Publié le 20 janvier 2020

Choose France : visite du Président Emmanuel Macron à l’usine AstraZeneca à Dunkerque

« Les résultats des réformes engagées depuis le début du quinquennat sont là : en deux ans et demi on a créé plus de 500 000 emplois. »

Le 20 janvier, à Dunkerque, sur le site industriel d'AstraZeneca - groupe biopharmaceutique international – le Président a fait un constat : la France redevient attractive et compétitive. Les réformes paient. 

Il y a un an, AstraZeneca avait inauguré une nouvelle ligne de production, un plan d’investissement de 135 millions d’euros avec à la clé, 130 emplois créés en France. Cette année, dans le cadre du sommet Choose France, le groupe AstraZeneca va encore plus loin et annonce un investissement de plus de 450 millions d’euros sur cinq ans. 150 millions d’euros seront consacrés au site de Dunkerque avec une centaine d’emplois supplémentaires créés. C’est le signe qu’un grand groupe international continue de faire le choix de la France et des Français pour produire ses médicaments qui seront ensuite envoyés à travers le monde entier.

Depuis le début du quinquennat, 500 000 emplois durables ont été créés. Ce sont 500 000 personnes qui ont retrouvé un emploi grâce aux réformes engagées. Nos territoires retrouvent un nouveau souffle.
 

Écoutez le discours du Président Emmanuel Macron à l’usine AstraZeneca à Dunkerque : 

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis le site d’AstraZeneca à Dunkerque #ChooseFrance

20 janvier 2020 - Seul le prononcé fait foi

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Bonjour Mesdames Messieurs. Je suis ravi d’être parmi vous ce matin et d’abord et avant toutes choses je voulais vous souhaiter une bonne année et tous mes vœux, tous mes vœux pour vous, vos familles et ce territoire qui nous est cher. 

Ecoutez, je voulais être avec vous ce matin parce que la journée a été émaillée de plusieurs bonnes nouvelles d’investissements. Votre entreprise et vos sites en font partie. Je laisserai à votre dirigeant Monsieur SORIOT en faire l’annonce tout à l’heure et l’expliquer. Moi je voulais simplement vous dire quelques mots. La bonne nouvelle d’aujourd’hui je veux essayer de la relier à ce qu’on fait par ailleurs et l’action qui est menée. 

On entend souvent parler, on le fera ce soir à nouveau, des grands événements qu’on fait pour mobiliser les patrons, les investisseurs internationaux, nos fameux Choose France qu’on fait un peu partout à Paris et au Château de Versailles. Alors j’entends parfois on dit c’est très loin, les grands patrons du monde tout ça c’est loin des territoires etc. L’exemple d’aujourd’hui montre une chose très concrète c’est ce qu’on discute dans ces endroits-là c’est comment aider à l’investissement dans notre pays partout, dans les sites qui existent ou dans les sites à créer. On était d’ailleurs il y a 2 ans dans la région, à Valenciennes, avec des bonnes nouvelles qui étaient arrivées grâce à cette mobilisation et qui ont encore été confirmées ces derniers jours et accrues. 

Ce qu’il se passe avec votre entreprise et votre groupe c’est cela. Et je veux vous remercier parce que vous étiez en effet à Choose France, vous en êtes un allié fidèle. On s’est vu aussi dans les réunions qu’on fait avec les industries de santé que je réunis au moins une fois par an pour pouvoir voir comment répondre à leurs demandes. 

Il y a ensuite des concrétisations sur le terrain. Ce qu’il se passe aujourd’hui c’est l’effet concret de ces réunions dont vous entendez parler qui peuvent parfois sembler très loin mais où on se mobilise pour convaincre des grands groupes, des grands investisseurs de choisir la France et d’investir en France. Derrière, tout cela n’est possible que si aussi on fait les efforts et qu’on regarde pourquoi on a des forces et des faiblesses. Je regarde les choses, l’industrie de santé pendant un peu plus de 10 ans elle a désinvesti en France, elle a réduit des emplois et réduit des investissements et donc il fallait bien qu’on se demande pourquoi. Et donc on a pris une série de décisions pour relancer les choses en donnant de la visibilité sur les prix, en accélérant nos procédures, en permettant d’avoir en France des grands acteurs de l’industrie de santé qui permettent de répondre à nos besoins, aux besoins du monde entier parce que vous pouvez avoir ici la fierté de faire justement des médicaments, des produits qui sont livrés à travers le monde et qui touchent le marché américain, le marché asiatique. Mais donc nous on est en train de changer beaucoup de choses pour être plus compétitif et faire que les industries de santé reviennent ou se développent dans notre pays et puissent créer davantage d’emplois. On a commencé, on accélère nos délais, on donne de la visibilité sur le prix et on va continuer, on a encore une rencontre en juin prochain.

Ensuite, il y a aussi les réformes qui ont parfois été déformées, mais qui font qu'on attire les investissements et donc les emplois. Ce qui a été fait depuis deux ans et demi. Baisser le coût du capital. Ça veut dire quoi ? Baisser ce que ça coûte d'investir dans le pays et donc moins taxer l'argent qu'on investit dans nos entreprises, ça a un impact, l'investissement repart. Et on le mesure. Et l'investissement qu’on appelle productif, c'est-à-dire celui dans tous les secteurs industriels comme non industriels. Donc, ces mesures de début de quinquennat, de baisse de la fiscalité sur le capital ou sur cette fameuse ISF sur la partie productive, elles ont un impact, c'est qu'elles permettent de relancer l'investissement dans l'outil de production et donc dans la création de richesses et d'emplois. Ensuite, on a baissé le coût du travail et on est en train de continuer, on forme mieux en investissant, on a réformé l'apprentissage et on fait toutes ces réformes pour simplifier justement l'embauche. C’est les ordonnances de début de quinquennat, c'est la réforme de l'assurance chômage il y a quelques mois. Et donc, on crée aussi un environnement en France qui est plus compétitif en matière de travail. Et puis, il y a tout le travail territorial qu’on fait, ces fameux territoires d'industries qui ont été lancés et Dunkerque est justement l'un des plus emblématiques qui a su se mobiliser avec l'ensemble des acteurs et en travaillant main dans la main avec la région des Hauts-de-France, avec l'Etat, de pouvoir relancer là aussi investir très concrètement avec tous les acteurs industriels.

 Mais je veux bien vous faire toucher du doigt ce matin que les bonnes nouvelles, elles n'arrivent pas toutes seules. Elles arrivent parce qu’on fait des réformes. Notre pays se bouge, mobilise, il convainc les grands patrons du monde entier. Il fait des réformes sur le plan de la fiscalité, sur le plan du travail, sur le plan de l'organisation des territoires pour attirer à nouveau ces investissements. 

Bilan des courses : les résultats sont là. Ces deux dernières années et demi, on a créé un peu plus de 500 000 emplois à nouveau. Surtout, depuis maintenant 8 mois, on recrée des emplois dans l'industrie. Je le dis dans une terre qui a été ô combien bousculée par la désindustrialisation. Et l'industrie, c'est la culture des Haut-de-France et en particulier de ce bassin d'emplois. On avait détruit de l'emploi industriel. Depuis 8 mois, on en recrée. Je veux bien qu'on nous farcisse la tête de mauvaises nouvelles. On a l'impression que tout exploserait. C'est pas vrai quand je regarde les chiffres du pays. On le recrée parce qu'on s’est tous mobilisé. Et donc, on réinvestit en France depuis 2 ans, massivement. Nous sommes aujourd'hui le pays le plus attractif en termes d'investissements productifs, quels que soient les secteurs. On recrée des emplois dans tous les secteurs et dans l'industrie. Et donc, les annonces qui vont être faites aujourd'hui, qui sont des annonces d'investissements, c’est simple, c'est les emplois de demain et après demain sur votre site, ici et dans le groupe en France. Parce que tout ce qu'on arrive à faire pour déclencher des investissements, c'est tout ce qui permet de construire des sites productifs, des usines, de les développer et du coup, d'embaucher et de continuer à développer les choses. Ici, sur votre site, au-delà de vous toutes et tous, AstraZeneca, c’est évidemment sous votre contrôle, monsieur le maire. C'est environ 1 000 emplois directs et indirects parce que c'est beaucoup de sous-traitants qui fournissent exclusivement pour vous dans la chimie et autres. Et donc, évidemment, quand on développe l'activité d'un site comme celui-ci, qu’on décide d'y investir massivement, on va créer des emplois mais on va aussi créer beaucoup d'emplois à côté et continuer à faire baisser le chômage et avancer. C'est aussi un choix qui va nous permettre collectivement de continuer à faire le travail qu'on mène avec la région des Hauts-de-France pour lutter contre le chômage et développer l'industrie. Et donc, ce qui est fait là, comme ce qui a été fait avec Renault à Maubeuge, comme ce qui a été fait avec Toyota à Valenciennes et dans beaucoup d'autres endroits, c'est ce en quoi on croit et qui permet de relancer des régions qui ont aussi parfois été bousculées et en grande difficulté. 

Parce que je l'ai vu en discutant avec vous, c'est quand même bien souvent les enfants du pays qui sont ici embauchés, soit qui sortent d'études, soit,  j'ai eu l'exemple quelquefois, qui suivent une carrière et ils retrouvent l'opportunité de revenir près de l'endroit où ils sont nés où il y a le reste de la famille. Et donc, on en a besoin et c'est important. 

C'est aussi quelque chose qui va nous permettre de continuer à développer le port. Le port de Dunkerque, et je salue ici son dirigeant, a fait un formidable travail. On est très compétitif. On va pouvoir continuer. Et d'ailleurs, dans les discussions qu'il y a et il y a le choix de pouvoir aussi nous tester, en quelque sorte. Tester son dirigeant. Les services de l'État est-ce que vous êtes bien capable d'être plus compétitif que certains voisins et des choses qui vont aujourd'hui à Anvers vont peut-être pouvoir venir chez nous. 

Et derrière, ce à quoi je crois, c'est la coopération de nos territoires. C'est ce qu'on va faire à Dunkerque ici, si on travaille bien tous ensemble, ce qu’on va faire à Paris, Rouen et Le Havre, c'est de pouvoir justement avoir une vraie compétitivité portuaire et répondre aussi à nos défis. Donc, ce n'est pas simplement AstraZeneca, même si c'est déjà beaucoup. C'est toute une région, c'est notre compétitivité et c'est tout ce qu'on est en train de vouloir développer. 

Et puis enfin Mesdames, Messieurs, s’il y a ces annonces aujourd'hui, c'est parce qu'il y a vous. J'ai vu quelques-uns d'entre vous et puis je vais passer un moment à échanger avec vous juste après ces annonces. Mais ça n'existe pas une entreprise où on décide d'investir quand on n'est pas content des salariés. Et donc c'est parce qu'il y a des femmes et des hommes qui, depuis des années, portent l'excellence. Et donc, qui dans leur métier, dans leur secteur, ici à Dunkerque eh bien, font leur travail avec fierté. Avec goût, avec talent. Avec exigence produisent la qualité la meilleure au niveau mondial parce que vous êtes sur les produits que j'ai vus pour lutter contre l'asthme, la bronchite et quelques autres pathologies. Le seul site du groupe dans le monde et donc ça veut dire qu'ici, dans vos mains, on produit ce qui va sauver des vies en Chine, au Japon, aux Etats-Unis d'Amérique. C'est une fierté immense que vous pouvez avoir, c'est la vôtre. Mais votre professionnalisme et votre engagement de chaque jour, c'est la première explication à ce choix d'investissement et donc je voulais vous en remercier ce matin parce que cette bonne nouvelle, elle n'arrive pas seule, elle ne tombe pas du ciel. Elle est le fruit de votre travail depuis des années pour certains, des décennies et la qualité de ce travail. Donc, merci à vous parce que grâce à ça, on va pouvoir aller plus loin, aider la ville, le territoire, notre pays à réussir encore davantage. 

Voilà ce que je voulais partager avec vous ce matin, Mesdames, Messieurs, vous expliquer en quoi ce genre d'annonce arrive parce qu'il y a une mobilisation de la nation tout entière, parce qu'il y a beaucoup de travail qui est fait depuis deux ans et demi pour rendre notre territoire plus compétitif, plus fort, pour recréer de l'emploi industriel. Je crois à nos industries dans tous les secteurs. C'est notre fierté, c'est notre identité. C'est ce qui a fait, en particulier notre région. 

Il n'y a pas de fatalité. Il n'y a que de la volonté, de la capacité à se retrousser les manches et y aller et c'est ce que vous faites chaque jour et vous avez fait. C'est ce qu'on fait. Croyez-le ! Avec vos élus qui sont ici présents, les membres du Gouvernement et on continue et c'est aussi parce qu'il y a la confiance des grands dirigeants. Vous êtes un enfant des Hauts-de-France. Nous sommes nés dans la même ville. C'est un hasard complet je le dis ici. Nous l'avons découvert dans l'un de nos échanges, il y a quelques mois et je vous remercie d'être fidèle au pays et fidèle à une région qui vous a vu naître, mais je sais que vous n'êtes pas fidèle les yeux fermés, si je puis dire, vous l'êtes parce qu'il y a les femmes et les hommes que j'ai salués ici et leurs qualités, mais je voulais vous en remercier très sincèrement et vous remercier de montrer qu'on peut être un grand patron d'un géant à l'international dans un secteur et savoir où on a les pieds, où on est ancrés et les territoires qu'on a envie de faire réussir. 

Merci pour cela et merci à toutes. Mesdames, Messieurs, je laisse maintenant l’annonce se faire. 
 

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