Publié le 13 janvier 2021

Réception des maîtres boulangers pour l’Épiphanie.

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Le Président de la République Emmanuel Macron a reçu les maîtres boulangers pour la traditionnelle galette de l’Épiphanie à l'Élysée.

Découvrez son discours :

13 janvier 2021

DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LORS DE LA RÉCEPTION DES MAÎTRES BOULANGERS POUR L'ÉPIPHANIE

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Merci beaucoup, Président pour votre présence et vos vœux. 

Mesdames, Messieurs les Ministres et Mesdames, Messieurs les Présidentes et Présidents, 

Mesdames, Messieurs, chers amis, merci pour vos vœux chaleureux et permettez-moi de commencer mon propos en vous souhaitant également une très bonne année 2021. 

Des vœux de santé, des vœux de courage aussi pour nous tous, pour vous tous de à la fois de résilience et d’ambition, parce que ce seront les deux temps sans doute de cette année 2021 qui est devant nous. Et je veux d’abord remercier et féliciter Monsieur Jean-Yves BOULIER, qui se lève. Merci beaucoup, qui a fait cette année cette splendide galette. 

Malheureusement pour nous, cette année, en raison des contraintes sanitaires, on ne pourra pas la déguster in situ, mais je peux tout à fait vous rassurer, elle sera dégustée par toutes nos équipes, mais dans des conditions sanitaires exigées et sous la supervision vigilante du chef GOMEZ qui maintenant ne s'occupe pas simplement de la cuisine, mais en plus du protocole sanitaire qui va avec et que nous connaissons toutes et tous. 

Cette tradition de la galette, elle existe depuis 1975. Et en effet, je tenais à ce qu'on la maintienne cette année, même si encore une fois, on ne pourra pas avoir la convivialité de ce morceau de galette que l'on partage, mais nous pourrons avoir les quelques discussions qui accompagnent ces moments. Je tenais à l'accompagner pour aussi vous faire passer quelques messages collectivement, en ce début d'année, et essayer de donner un sens et un cap au-delà des vœux. D'abord, pour dire à toutes vos professions combien nous sommes à leurs côtés et nous continuerons de l'être. Évidemment, au côté des métiers donc de la boulangerie et de la pâtisserie boulangerie que vous représentez et pour lesquels vous venez de faire ce discours, cher président. Le boulanger, le bon pain, c'est le premier lieu de la convivialité et de la proximité aussi par excellence, avec les difficultés que vous évoquiez, mais un commerce qui a su tenir. Et je veux ici vraiment remercier l'ensemble des commerces de bouche, des métiers de l'alimentation, remercier au-delà de l'ensemble de nos artisans et commerçants, Monsieur le ministre, qui, vous le savez ô combien, durant la période, ont tenu aussi, sont restés ouverts. Certains ont été parfois contraints de fermer en raison des conditions sanitaires, beaucoup au cours du premier confinement, certains autres encore au second. Et puis plus largement, remercier l'ensemble des indépendants et au-delà d'eux, des professions libérales qui ont été aussi percutées par la crise, qui ont vu leur activité profondément bousculée, transformée, avec des chiffres d'affaires qui ont été bouleversés.

 Et puis, si j'en reviens aux métiers de bouche et à la grande famille de l'alimentation, je veux ici remercier l'ensemble de nos agriculteurs, Madame la présidente, nos céréaliers sont là bien représentés, mais toute la famille de l'agriculture est là, qui ont tenu, j'ai eu l'occasion de le dire tout au long de la crise, et qui ont continué à nourrir les Françaises et les Français, à redonner d’ailleurs le sens de l'alimentation française et l'importance à la fois de notre souveraineté alimentaire et de la qualité de notre agriculture, et des produits qui sont les nôtres. Et au fond, vous représentez là des familles qui ont beaucoup de sens parce que ce sont les métiers qui maillent notre territoire, qui structurent la terre de France, qui font notre quotidien, notre proximité. Nos parlementaires le savent bien ici présent, cher Jean-Baptiste, et qui vont continuer de la faire. L'année 2020 a été très dure pour l'ensemble de vos métiers, très dure, parce qu'il a fallu tenir dans des conditions sanitaires difficiles et continuer de nourrir, d'ouvrir et autres ; très dure parce que pour d'autres, vous avez eu des chiffres d'affaires qui sont tombés, vous avez beaucoup souffert. Et je sais combien tous les métiers que vous représentez continuent de souffrir. 

J'ai une pensée toute particulière pour certains secteurs qui continuent d'être fermés. Je pense aux restaurateurs et à tous les métiers de la gastronomie, aux cafetiers et aux hôteliers. Et nous nous retrouvons aujourd'hui, alors que ce que je suis en train de décrire, s'est illustré ce matin de manière absolument tragique dans les Vosges avec un restaurateur qui s'est suicidé ; et il y en a eu beaucoup depuis le début de la crise, c'est-à-dire qu'on a beaucoup de vos collègues qui, vivant le désespoir, à la fois la perte financière mais la perte de sens et de vies qui sont bousculées, sont acculés au pire. Et donc, je sais que derrière ces chiffres et quand on parle de secteurs, on parle aussi de vie et j'ai une pensée pour Monsieur NOEL, sa famille et tous ses collègues, parce que je sais ce que la crise sanitaire continue de faire vivre à tous les métiers de bouche, à nos restaurateurs, à nos traiteurs, à beaucoup de nos hôteliers aussi, à beaucoup de métiers qui sont liés à ces secteurs. 

Face à ça, nous avons apporté un soutien massif et rapide et vous le savez. On a apporté ce soutien dès le début. C'est le fameux « quoi qu'il en coûte. » L'activité partielle, donc le chômage partiel apporté aux structures pour protéger les salariés et les entreprises. Les prêts garantis par l'État qui étaient importants pour tenir financièrement, et je veux dire là-dessus qu'on continuera d'ailleurs de les aménager. Le ministre est très vigilant sur ce point. Et la ministre du Travail sur le premier. Parce que d'abord, on va donner de la visibilité à tout le monde jusque fin février sur les dispositifs existants. On va continuer d'aménager parce qu'on ne peut pas demander les échéances qui étaient dues dans les mois qui viennent. Et donc, on va négocier avec les banques de redonner de la visibilité. Et on aura sans doute, au cas par cas, à revisiter des situations, on le sait très bien, sur ce volet, pour accompagner les structures. Exonération et moratoire sur les cotisations sociales et fiscales. Pour la première fois dans notre histoire, on a pris des décisions massives et que j'assume totalement non seulement de reports, mais d'exonérations de charges. Autant de filets de sécurité qui ont été complétés par le Fonds de solidarité première et deuxième génération, première et deuxième étage, avec des dispositifs qui se sont constamment adaptés pour accompagner aussi les plus petites structures et les indépendants. On continue d'être très vigilant et je veux saluer l'action du gouvernement en la matière parce que dans la phase qui vient, qu'est-ce qu'on va devoir faire ? Nous savons très bien que le virus est là. Je ne vais pas vous mentir, il va continuer à beaucoup peser dans les prochaines semaines. Regardez partout nos voisins, vous voyez qu’on a de plus en plus de cas chaque jour. Donc, on va donner de la visibilité et continuer à améliorer ces dispositifs sur le très court terme. Et là, notre vigilance va être de regarder tous les cas qui sont encore mal couverts, les situations qu’il faut améliorer, les structures qui sont les plus jeunes, parfois les plus précaires, qui ne rentrent pas totalement dans les cases. On va aller chercher pour mieux accompagner. 

Ensuite, on aura tous ensemble à préparer une deuxième phase, celle de la sortie de la crise épidémique. On ne pourra pas enlever tous les dispositifs, parce que vous n'allez pas tout de suite retrouver une activité normale. Vous l'avez d'ailleurs vu au printemps dernier quels que soient les secteurs. Et donc, il va falloir continuer à accompagner pour ne pas que des trésoreries fragilisées par des mois et des mois de crise, basculent complètement dans le rouge. Et donc là, on va adapter nos instruments dans un dialogue permanent avec vous pour accompagner cette phase qui sera très délicate. Et puis, il y aura la reprise et le retour à une vie normale dans les prochains mois, au moment où les conditions, on le sait bien, ont permis de maîtriser le virus avec la stratégie de tester, alerter, protéger, puis le déploiement du vaccin. Et là aussi, il faudra continuer d'adapter avec les bons instruments pour accompagner la trésorerie des structures les plus fragiles, pour permettre d'accompagner tous les acteurs économiques que vous êtes. Donc, en la matière, nous continuerons à l'égard des travailleurs indépendants, des artisans, des commerçants, des professions libérales et aussi des très petites, petites et moyennes entreprises à avoir des dispositifs adaptés à continuer à nous améliorer. Moi, je me félicite de ce quoi qu'il en coûte et nous pouvons collectivement être fiers de ce que notre pays a fait depuis le début de la crise. Nous sommes l'un des pays qui a le plus accompagné, si ce n'est le plus, le monde économique. Pourquoi ? Parce qu'on a protégé celles et ceux qui travaillent et qui tiennent le pays et qui nous permettent aussi d'avoir cet argent qu'on dépense en solidarité dans les temps difficiles par leur travail. Et on a protégé les entrepreneurs et les travailleurs de notre pays. On doit continuer de le faire dans cette phase en nous adaptant, en écoutant, en améliorant. C'est ce qu'on va poursuivre. Je veux aussi vous dire que nous continuerons ce pragmatisme en vous offrant un environnement juridique, fiscal, social, simplifié et sécurisé pour vous aider à tenir, à continuer de former, parfois à vous reconvertir. Le 28 octobre dernier, j'ai évoqué un plan pour les indépendants ainsi que les petites et moyennes entreprises parce que je souhaite qu'on puisse avoir des mesures en la matière très fortes. Et le ministre, là-dessus, est en train de finaliser avec plusieurs de ses collègues, mesures qui nous permettront d'aller au bout de cette démarche. 

Mais c’est au-delà de ces réponses de crise, je veux qu'on utilise la crise comme un levier pour toutes vos professions pour continuer de simplifier, d'aider et de stabiliser. Je le dis parce que tous les secteurs que vous représentez, ce sont énormément d'emplois, rien que les métiers de bouche. On parle de plus de 400 000 entreprises, on parle de 115 milliards de chiffre d'affaires, 1,2 millions de personnes. Notre agriculture, on sait bien l'importance qu'elle a en interne et à l'international. Et tous les métiers que j'ai évoqués : professions libérales, indépendants, l'ensemble des commerçants et des artisans, ce sont des familles qui sont les premiers employeurs de France. Et là où on sait très facilement et simplement protéger les grands groupes parce que les structures sont établies et qu’il y a beaucoup de salariés, il nous faut avoir collectivement cette vigilance pour accompagner les structures parfois les plus fragiles, mais aussi conquérantes, où les femmes et les hommes ne comptent pas leur temps. Et ça n’est pas à vous que je le dirais. Ça, c’était le premier le message que je voulais vous livrer cet après-midi. Nous avons tenu, vous avez tenu avec beaucoup de courage, avec, je le sais, beaucoup de contraintes. Je ne mésestime pas la souffrance et parfois la détresse qu'il y a dans certaines professions et on continuera d'être là, on rouvrira dès que c’est possible et dès que les conditions sanitaires le permettront, ce qui est aujourd'hui fermé, mais on continuera d'accompagner avec ambition, force et pragmatisme. 

Mon deuxième message, c'est qu'on va continuer d'éduquer, de former et de s'occuper de nos jeunes. Vos métiers sont une chance pour notre pays parce qu'ils sont un levier de transmission et d'éducation. Tous vos métiers. Et vous savez combien nous y croyons depuis le début. On a investi sur notre école et nous continuons de le faire. On a des réformes ambitieuses. Je remercie le ministre de sa présence aujourd'hui pour améliorer la formation de nos enfants. On a surtout mené une réforme en profondeur de notre formation et de notre apprentissage. Depuis des années, on disait que la France n'était pas au niveau de l'Allemagne. On a tous ensemble réussi. Transformation qui a passé par la capacité entre l'Éducation nationale et le monde du travail de dialoguer et de faire ensemble et surtout de s'en remettre et de travailler avec les familles professionnelles qui mieux que quiconque savent comment on forme un apprenti ou un jeune qui soit en apprentissage ou en alternance, avec les CFA, avec les lycées techniques et avec justement l'ensemble des structures qui de l'Éducation nationale au travail en passant par les branches professionnelles, sont là pour réussir. Et cette réforme est une réussite. Elle a commencé à donner ses résultats avant crise. On avait plus de 360 000 apprentis en 2019, mais la réussite collective qui est la nôtre et je voulais insister aujourd'hui sur ce point tout particulièrement, c'est qu'on a continué à réussir malgré la crise. On a continué à augmenter le nombre d'apprentis pendant la crise et en 2020. Et je salue les apprentis qui sont avec nous aujourd'hui. Le millésime 2020, c'est 440 000 contrats signés. C'est un record et on l'a fait pourquoi ? Parce que nous avons continué à aider. C'est-à-dire sur la simplification de la réforme et en quelque sorte, le pacte de confiance. On veut simplifier les règles horaires, les problèmes de risque et l'organisation de l'apprentissage. Je ne reviens pas sur les débats homériques qu'on avait encore il y a quelques années, sur qui les horaires, qui les escabeaux, etc, etc. On les connaît par cœur. On l'a simplifié, mais on a accéléré, amplifié les financements à la rentrée en donnant des primes spéciales pour accompagner les employeurs qui font confiance. Tout le monde s'est engagé et je vous en remercie. Et donc, on a ces 440 000 contrats signés, 72 000 dans vos métiers. On doit continuer cet effort parce que c'est un effort pour nos jeunes qui sont ceux qui vivent la plus grande angoisse, je le disais ce matin au ministre. Ils vivent l'angoisse sanitaire, l'angoisse économique, premier job et l'angoisse existentielle qu'on a tous connu dans ces périodes où on doit choisir sa vie. Et donc, c'est très important que nous soyons-là, que vous soyez-là pour les accompagner et leur offrir des perspectives. Et je vous en remercie. Nous avons aussi cassé des préjugés. Et là-dessus, vous avez un rôle essentiel et je vous en remercie encore parce que vous êtes des passionnés. Je l'ai souvent dit en vous recevant ici, dans tous vos métiers, le nombre d'heures hebdomadaires encadrées, ça n'existe pas. Dans tous vos métiers, on se lève tôt, on se couche tard, on ne compte pas ses heures. On ne compte pas ses heures pour soi, ses salariés, sa famille et pour les jeunes qu’on forme et à qui on transmet. Parce que vous êtes des métiers de passion, parce que vous portez des savoir-faire français et de l'excellence française. Et donc, merci infiniment pour cela. Ça n'a pas de prix, mais je voulais avoir ce message de confiance dans notre jeunesse et la formation. Et on va continuer de la voir avec nos ambassadeurs, nos représentants sur ce sujet qui sont mobilisés et nos ministres. 

Et puis, le troisième et dernier message, c'est le message de l'excellence. Vous êtes des métiers de l'excellence, du savoir-faire français, de cet art de vivre à la française. Et cette excellence, elle est ancestrale. Avec beaucoup d'humilité, nous la portons, mais on continue à chaque fois de l'améliorer. Et malgré la crise, ou si je puis dire, à cause de la crise, on doit continuer d'aller de l'avant. Excellence de notre agriculture. On se bat avec le ministre, l'ensemble des forces vives du monde agricole qui sont ici présentes pour le dire et le rappeler. Notre agriculture qui parfois a été pointée du doigt par certains, c'est l'une des meilleures du monde en termes de qualité. Et cette agriculture qui a su nourrir le peuple français, elle continue, chaque année, à marche forcée, à une vitesse exceptionnelle de se transformer, de nourrir en réparant notre sol et en tenant compte du réchauffement climatique et de la biodiversité. Cette bataille, on va l’accélérer grâce à la crise et au plan de relance. France Relance, c’est un plan juste d’accélération de cette transformation et d’une agriculture qui prend sens. Hier, le ministre lançait avec l’ensemble des professions la plateforme « Frais et local » qui est une des initiatives qui va dans cette direction, et il y en a beaucoup d’autres. On a plusieurs modèles agricoles et d’ailleurs vos familles le montrent très bien. Mais on doit continuer d’avancer et de porter l’excellence de notre modèle agricole et alimentaire. L’excellence, c’est celle aussi des meilleurs ouvriers de France. Le fameux col tricolore, que plusieurs d'entre vous arborez ici – qui est arboré par le chef GOMEZ ici présent et combien défendu, ce qui m'a donné le privilège de plusieurs fois vous recevoir – c'est la clé de voûte d'un de ces modèles français auxquels nous croyons. Et là où nous sommes aux 100 ans du concours et de son organisation, au Comité d’organisation des expositions du travail - meilleur ouvrier de France, je veux dire avec beaucoup de force : nous serons au rendez-vous, nous allons vous accompagner. J'ai entendu les craintes qu'il y a sur le modèle de financement du concours et de la marque et avec le ministre de l'Education nationale qui a ce rôle tout particulier, puisqu'il s'en occupe, je veux dire que nous serons là. Et je vous le dis encore plus cette année que toutes les autres, non seulement j'y tiens mais dans ces moments-là on a besoin de le défendre et de le porter haut. On parle de 150 jurys, de 3 000 bénévoles et de milliers de cordées de la réussite professionnelle, pour reprendre les termes qu'on a dans l'Éducation nationale, et d'excellence. Donc les concours se tiendront, les financements seront pérennisés et on va continuer de moderniser et d'accompagner le modèle parce qu'on y croit. Donc je veux vous le dire avec force parce que ça accompagne l'excellence de vos métiers et on pourra débuter dans les prochaines semaines la 27ème édition du concours. Qu'il n'y ait pas de doute en la matière. J'y tiens au moins autant que vous. De la même manière, l'excellence pour tous les métiers de l'alimentation, ce sont les râblés. J'avais pris un engagement et je n'oublie pas mes engagements l'année dernière, d'organiser en fin d'année 2020 à l'Élysée ces rendez-vous. Les conditions sanitaires ne l’ont pas permis, mais je réitère cet engagement : les Rabelais se tiendront dans cette maison dès que les conditions sanitaires le permettront parce qu'on doit continuer à accompagner l'excellence et la réussite. Et puis enfin, cette excellence c'est celle d'un savoir-faire symbolique pour vos métiers, vous l'avez rappelé : notre baguette. Et je veux vous dire mon engagement en la matière. Oui, je défendrai et présenterai la baguette française à l'Unesco parce que j'y crois. Le dossier est en train d'être finalisé mais je ne veux pas vous laisser beaucoup de doute en la matière. C'est un savoir-faire qui irrigue notre pays, tous nos territoires. Je sais parfois toutes les controverses qu'il peut y avoir sur une partie des métiers de la boulangerie ou de la pâtisserie. Je ne veux pas ici relever des débats dont certains ont la spécialité, entre pain au chocolat ou chocolatine. Mais enfin, il n’y a jamais eu deux noms pour la baguette. Il y a parfois des adjectifs qu'on a rajoutés. La baguette française, nous l’accompagnerons, nous la proposerons avec toutes ses caractéristiques et ses 250 grammes de perfection et de magie. Et on y tient. J'en profite d'ailleurs pour féliciter à cette occasion Monsieur Taieb SAHAL, lauréat de la meilleure baguette de Paris 2020, qui aura l'occasion de nous fournir pendant un an et qui prend la suite de plusieurs prédécesseurs, et c'est la tradition. Voilà, on l’applaudit (applaudissements) Et merci de vous inscrire dans cette lignée qui d'abord est un privilège pour cette maison, mais nous rend très fiers. 

Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je voulais vous dire. Un message pour vos métiers de confiance et de soutien, un message pour la formation et l'accompagnement de nos jeunes et un message de défense de cette excellence française. Nous allons tenir. Nous avons tenu en 2020. Les premiers mois de l'année 2021 seront difficiles, nous le savons et nous continuerons d'être là. Mais nous devons dans cette période non seulement tenir, mais nous projeter, regarder la suite et nous le ferons tous ensemble. C'est aussi pour cela que je voulais que ce moment un peu particulier de la galette puisse se tenir ici parce qu'il consacre la force d'une histoire et des traditions, la force d'un savoir-faire et un moment de convivialité où, généralement, on aborde les projets de l'avenir. Et nous allons, dans ce moment-là, continuer de bâtir notre avenir. Merci à vous et confiance. 

Vive la République et vive la France ! Merci à vous. 
 

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