Le Président Emmanuel Macron a participé à la cérémonie du 82e anniversaire de la libération de la ville de Bormes-les-Mimosas, ce lundi.

En marge de la cérémonie et avant son temps d’échange traditionnel avec les anciens combattants et les habitants du village, le Président de la République a rencontré les maires du Var dont les communes ont été victimes du feu du massif du Gros Bessillon ainsi que les pompiers qui ont lutté contre l’incendie.

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17 août 2026 - Seul le prononcé fait foi

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Discours du Président de la République à l’occasion du 82ème anniversaire de la libération de la ville de Bormes-les-Mimosas.

Madame la Ministre, 
Monsieur le Préfet, 
Monsieur l'Ambassadeur, 
Monsieur le Député, 
Monsieur le Maire, cher François, 
Madame, chère Violaine, 
Monsieur le Préfet maritime, 
Mesdames, Messieurs les maires, 
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les élus, 
Mesdames, Messieurs les présidentes et présidents d'associations patriotiques,
Chers porte-drapeaux, 
Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités, 
Chers amis. 

Monsieur le Maire, merci pour vos mots à l'instant et ce que vous avez rappelé. Et oui, ensemble, depuis neuf ans, nous avons pris ce pli. Nous avons pris ce pli, cette habitude, d'être à vos côtés avec mon épouse en ces 17 août. C'est pour nous l'occasion de retrouver beaucoup de visages devenus familiers, de porte-drapeaux, de compatriotes vivant ici ou y passant des jours heureux, d'élus. Nous avons aussi eu des visages qui ont disparu et que nous n'oublions pas. Pierre Velsch, que vous rappeliez, Robert Chiazzo et beaucoup d'autres. De retrouver notre maître de cérémonie, vous-même, Monsieur le Maire et votre épouse, chère Violaine. 

Nous avons pris ce pli et neuf ans, c'est au fond une époque durant laquelle, il y a quelques années ici, le vent colportait la rumeur de manifestants qui exprimaient cette colère sociale que nous avons vécue ensemble. Nous avons connu ici aussi les incendies. Évidemment, ceux de 2017 et 2021 et nous ne les oublions pas. La pandémie et tout ce qu'elle implique, le retour de la guerre, l'inflation, les moments heureux et la célébration du 80e anniversaire de ce débarquement de Provence, à Saint-Raphaël ici. Beaucoup de visages, Lana et quelques autres qui nous manquent tant. Alors oui, c'est une époque. C'est une époque et nous avons pris ce pli et je dois dire que nous ne pouvons que comprendre, mon épouse et moi, que vous ayez été élue village préféré des Français, vous l'avez rappelé. Merci à Stéphane Bern d'être à nos côtés aujourd'hui pour venir sceller cette célébration et merci Madame la maire pour cette élégance du passage de témoins. 

Mais vous savez ce que c'est ? On a toujours à la fois une fierté et une appréhension. Parce qu’on se dit, c'est très bien que les Français se mettent à préférer Bormes-les-Mimosas mais il va y avoir trop de monde qui va venir. Ça pourrait changer les choses et finalement qu'il y ait trop de visages. Mais non, soyons dans cette joie. Donc c'est évidemment un 17 août un peu particulier aujourd'hui. Je vous remercie pour vos mots, je les partage et ils m'éviteront de les prononcer. Mais vous aussi, vous allez me manquer. Néanmoins, sachez une chose, nous ne serons jamais loin. Je le dis aux Borméennes, Borméens et à tous les élus du territoire qui sont là. 

Chaque année, nous venons ici, dans cette place à la luminosité chaque fois changeante, devant cette stèle, ces noms. Nous sommes là pour, comme vous l'avez dit vous-même en convoquant quelques-uns de ces actes de bravoure, nous souvenir. Pour que cette mémoire ne s'efface pas. C'est ça commémorer. C'est partager une mémoire qui nous lie et celle il y a 82 ans de la libération de Bormes et celle il y a 82 ans de ce débarquement de Provence. Part française de la libération pour célébrer ses chefs de Lattre de Tassigny, Monsabert, Deleuze, Bouvet et tant d'autres que vous avez aussi rappelés. Nous souvenir que rien n'était écrit. Et qu'il y avait ces résistants de l'intérieur qui, ici même, avaient pris tous les risques et qui, dans chaque coin de France, durant ces années de plomb si difficiles et d'occupation, ont pris tous les risques pour résister.

Cette France, oui, qui résistait à l'intérieur, s'alliant à celle de Londres, aux forces alliées débarquant d'abord en Normandie et pour certaines présentes ici aussi, s'est alliée à ces Français libérant le territoire à partir de cette nuit du 14 au 15 août 1944. Rien n'était écrit. Mais ces soldats d'Afrique ont débarqué et avec nos alliés, comme je le disais, ces résistants de l'intérieur, nos forces françaises présentes sur le continent africain, les spahis, les goumiers, les tabors, les marsouins du Pacifique, ceux venus des Antilles, de Nouvelle-Calédonie et nos commandos d'Afrique, sont venus, prenant tous les risques, libérant le territoire et remontant du Cap Nègre, commune après commune, libérant Bormes le 17, en avance sur les plans, libérant Toulon, puis allant vers Marseille, la libérant aussi, plus tôt qu'il n'était prévu dans les plans initiaux, et décidant ensuite de remonter, pas simplement vers Paris, mais la campagne la plus sanglante, celle de l'Est, de l'Alsace, où ils allaient connaître, pour certains, le pire. Mais oui, fidèles au serment de Koufra, fidèles à l'engagement qui venait de si loin, ils ont pris tous les risques. 

Je me souviens encore d'Hubert Germain me racontant ce débarquement, cette terre qu'il a pris dans ses mains, ce sable et cette terre qu'il a porté à son visage pour les sentir. Ou Michel Brousse, ce jeune Français de 20 ans, quand il débarquait, qui disait, malgré les barbelés, malgré les villes détruites et les routes défoncées, il y avait les vignes, l'odeur de la résine sous les pins. C'était la France. Ces jeunes gens qui n'avaient pu fouler leur propre sol depuis des années, redécouvraient leur pays. C'était la France. Ce que nous ne devons pas oublier, ce qui nous lie en ce jour, c'est évidemment la grande fragilité de notre liberté et de notre indépendance. C'est aussi cet esprit de résistance qui a tenu la France, la République et ce qu'elle était durant ces années. C'est l'héroïsme de ceux qui nous ont libérés. C'est l'unité dans laquelle ils ont agi, venant d'Afrique, résistant de l'intérieur ou partant de Londres. Quelles que soient leurs religions, quelles que soient leurs appartenances politiques, c'est une France qui aspire à plus grand qu'elle-même et qui a ainsi rallié autour d'elle tant de puissances alliées à qui nous devons aussi notre liberté. Oui, n'oublions jamais la fragilité de ce que nous sommes, mais aussi la force, la force d'âme, l'engagement et l'héroïsme de ceux qui nous ont permis, depuis 82 ans, à nouveau d'être libres, à nouveau d'être une nation et une République libre et fière. 

Mais ceci continue de nous inspirer et ce souvenir, c'est aussi tirer l'exemple de ces femmes et de ces hommes qui ont agi et savoir aussi reconnaître dans ce qui est aujourd'hui la France contemporaine la même qualité d'âme parce qu'elle existe. Je ne suis pas de ces nostalgiques qui pensent que la France d'aujourd'hui ne saurait avoir la même force d'âme d'hier. Non, et depuis 10 ans, je peux vous dire que j'ai vu ce visage d'une France courageuse. Il est là, il ne demande qu'à être davantage révélé, reconnu et à en inspirer encore davantage. La France continue d'être une grande puissance de liberté. Elle l'est pour le continent européen en ayant pris la tête de cette coalition des volontaires pour l'Ukraine. Elle l'est aussi en étant puissance de paix et d'équilibre au Proche et Moyen-Orient, c'est aussi pour cela qu'en cette journée, je veux m'incliner avec beaucoup de respect une fois encore devant nos morts pour la France et j'ai une pensée particulière pour l'adjudant-chef Arnaud Frion, mort pour la France en Irak en mars dernier, au sergent-chef Florian Montorio et au caporal-chef Anicet Girardin, morts pour la France au Liban en avril dernier. Ils se battaient pour la liberté des autres. Ils se battaient pour la paix dans cette région. Ils se battaient au nom des engagements de la France. Je veux ici avoir une pensée reconnaissante pour tous nos morts des derniers mois, pour leurs familles, pour leurs frères d'armes et pour tous nos blessés. 

Cette France forte, puissance d'équilibre et de paix, indépendante, c'est en effet celle qui est portée par nos forces armées sur tous les continents et sur notre sol, à travers tous nos territoires, et c'est celle qui a conduit notre nation à se réengager depuis dix ans, à doubler le budget de nos armées. Je me tiens devant vous aujourd'hui, après avoir promulgué hier la loi de programmation militaire que le Parlement a votée il y a quelques semaines et que le Conseil constitutionnel a validée il y a quelques jours, et au Journal officiel de demain paraîtra cette loi de programmation militaire. C'est elle qui permettra, dès 2027, d'avoir doublé le budget de nos armées, qui permettra 36 milliards d'euros d'investissements nouveaux pour nos armées sur la période 2026-2030, qui permettra, vous pouvez applaudir nos forces armées. Qui permettra, dans le cyber, en matière de drones, en matière d'innovation, dans toutes les capacités différentes, de faire davantage et d'agir dans les tirs dans la profondeur, comme dans la défense antibalistique, tirant aussi tous les enseignements des changements de la guerre, à la France de se protéger, d'être une nation aussi qui consolide l'engagement des autres. 

Et puis, c'est cette loi de programmation militaire qui permettra, dans quelques semaines, d'organiser le service national et qui donnera un cadre à l'engagement de notre jeunesse. C'est une bonne chose. Et notre jeunesse a ce sens de l'engagement. Je veux ici redire ma confiance en elle. Elle a ce sens de l'engagement. Je le vois parmi celles et ceux qui rejoignent nos armées, comme d'ailleurs nos forces de sécurité intérieure, nos sapeurs-pompiers, nos soignants, et toute forme d'engagement. Mais oui, elle aura, à partir de septembre prochain, ce cadre, elle l'a dès demain, ce cadre du service national. En tout cas, voilà, nos armées auront, à travers cette loi de programmation militaire, cet engagement nouveau de la nation qui permettra à nouveau de rester fidèles à nos valeurs et de les défendre. 

Mais en parlant d'héroïsme contemporain, d'engagement contemporain, comment aussi ne pas voir ce qui s'est passé ces derniers jours dans notre beau département du Var, comme ce qui s'est passé en Gironde et dans les Landes ces derniers temps, ou à Fontainebleau avant, la France qui résiste au feu. Je veux ici saluer à nouveau l'engagement de nos sapeurs-pompiers. Vous pouvez être fiers, Monsieur le contrôleur général. Je sais que les colonels, l'ensemble des officiers ici présents et tous les sapeurs-pompiers le sont aussi. Je veux vous remercier, M. le Préfet, avec l'ensemble des services de l'État pour l'action déterminée que vous avez conduite durant ces semaines si difficiles. Le feu est arrivé tôt, plus tôt que prévu. Il a été terrible. C'est le feu le plus long que le Var ait eu à connaître. Je veux remercier nos maires ici présents. C'est pour ça que j'ai voulu les voir avant, aux côtés de nos pompiers, de nos gendarmes, parce que vous avez été, aux côtés de monsieur le Préfet, tous les services exemplaires. Certains d'entre vous ont été durement touchés, monsieur le maire avec beaucoup d'habitations complètement détruites. Mais vous avez tenu. Oui, ce fut le feu le plus long de l'histoire du Var. Onze mille pompiers mobilisés, des milliers venant de la France entière. Je n'oublie pas, évidemment, nos militaires dans cette affaire. Je n'oublie pas aussi nos gendarmes qui ont été là, à vos côtés, pour sécuriser, déplacer les populations et mener les enquêtes dès le premier jour avec d'ores et déjà des enquêtes ouvertes, car malheureusement, comme à chaque fois, il y a aussi des actions criminelles. 

Vous avez toutes et tous ensemble tenu, c’est aussi ce visage d'une France courageuse, qui tient, qui montre sa solidarité, qui sait organiser les choses pour déplacer les femmes et les hommes qu'il faut d'un seul coup loger, car le pire pourrait advenir, qui sait se retrousser les manches pour nourrir ces soldats du feu qui vont aller prendre tous les risques en votre nom et pour vous. Je veux remercier aussi nos soignants et nos associations qui ont été comme à chaque fois mobilisés pour venir en aide aux plus vulnérables et aux plus fragiles. Oui, c'est aussi cela, le visage d'une France qui a ces valeurs de l'héroïsme, de l'entraide et cette capacité à s'engager. Je veux, en saluant leur engagement collectif, avoir une pensée là aussi particulière pour les quatre sapeurs-pompiers décédés depuis le début de la saison, pour la centaine de blessés ou intoxiqués parmi nos sapeurs-pompiers qui ont été touchés depuis le début de la saison. Beaucoup continuent encore à lutter. Nous sommes à leurs côtés, nous n'oublions personne. C'est avec beaucoup de respect que je m'incline devant eux, leurs frères d'armes, leur famille et leur mémoire. 

Il y aura un lendemain. J'espère que dans les jours à venir, on pourra déclarer le feu éteint. Le vent qui souffle est une bonne nouvelle pour vous ce soir, pas la meilleure nouvelle pour nos pompiers. Donc, il faut rester vigilant. Nous savons que la saison n'est pas terminée. Mais je veux d'ores et déjà vous dire ici, après avoir échangé avec le Premier ministre, que ce qui a été annoncé par lui en Gironde il y a quelques heures, pour les communes qui sont dans la même situation que celles qui ont été frappées, à la fois sinistrées et évacuées, les mêmes dispositifs seront mis en place et que les mêmes mécanismes d'accompagnement pour les communes, pour les forces économiques, pour nos compatriotes, seront évidemment déployés pour venir en aide à ceux qui ont été touchés. 

Nous savons aussi que nous aurons à penser l'avenir, à reboiser, peut-être à inventer d'autres formes d'activités pour mieux protéger nos villes et nos villages, à le faire aussi en tirant toutes les leçons de ce que nous avons appris. Être plus durs encore sur le débroussaillage, permettre à nos forestiers de faire leur travail dans de meilleures conditions et d'aider nos pompiers à intervenir encore plus vite, comme nos gendarmes, et savoir couper le feu aux bons endroits. Donc, sachons tirer vite les leçons que nous avons apprises à l'épreuve du feu. Mais nous serons là, avec la même solidarité, et je veux vous dire qu'au-delà du feu du Gros Bessillon et de ce qui s'est passé, la solidarité de la Nation continuera d'être à vos côtés. Mais merci pour tout ce que vous avez fait. 

Merci. En tout cas, en vous parlant en ce jour et en écho à la mémoire d'il y a 82 ans de nos forces armées, de nos pompiers, de nos forces de sécurité intérieure, de nos soignants, de nos élus, je vous parle d'une France qui est la nôtre, qui a ce sens de l'engagement, qui a ce courage d'agir, de prendre des décisions, des responsabilités, et qui a cette volonté de regarder devant et de savoir aussi faire face à ce qui peut advenir. Alors, je voudrais conclure mon propos au fond, en vous disant d'avoir confiance en vous. Ce qui s'est passé ici il y a 82 ans doit continuer de nous inspirer. Mais ce qui continue de se passer et ce que font tant de femmes et d'hommes au nom de la France, en dehors de notre sol ou sur notre sol chaque jour, doit nous rendre fiers. Rien n'est jamais écrit et beaucoup tient à la volonté, à la détermination, à l'engagement. C'est cela la France, celle dont Brousse parlait en revenant sur notre sol, en la reconnaissant malgré les balafres. C'est ça la France, c'est ce que vous êtes, c'est ce que vous venez de faire ici, c'est ce qui a été fait en Gironde il y a quelques jours et qui continue d'être fait. C'est ce que font ceux qui protègent, qui soignent, qui défendent, la liberté et la paix. 

Alors ne cédez pas à l'esprit du temps. Ces journées ne doivent pas être des parenthèses, où l’on se souviendrait qu'il y a eu une France glorieuse mais qu'aujourd'hui tout irait mal. Ne cédez pas à ce défaitisme parce que ce défaitisme a été cliniquement décrit par Marc Bloch dans L'étrange défaite. C'est ce même esprit de défaite des soi-disant élites ou intellectuels ou dirigeants politiques et économiques qui expliquaient en 1940, face à la débâcle comme ils l'avaient fait en 1870, que tout était fichu, que la France finalement valait moins que ceux qui arrivaient en face, qu'elle ne se tenait plus, ce faisant contribuant à le faire, qui l'ont conduite au désastre. Ne cédez pas à l'esprit ambiant qui est celui du doute excessif, de l'absence d'estime de soi et de ce qui en découle, c'est-à-dire l'aquoibonisme, c'est-à-dire au fond la fin de la détermination. Ne cédez pas à cet esprit rampant du défaitisme. La France est belle, notre jeunesse est grande et il y a énormément de choses qui se font chaque jour dans notre pays. Nous devons être fiers. Alors oui, nous devons continuer d'être intraitables face à ceux qui resquillent et il y en a toujours eu. Nous devons être durs et avec la main ferme face à ceux qui veulent détruire ce que nous sommes. Mais pour autant, ne baissons pas l’échine. 

Alors oui, au moment où je vous parle dans cette capacité, pour ces années, pour la dernière fois, ayez confiance en vous, ayez confiance en notre jeunesse qui s'engage, qui a le goût de l'avenir. Il faut la protéger, l'éduquer, lui permettre de s'engager et d'embrasser l'avenir. Ayez confiance dans la France comme nation et comme République. Elle doit continuer d'inventer, de créer encore davantage, de produire encore davantage pour être plus indépendante et protégée, car son modèle est généreux. Il suppose cela et les droits n'existent et n'existeront qu'aussi longtemps que les devoirs seront tenus. 

Ayez confiance dans l'Europe qui est aussi la source de notre indépendance et qui nous permettra ensemble de tenir dans ce monde disloqué où le droit international est chaque jour bafoué, où la logique de bloc revient, de tenir là aussi notre indépendance et notre liberté. Voilà ce que je voulais vous dire pour conclure mon propos. Ceux qui nous ont libérés il y a 82 ans étaient si jeunes, ils avaient confiance en eux. Qui voudrait croire que notre jeunesse d'aujourd'hui ne serait pas capable de la même chose ? Elle le serait, confrontée à l'adversité. Donnons-lui, il y a possibilité de l'être. C'est ça la France. C'est ça la France. Alors soyez fiers de votre pays. Ne cédez pas à l'esprit de défaite. Ne vous habituez à rien. Ne vous habituez pas à la liberté ou à ce qui semble acquis. Les droits que nous avons aujourd'hui ont été conquis. Ils sont le fruit de devoirs, de bâtisseurs. Ne vous habituez à rien. Battez-vous pour tout. Et ayez confiance, en vous, en notre pays, en nos jeunes. C'est la plus belle leçon qui a été donnée il y a 82 ans et c'est celle qui doit continuer de nous inspirer. 

Vive la République et vive la France.

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