Publié le 7 mars 1975

ALLOCUTION DE M. VALERY GISCARD D'ESTAING, A L'OCCASION DE L'OUVERTURE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D'ETAT AFRICAINS, BANGUI, LE 7 MARS 1975

7 mars 1975 - Seul le prononcé fait foi

ALLOCUTION DE M. VALERY GISCARD D'ESTAING, A L'OCCASION DE L'OUVERTURE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D'ETAT AFRICAINS, BANGUI, LE 7 MARS 1975

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=POLITIQUE EXTERIEURE= MONSIEUR LE PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, MON TRES CHER PARENT ET AMI, MESSIEURS LES PRESIDENTS, MADAME ET MONSIEUR LES PREMIERS MINISTRES, MESDAMES ET MESSIEURS LES MINISTRES ET CHERS AMIS, JE VOUS DIRAI D'ABORD, MONSIEUR LE PRESIDENT ET MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE COTE_D_IVOIRE, LE SCRUPULE QUE J'EPROUVE A PRENDRE LA PAROLE APRES LES REMARQUABLES EXPOSES QUE NOUS VENONS D'ENTENDRE. NEANMOINS JE REPONDS A VOTRE INVITATION EN EXPRIMANT LE POINT_DE_VUE DE LA FRANCE PAR-RAPPORT A CE SOMMET DE BANGUI. NOTRE REUNION D'AUJOURD'HUI A LA PARTICULARITE DE NE S'INSCRIRE DANS AUCUN _CADRE INSTITUTIONNEL. PERSONNELLEMENT JE M'EN FELICITE CAR JE N'AI PAS UN GOUT TRES PRONONCE POUR LE FORMALISME, SANS IGNORER, BIEN ENTENDU, LES EXIGENCES DU PROTOCOLE. SI NOUS SOMMES RASSEMBLES ICI, C'EST SIMPLEMENT PARCE QUE NOUS AVONS JUGE UTILE, LES UNS ET LES AUTRES, D'EXAMINER ENSEMBLE DANS UN ESPRIT DE DIALOGUE, UN CERTAIN NOMBRE DE PROBLEMES QUI NOUS CONCERNENT TOUS, ET AUXQUELS NOUS SOUHAITONS APPORTER DES SOLUTIONS REALISTES. LA CONNAISSANCE QUE NOUS AVONS LES UNS DES AUTRES, CONNAISSANCE SOUVENT PERSONNELLE ET ETROITE, NOTRE CONVICTION DE PARTAGER LE MEME IDEAL DE JUSTICE ET DE PROGRES, LE FAIT ENFIN QUE NOUS PARLIONS LA MEME LANGUE, NE PEUVENT QUE FAVORISER UN DIALOGUE DONT JE SAIS DES A PRESENT, APRES VOUS AVOIR ENTENDU, MESSIEURS LES PRESIDENTS, QU'IL SERA AMICAL ET POSITIF. SI D'AILLEURS J'AVAIS DES DOUTES A CET EGARD, IL M'AURAIT SUFFIT D'OBSERVER L'INOUBLIABLE ACCUEIL QUE NOUS A RESERVE LA VILLE DE BANGUI AU_COEUR DE CE CONTINENT AFRICAIN QUI NOUS ENTOURE, IMMOBILE, ATTENTIF, FRATERNEL ET HUMAIN. J'AI RESSENTI, MOI AUSSI, CETTE "JOIE D'ETRE ENSEMBLE", DONT LE PRESIDENT HOUPHOUET-BOIGNY DISAIT A L'INSTANT QU'ELLE N'APPARTENAIT QU'A L'AFRIQUE, MAIS DONT JE PEUX VOUS DIRE QU'ELLE EST EGALEMENT INTENSEMENT RESSENTIE PAR CEUX QUI VIENNENT EN AFRIQUE. LE MARECHAL JEAN BEDEL BOKASSA, PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, A TOUT MIS EN_OEUVRE POUR QUE NOTRE REUNION CONNAISSE UN PLEIN SUCCES. DES A PRESENT, JE L'EN REMERCIE CHALEUREUSEMENT ET JE LUI ADRESSE MES PLUS AMICALES FELICITATIONS POUR LA QUALITE DE SON ORGANISATION\
=POLITIQUE EXTERIEURE= J'AI LA CONVICTION, QUE JE PARTAGE AVEC CELLES QUI SE SONT EXPRIMEES, QUE NOUS ABORDONS ENSEMBLE UNE PHASE NOUVELLE ET CONSTRUCTIVE DE LA COOPERATION ENTRE LA FRANCE ET LA REGION DU MONDE QUI EST REPRESENTEE ICI, ENTRE LA FRANCE ET LES ETATS SOUVERAINS DONT LES DESTINEES VOUS SONT CONFIEES, A CONDITION DE VOIR CLAIREMENT LES CHANGEMENTS INTERVENUS, ET D'INTERPRETER EXACTEMENT LES EXIGENCES DE RENOUVELLEMENT QUI S'IMPOSENT AU MONDE ACTUEL. POUR DEFINIR LES PROBLEMES AUXQUELS NOUS DEVONS FAIRE FACE, IL FAUT RAPPELER MEME BRIEVEMENT LES CHANGEMENTS CONSIDERABLES QUI VIENNENT D'AFFECTER L'ECONOMIE MONDIALE ET DE MODIFIER LES RAPPORTS ENTRE CERTAINS PAYS DU TIERS-MONDE ET L'ENSEMBLE DES NATIONS INDUSTRIELLES. LE REGROUPEMENT AU-SEIN D'ORGANISATIONS PUISSANTES DES PAYS EXPORTATEURS DE PRODUITS ENERGETIQUES ET DE MATIERES PREMIERES A PROVOQUE, A LA SUITE DES EVENEMENTS QUE NOUS CONNAISSONS, UNE HAUSSE SPECTACULAIRE ET TRES RAPIDE DES COURS DE CES PRODUITS. OU JE DEVRAIS DIRE, PLUS EXACTEMENT, DES COURS DE CERTAINS DE CES PRODUITS. IL SERAIT, A MON AVIS, VAIN DE SE DEMANDER SI CES HAUSSES ETAIENT JUSTIFIEES. EN-MATIERE DE PETROLE, J'AI EU EN EFFET L'OCCASION DE SOULIGNER QUE LES RESSOURCES RECENSEES A L'HEURE ACTUELLE DANS LE MONDE CORRESPONDENT, SUR LA BASE DE L'ANNEE 1972 A ENVIRON 37 ANNEES DE CONSOMMATION. QUELS QU'AIENT ETE LES EVENEMENTS, QUELLES QU'AIENT ETE LES CRISES, IL FALLAIT S'ATTENDRE A CE QUE SE PRODUISE, A UN MOMENT OU A UN AUTRE, UNE PRISE DE CONSCIENCE DANS LE MONDE DE LA RARETE DE L'ENERGIE ET DE SES CONSEQUENCES ECONOMIQUES\
=POLITIQUE EXTERIEURE= =ENERGIE= DE CE FAIT, LES TERMES DE L'ECHANGE ONT SOUDAIN ETE INVERSES : LE COUT DES ACHATS DES NATIONS INDUSTRIELLES A AUGMENTE DANS LA PERIODE RECENTE CONSIDERABLEMENT PLUS VITE QUE LE PRIX DES PRODUITS QU'ELLES EXPORTENT. CE RENVERSEMENT DE SITUATION A CONDUIT CERTAINS OBSERVATEURS A PARLER D'UNE SORTE DE REVANCHE DU TIERS-MONDE, UN TIERS-MONDE QUI, POUR LA PREMIERE FOIS, DANS SA LONGUE LUTTE POUR LE DEVELOPPEMENT, PARVENAIT A MODIFIER A SON PROFIT LES REGLES DU JEU. LES REGLES D'UN JEU ECONOMIQUE QUI PENDANT LONGTEMPS L'AVAIT IGNORE ET QUI PENDANT LONGTEMPS NE L'AVAIT GUERE FAVORISE. MALHEUREUSEMENT TOUTES LES NATIONS EN DEVELOPPEMENT N'ONT PAS TIRE BENEFICE DE CETTE EVOLUTION DES COURS. LA HAUSSE DES PRIX DU PETROLE ET DE CERTAINS AUTRES PRODUITS A SANS DOUTE ENRICHI UN ASSEZ LARGE GROUPE DE PAYS PRODUCTEURS, MAIS ELLE A AUSSI INTRODUIT CERTAINES PERTURBATIONS SUPPLEMENTAIRES, DANS UN SYSTEME MONETAIRE MONDIAL DEJA PROFONDEMENT DESORGANISE, JE PARTAGE SUR CE POINT L'ANALYSE DU PRESIDENT BOKASSA, LA DESORGANISATION DU SYSTEME MONETAIRE MONDIAL EST ANTERIEURE A LA HAUSSE DES PRIX DU PETROLE ET N'EST PAS LA CONSEQUENCE DE CELUI-CI ET ELLE A VIVEMENT STIMULE L'INFLATION. MALADIE GRAVE DANS LES PAYS INDUSTRIALISES, L'INFLATION POURRAIT ETRE UN FLEAU MORTEL, POUR CERTAINS PAYS EN DEVELOPPEMENT. JE SONGE A CEUX DONT LE SOUS-SOL NE RECELE NI PETROLE, NI AUCUNE DES MATIERES PREMIERES RECEMMENT REVALORISEES £ A CEUX QUI NE PEUVENT _COMPTER QUE SUR DES RESSOURCES AGRICOLES ET PASTORALES TROP SOUVENT COMPROMISES OU DETRUITES PAR LA SECHERESSE. CES PAYS-LA SONT LES PRINCIPALES VICTIMES DE L'INFLATION MONDIALE, ILS DOIVENT PAYER BEAUCOUP PLUS CHER L'ENERGIE QU'ILS IMPORTENT, LES ENGRAIS, LES DIVERS BIENS MANUFACTURES DONT ILS ONT BESOIN ET QUI LEUR SONT VENDUS PAR LES PAYS INDUSTRIALISES, ALORS QUE LEURS POSSIBILITES D'EXPORTATION, EN VOLUME COMME EN VALEUR, SONT EN REALITE TRES LIMITEES. DERRIERE DE TELLES CRISES ECONOMIQUES, DERRIERE DE TELS AJUSTEMENTS, APPARAIT UN VERITABLE DRAME HUMAIN\
=POLITIQUE EXTERIEURE= IL S'AGIT MAINTENANT DE RECONSTRUIRE, COMME ON L'A DIT, UN NOUVEL ORDRE ECONOMIQUE, PLUS EQUITABLE ET PROFITABLE A TOUS. QUE CETTE RECONSTRUCTION NE PUISSE PAS NAITRE D'UN ANTOGONISME, D'UN AFFRONTEMENT, OPPOSANT DES ORGANISATIONS DE PAYS CONSOMMATEURS, A DES ORGANISATIONS DE PAYS PRODUCTEURS, CELA ME PARAIT EVIDENT ET C'EST LE MOTIF POUR LEQUEL J'OEUVRE EN CE SENS. QUE PEUT-ON ATTENDRE, QUE PEUT-ON ESPERER D'UN TEL AFFRONTEMENT ? CE SERAIT JOUER LA POLITIQUE DU PIRE QUE DE S'ENGAGER SUR UNE PENTE QUI CONDUIRAIT A UNE SORTE DE GUERRE ECONOMIQUE MONDIALE, ET TELLE N'EST PAS L'HEURE ACTUELLE, CHACUN LE RESSENT, L'ASPIRATION DES PEUPLES DU MONDES. LA SEULE METHODE CONCEVABLE POUR RESOUDRE LES PROBLEMES ACTUELS ME PARAIT ETRE CELLE DU DIALOGUE INSPIRE PAR LA VOLONTE DES COMPREHENSIONS MUTUELLE ET PAR LE SENTIMENT DE L'INDEPENDANCE DE TOUTES LES NATIONS. ET JE CONSIDERE A CET EGARD COMME UN GESTE POSITIF LA DECISION QUI A ETE ANNONCEE AVANT-HIER PAR LES PAYS MEMBRES DE L'OPEP INVITES A LA CONFERENCE PREPARATOIRE SUR L'ENERGIE ET QUI ONT INDIQUE QU'ILS PARTICIPERAIENT A CETTE CONFERENCE PREPARATOIRE. CETTE FOI DANS LA SOLIDARITE INTERNATIONALE, JE NE L'AFFIRME PAS SOUS LA PRESSION DES CIRCONSTANCES NI POUR DES MOTIFS D'ORDRE TACTIQUE. AVANT QUE N'ECLATE LA CRISE ACTUELLE, J'AI EU L'OCCASION DE DIRE LE 14 AVRIL 1972, DEVANT LA CNUCED, A SANTIAGO-DU-CHILI, ET JE CITERAI LES TERMES QUE J'AVAIS EMPLOYES, QU'IL ETAIT "TEMPS DE CONSIDERER L'ESPECE HUMAINE COMME UN TOUT, SURGI DE SA LOINTAINE MISERE COLLECTIVE, ET QUI DOIT CHERCHER A TRAITER LES PROBLEMES DE L'INJUSTICE ET DE L'INEGALITE A LA DIMENSION DE LA TERRE ENTIERE". LES PROPOSITIONS CONCRETES QUI ONT ETE AVANCEES PAR LA FRANCE AU-COURS DE CETTE CONFERENCE, MERITENT, ME SEMBLE-T-IL, D'ETRE REEXAMINEES AUJOURD'HUI A LA LUMIERE DES EVENEMENTS RECENTS. ELLES AVAIENT TRAIT PRINCIPALEMENT : - A LA SECURITE DES RESSOURCES D'EXPORTATION, - A L'IMPULSION RENOUVELEE DE LA SOLIDARITE FINANCIERE, - A LA LIAISON A ETABLIR ENTRE LA REFORME DU SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL ET LES BESOINS DU DEVELOPPEMENT. LES DEUX PREMIERES PROPOSITIONS ONT RECU UN ECHO FAVORABLE. ELLES ONT NOTAMMENT INSPIRE L'ACCORD QUI VIENT D'ETRE CONCLU ET SIGNE A LOME COMME L'ONT RAPPELE SUCCESSIVEMENT LE PRESIDENT BOKASSA ET LE PRESIDENT HOUPHOUET-BOIGNY, ENTRE LES PAYS D'AFRIQUE, DES CARAIBES ET DU PACIFIQUE ET LES NEUF PAYS DE LA COMMUNAUTE_ECONOMIQUE_EUROPEENNE =CEE=. CELLE-CI ACCORDERA, EN EFFET, LE LIBRE ACCES DE SON MARCHE A LA QUASI TOTALITE DES PRODUITS DE CES PAYS, CES DERNIERS BENEFICIANT D'UNE COOPERATION FINANCIERE REPARTIE SUR 5 ANS ET SE CHIFFRANT A 3 MILLIARDS ET DEMI D'UNITES_DE_COMPTE. \
=POLITIQUE EXTERIEURE= JE CROIS QU'IL CONVIENT DE SOULIGNER ICI AU DEBUT DE NOS TRAVAUX DEUX DISPOSITIONS DE LA CONVENTION DE LOME QUI ONT UN CARACTERE NOVATEUR : LA STABILISATION DES RECETTES D'EXPORTATION ET LA COOPERATION INDUSTRIELLE. C'EST EN EFFET LA PREMIERE FOIS QUE DES NATIONS INDUSTRIALISEES ACCEPTENT D'ASSURER A DES PAYS PRODUCTEURS DU TIERS-MONDE UNE GARANTIE DE RECETTES CONTRE L'INSTABILITE DES COURS MONDIAUX OU LES ALEAS IMPORTANTS DE LA PRODUCTION. C'EST UN SUCCES DU, POUR UNE LARGE PART, AUX EFFORTS CONJUGUES DES REPRESENTANTS DES ETATS PRESENTS DANS CETTE SALLE ET DONT CERTAINS D'AILLEURS ONT CONTRIBUE TRES ACTIVEMENT A EMPORTER LA DECISION ET EN MEME TEMPS, JE LE CROIS, DE NOTRE DELEGATION. NOTRE DETERMINATION COMMUNE A REUSSI A VAINCRE LES RESISTANCES QUE NOUS RENCONTRIONS DE LA PART DE CERTAINS PARTENAIRES. J'AJOUTE QUE LA COMMUNAUTE =CEE= A EGALEMENT ACCEPTE QUE LES PAYS ENCLAVES ET LES PAYS LES MOINS DEVELOPPES NE CONTRIBUENT PAS A LA RECONSTITUTION DU FONDS DES GARANTIES DES ANNEES FAVORABLES. TOUTEFOIS, LES SOMMES PREVUES POUR CE FONDS (375 MILLIONS D'UNITES_DE_COMPTE DIVISES EN 5 TRANCHES ANNUELLES) NE SONT PAS AUSSI ELEVEES QUE LA FRANCE L'EUT SOUHAITE ET QUE SANS DOUTE LE BON FONCTIONNEMENT DU MECANISME L'EUT EXIGE. AUSSI EST-IL INDISPENSABLE QUE L'INNOVATION DONT JE VIENS DE PARLER SOIT PROGRESSIVEMENT COMPLETEE PAR UNE ORGANISATION DU COMMERCE MONDIAL, PRODUIT PAR PRODUIT\
=POLITIQUE EXTERIEURE= L'AUTRE DISPOSITION ENTIEREMENT NOUVELLE DE CETTE CONVENTION DE LOME A TRAIT A LA COOPERATION INDUSTRIELLE. LA CONVENTION PREVOIT DIVERS ENGAGEMENTS DE LA COMMUNAUTE EN-MATIERE D'EXTENSION OU DE CREATION D'INFRASTRUCTURE ET D'EQUIPEMENTS INDUSTRIELS. UN COMITE DE COOPERATION ORIENTERA CETTE ACTION. DE PLUS, UN CENTRE POUR LE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL EST CHARGE DE FACILITER LES CONTACTS AVEC LES PROMOTEURS. SI LES SUGGESTIONS RELATIVES A LA SECURITE DES RESSOURCES D'EXPORTATION ET A LA SOLIDARITE FINANCIERE QUE J'AVAIS AVANCEES AU NOM DE LA FRANCE, IL Y A DEJA TROIS ANS, A SANTIAGO, FONT LEUR CHEMIN, JE CONSTATE EN REVANCHE QUE NOS PROPOSITIONS, CAR JE SAIS QUE SUR CE POINT NOS POSITIONS SONT COMMUNES, TOUCHANT UNE LIAISON ENTRE LA REFORME DU SYSTEME MONETAIRE MONDIAL ET L'AIDE AU DEVELOPPEMENT CONTINUENT DE SE HEURTER A UNE OPPOSITION OBSTINEE. LA FRANCE ESTIME QUE LE DESORDRE MONETAIRE ACTUEL NE PEUT CONTINUER SANS RISQUE GRAVE. IL SUFFIT D'APERCEVOIR D'AILLEURS QU'ELLES ONT ETE LES PERTURBATIONS, LES INQUIETUDES SUSCITEES DANS L'ECONOMIE MONDIALE, QU'IL S'AGISSE DES PAYS INDUSTRIALISES, QU'IL S'AGISSE DES PAYS EN DEVELOPPEMENT, PAR LES DERNIERS ALEAS, LES DERNIERES INCERTITUDES DU FONCTIONNEMENT DE CE SYSTEME. LE NOUVEL ORDRE MONETAIRE INTERNATIONAL DONT JE SOUHAITE L'AVENEMENT DOIT ETRE PRINCIPALEMENT FONDE SUR LE RENFORCEMENT DE LA SOLIDARITE ENTRE LES PAYS INDUSTRIALISES ET LES NATIONS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT. C'EST DE CETTE CONVICTION QUE PROCEDE NOTRE PROPOSITION, RECEMMENT REAFFIRMEE PAR M. FOURCADE, NOTRE NOUVEAU MINISTRE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES, D'ETABLIR UN LIEN ENTRE LA CREATION DES DROITS DE TIRAGES SPECIAUX ET L'AIDE AU DEVELOPPEMENT\
= POLITIQUE EXTERIEURE = ENERGIE = CETTE DESCRIPTION TRES RAPIDE DU _CADRE _GENERAL OU S'INSCRIT DESORMAIS LA COOPERATION FRANCO - AFRICAINE SERAIT INCOMPLETE SI JE NE MENTIONNAIS QUE LES PAYS EN DEVELOPPEMENT PEUVENT DESORMAIS _COMPTER SUR DE NOUVELLES RESSOURCES ET DE NOUVELLES FORMES D'AIDE£ LES ETATS MEDITERRANEENS ET LES ETATS DU MOYEN-ORIENT,GRANDS PRODUCTEURS DE PETROLE, SONT EN EFFET DESORMAIS A LA FOIS EN_MESURE DE CONSENTIR MAIS EGALEMENT DISPOSES A CONSENTIR DES PRETS A FAIBLE TAUX D'INTERET, EN_VUE DE CONCOURIR A LA REALISATION DE CERTAINS PROJETS DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE£ CETTE AIDE QUE LES PAYS GRANDS PRODUCTEURS DE PETROLE ONT DESORMAIS LA POSSIBILITE D'APPORTER AU DEVELOPPEMENT DU TIERS-MONDE NE DOIT PAS INCITER LES ETATS OCCIDENTAUX ET NOTAMMENT LES EUROPEENS, A RELACHER LEUR EFFORT DE COOPERATION, IL NE S'AGIT PAS D'UN RELAIS DANS L'AIDE, IL S'AGIT D'UNE ADDITION DE L'AIDE £ JE PENSE AU CONTRAIRE QUE LE VOLUME GLOBAL DE L'AIDE AU DEVELOPPEMENT DEVRAIT DESORMAIS REPRESENTER UN POURCENTAGE CONSTANT ET TENDANT A S'UNIFORMISER DU PRODUIT NATIONAL BRUT DES NATIONS INDUSTRIALISEES£ ET DE CETTE MANIERE, LES SERVICES RESPONSABLES DE LA COOPERATION POURRAIENT PRENDRE DES ENGAGEMENTS PREVISIONNELS SUR UNE PERIODE DE PLANIFICATION PLURIANNUELLE CORRESPONDANT A VOS PROPRES PROGRAMMES DE DEVELOPPEMENT £ JE FAIS ALLUSION, ICI, MESSIEURS LES PRESIDENTS, A DES SUGGESTIONS FREQUEMMENT AVANCEES PAR VOUS OU PAR VOS COLLABORATEURS£ DES CONVERSATIONS QUE VOUS AVEZ EUES AVEC M. ABELIN, DES ENQUETES EFFECTUEES SUR PLACE PAR LES MISSIONS DE DU MINISTRE DE LA COOPERATION, IL SEMBLE RESULTER EN-PARTICULIER QUE VOUS SOUHAITEZ ETABLIR DES PROGRAMMES DE DEVELOPPEMENT PLURIANNUELS OU LES PRESTATIONS ET CONTRIBUTIONS FRANCAISES TROUVERAIENT LEUR PLACE EN CONJONCTION AVEC CELLES D'AUTRES PARTENAIRES MULTILATERAUX, TELS QUE LA BANQUE_MONDIALE, LE PNUD, LE FONDS EUROPEEN DE DEVELOPPEMENT, OU MEME D'AUTRES CONCOURS BILATERAUX £ SOUMIS A LA REGLE DE L'ANNUALITE BUDGETAIRE, LE MINISTRE FRANCAIS DE LA COOPERATION N'A PAS ETE COMPLETEMENT EN_MESURE JUSQU'ICI DE S'ENGAGER DANS CETTE VOIE£ MAIS, A PRIORI, JE NE SUIS NULLEMENT OPPOSE A UNE EVOLUTION DE NOS PROCEDURES D'AIDE FINANCIERE QUI PERMETTRAIT DE PERFECTIONNER, DE PART ET D'AUTRE, UNE PLANIFICATION EFFICACE. \
=POLITIQUE EXTERIEURE= J'AI PRIS NOTE EGALEMENT DES REFLEXIONS QUI ONT ETE EMISES A PROPOS DE NOTRE COOPERATION CULTURELLE. D'UNE MANIERE GENERALE, VOUS PARAISSEZ SOUHAITER QUE LE SYSTEME SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE SOIT PROFONDEMENT REVISE POUR REPONDRE AUX BESOINS CONTEMPORAINS DE L'AFRIQUE, LA FORMATION DES CADRES DANS CERTAINES CONDITIONS RISQUANT D'ABOUTIR TROP SOUVENT A "LA FUITE DES CERVEAUX". A CET EGARD, UN EFFORT DE REFORME ET DE REORIENTATION DOIT ETRE ENTREPRIS EN_COMMUN. ET IL DEVRAIT DEBOUCHER, A MON SENS, SUR UN SYSTEME EDUCATIF FAISANT UNE PLACE PLUS LARGE AUX VALEURS AFRICAINES TRADITIONNELLES, UN SYSTEME QUI SOIT ENRICHI DES CULTURES, DES CIVILISATIONS ET DES MODES DE PENSEE DE VOTRE CONTINENT. J'AI NOTE ENFIN LA PREOCCUPATION QUE CAUSAIENT A CERTAINS D'ENTRE VOUS, LES PROBLEMES DE CIRCULATION, DES PERSONNES OU DE CONDITIONS DE TRAVAIL DE CELLES-CI ET IL CONVIENT QUE CE SUJET COMME LES AUTRES SOIT EXAMINE TRES LIBREMENT A L'OCCASION DE CETTE RENCONTRE. JE CROIS QUE TOUS CEUX QUI ONT ENTENDU LES DEUX DISCOURS D'OUVERTURE PARTAGERONT LE VOEU QUE JE FORME EN CONCLUSION ET QUI EST QUE CETTE CONFERENCE PUISSE CONTRIBUER A FAIRE PROGRESSER, DANS UN MONDE QUI EN A FAIM ET SOIF, LA FRATERNITE ET LA JUSTICE\

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