où vous cédez au défaitisme, en fait, vous avez déjà perdu parce que les gens se disent : « il y a un doute », alors ils arrêtent de mettre leur argent, parce que les gens se disent : « il y a un doute », alors ils arrêtent d'acheter vos produits.
L'économie, c'est de la psychologie. La vie de vos entreprises comme la vie d'une nation, c'est une chose. La confiance en nous, le goût du risque et le goût de l'avenir. Et donc, je vous demande une chose, c'est de ne pas céder au manichéisme ambiant qui est en train de revenir, qui est l'esprit de défaite que notre pays a déjà connu plein de fois dans son histoire. C'est l'esprit de 1870, de 1940, de tant de fois dans notre histoire économique où les gens disent : « on est foutus, on regarde les autres, on est foutus pour telle ou telle raison. » Chaque matin, dans vos entreprises, vous avez des raisons de dire : « je suis moins bon que mon compétiteur. » À la seconde où vous croyez à cette idée et vous lâchez le reste, vous avez déjà perdu face à votre compétiteur. C'est pareil pour notre pays.
Oui, on a des faiblesses, nos finances publiques, un modèle social qui n'est pas assez financé. Est-ce qu'on n'a pas essayé de se battre ces dernières années là-dessus ? Oui. Est-ce qu'on a gagné toutes les batailles ? Non. Mais il faut y repartir, il faut convaincre, il faut montrer qu'il faut le moderniser, qu'un pays qui vieillit, c'est aussi une chance. Et donc, il faut passer des transformations qui permettront de rendre ce pays qui vieillit avec un modèle social soutenable. Ça ne veut pas dire pour autant qu'il faut rester couché et qu'on est fichu. Il faut se battre, il faut repartir avec de l'énergie. Mais je vous le dis, l'esprit de défaite ambiant que je vois n'y cédez rien. Rien ! Croyez en vous, croyez en l'avenir. Si vous n'y croyez pas, vous avez déjà perdu.
Et puis, l'autre chose qu'il ne faut pas laisser, c'est l'égalité à laquelle je crois comme vous, l'égalité des possibles, celle qui permet de recréer l'égalité des chances qui est nécessaire dans la République et qui fait que je veux que chaque jeune de quelque famille, de quelque région que ce soit puisse créer son entreprise ou avoir accès au meilleur. Cet esprit français, cet amour de l'égalité, de l'égalité des chances et des possibles, n'a rien à voir avec la jalousie et la haine de la réussite. Et on voit revenir cette haine de la réussite, mais qui est au fond quoi ? La confusion entre la rente et la réussite qui accompagne la prise de risque.
Vous, ici, vous n'êtes pas des rentiers, vous êtes des femmes et des hommes qui avez pris vos risques, qui avez investi et qui, pour certains d'entre eux, et j'espère de plus en plus, avez réussi et allez réussir encore. Mais cette réussite, c'est le fruit de votre travail, de votre engagement, de votre investissement, de celui souvent de la nation à vos côtés.
Ce sur quoi il faut revenir, c'est l'esprit de se rendre partout où ça dysfonctionne. C'est d'essayer de tendre la main aux autres pour que chacun soit dans cette aventure. C'est de ne pas laisser certains autres au bord de cette aventure. Mais la réussite qui accompagne l'entrepreneuriat, ça n'est pas la rente injustifiée et l'argent indûment gagné. On ne doit pas laisser cette idée se réinstaller dans le pays.
Et donc, au fond, ce que je suis venu vous dire aujourd'hui, c'est : regardez tout ce qui a été fait ces dernières années, ces 10 dernières années, depuis que BIG existe. C'est une métamorphose de la France, une vraie métamorphose où on a recréé de l'emploi industriel, où on a remis de l'emploi, où on a résisté ensemble aux crises, où on a pris le tournant de la deep tech, de la transformation de notre industrie, des transformations technologiques, de l'IA, du quantique, de la décarbonation et on l'a fait malgré les crises, malgré les chocs. Et de ça, vous devez être fiers. Et personne ne peut ni ne doit nous le prendre, vous le prendre. Et donc, soyez infiniment fiers de tout ce qui a été fait ces dernières années, mais surtout croyez en vous. Parce que si nous en sommes là aujourd'hui, c'est qu'il y a des femmes et des hommes dans leurs entreprises ou avec leurs idées qui ont cru en eux à un moment donné. Vous, quand vous l'avez lancée, vous, quand vous l'avez reprise, vous, quand vous étiez face à telle ou telle crise pour la relancer. Voilà ce que je suis venu vous dire aujourd'hui.
Ne cédez rien à l'esprit de défaite, ne cédez rien à l'esprit de jalousie. Continuez d'être des femmes et des hommes qui croient en vous, en vos collaboratrices, en vos collaborateurs et en notre nation. Parce que ce qu'elle a fait ces dernières années, ce qu'elle a su faire ces derniers siècles est extraordinaire. Nous sommes une grande nation d'esprit de conquête, d'esprit d'entreprise et de créativité. Et donc, continuez de l'avoir chevillé au corps.
Et oui, on va avoir devant nous beaucoup de défis dans les mois, les années qui viennent. Il faut les aborder avec humilité, mais il faut les aborder aussi en ayant à l'esprit ce que nous sommes, ce que je viens de décrire, ce que vous êtes. Soyez fiers de ce goût du risque, soyez fiers de ce goût de l'avenir et de l'investissement, soyez fiers de ce que vous êtes, de ce que nous sommes. Vive BIG, vive la République et vive la France !
Merci beaucoup. J'étais très fier et très heureux d'être parmi vous. Vous allez continuer, Tony va prendre la parole à l'instant. C'était la dernière fois pour moi que je pouvais m'exprimer devant vous et donc j'espère vous avoir donné toute mon énergie et tout mon cœur et je veux ici vraiment dire un immense merci à mon ami Nicolas Dufourcq qui, avec beaucoup d'énergie durant toutes ces années, a mené cette aventure et à lui et à toutes ses équipes, je veux dire un immense merci. Parce qu'il incarne magnifiquement ce goût du risque et cet esprit d'entrepreneur mis au service de la chose publique.
Merci à Nicolas et à toutes les équipes de BIG et de Business et de Bpifrance et de France 2030 et de Bercy et de la French Tech et à vous toutes et tous.
Vive la République et vive la France !
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