Publié le 12 septembre 1974

Allocution de M. Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République, à l'occasion de la séance de rentrée à la Cour des comptes, à Paris le 12 septembre 1974.

Allocution de M. Valéry Giscard d'Estaing, Président de la République, à l'occasion de la séance de rentrée à la Cour des comptes, à Paris le 12 septembre 1974.

12 septembre 1974 - Seul le prononcé fait foi

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CE NE SERAIT PAS AJOUTER AU PRESTIGE DE LA COUR_DES_COMPTES, PRESTIGE ANCIEN ET RECONNU, QUE DE LUI RENOUVELER L'EXPRESSION DE LA CONSIDERATION QUE LUI PORTE NATURELLEMENT LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. ELLE N'EN A NUL BESOIN. D'AUTANT PLUS QUE J'AI PU LUI TEMOIGNER CETTE CONSIDERATION, DANS D'AUTRES TEMPS ET DANS D'AUTRES FONCTIONS, PAR LE SOUCI DE CONTRIBUER, LORS DES NOMINATIONS ET DES AVANCEMENTS, A L'EXCEPTIONNELLE QUALITE DE L'ENSEMBLE HUMAIN QUE VOUS FORMEZ, ET PAR L'EXTENSION DE SES COMPETENCES. CHACUN PEUT OBSERVER L'INFLUENCE GRANDISSANTE ACQUISE PAR VOTRE CORPS AU-COURS DES DERNIERES ANNEES, ET DONT LA PRESENCE DE L'UN DES VOTRES A LA TETE DU GOUVERNEMENT, EST LES PLUS ECLATANTE MAIS N'EST PAS LA SEULE PREUVE. CETTE ASCENSION TIENT, COMME CHAQUE FOIS, NON AU HASARD MAIS A DES CAUSES NATURELLES. D'ABORD LA PART PLUS IMPORTANTE FAITE PAR LES SOCIETES AVANCEES A LA DEPENSE PUBLIQUE. LA NECESSITE D'ACCROITRE LES EQUIPEMENTS COLLECTIFS, CELLE D'ASSURER UNE MEILLEURE EGALITE DES SORTS ET DES CHANCES, ENTRAINENT NECESSAIREMENT DES INTERVENTIONS ACCRUES. CELLES-CI NE DOIVENT PAS CROITRE SANS LIMITE, SI NOUS VOULONS PRESERVER POUR CHAQUE INDIVIDU DANS L'EMPLOI DE SES RESSOURCES, LA SPHERE D'AUTONOMIE QUI EXPRIME LA LIBERTE DE SES CHOIX, ET DONC LA MAITRISE DE SON SORT. MAIS AU NIVEAU ELEVE QU'ELLES ATTEIGNENT, ELLES DOIVENT ETRE SURVEILLEES ET APPRECIEES, DE TELLE SORTE QUE LA COLLECTIVITE NE PERDE RIEN, NE DISPERSE RIEN DE L'EFFORT QU'ELLE CONSENT. D'OU LA DIMENSION ET L'EXIGENCE NOUVELLES DE VOTRE MISSION, QUE L'OPINION PUBLIQUE RESSENT COMME UNE TACHE EMINENTE ET NECESSAIRE. ENSUITE LA RAREFACTION, VISIBLE ET DESORMAIS SUBIE, DES RESSOURCES QUI ALIMENTENT NOTRE PROGRES. LA DECENNIE 1960 - 1970 A ETE POUR LE MONDE CELLE D'UN PROGRES ECONOMIQUE SANS PRECEDENT, OU LE MIRACLE DEVENAIT LA ROUTINE. MAIS ELLE A ETE AUSSI CELLE DU GASPILLAGE ET DE L'INFLATION. NOUS SOMMES ENTRES DANS UN MONDE AUX RESSOURCES PLUS RARES, OU IL FAUT REAPPRENDRE A COMPTER. LA RENTABILITE DE NOS DEPENSES, LE MEILLEUR EMPLOI DE NOS RESSOURCES, LE CHOIX RAISONNE DE NOS INVESTISSEMENTS, CONSTITUENT LES CONDITIONS DE LA POURSUITE DE NOTRE PROGRES. NOUS NE FERONS PAS MIEUX EN GASPILLANT DAVANTAGE DE RESSOURCES. NOUS FERONS MIEUX EN UTILISANT PLUS COMPLETEMENT, PLUS SOIGNEUSEMENT, NOS RESSOURCES MATERIELLES, HUMAINES ET INTELLECTUELLES\
=FISCALITE = JUSTICE= VOUS ETES AUSSI UNE JURIDICTION. DANS LA SOCIETE QUE JE VEUX CONTRIBUER A ETABLIR, LA VERITE DANS LA CONNAISSANCE DES FAITS ET LA RESPONSABILITE DANS LA CONDUITE DE L'ACTION, DOIVENT ETRE LES REGLES. DANS VOS TACHES NOUVELLES, QUE J'AI DES RAISONS DE CONNAITRE, CELLES DU CONSEIL DES IMPOTS, CELLE DE LA COUR DE DISCIPLINE BUDGETAIRE ET FINANCIERE, NE TREMBLEZ PAS DEVANT L'AFFIRMATION DE LA VERITE, ET LA MISE EN_CAUSE DES RESPONSABILITES PUISQUE NOTRE TEMPS RENVERSE LES IDOLES, ET BRISE LES TABOUS, QU'IL REJETTE AUSSI LES FAUX-SEMBLANTS ET LES ALIBIS. JE SAIS QUE C'EST AINSI QUE VOUS L'ENTENDEZ. PLUS FERMES ET PLUS NETS SERONT VOS REFERES, VOS JUGEMENTS ET VOS RAPPORTS, MIEUX VOUS SERVIREZ L'INTERET FRANCAIS D'AUJOURD'HUI. JE RESSENS COMME UN PRIVILEGE DE VOUS DIRE DANS CETTE CHAMBRE DES COMPTES =COUR_DES_COMPTES=, QUI A SU GARDER UNE AUTHENTIQUE TRADITION, SANS ETOUFFER SOUS ELLE, MONSIEUR LE PREMIER PRESIDENT, MONSIEUR LE PRESIDENT, MESDAMES ET MESSIEURS LES CONSEILLERS-MAITRES, LES CONSEILLERS-REFERENDAIRES ET LES AUDITEURS, ET A VOUS, BIEN ENTENDU, MONSIEUR LE PROCUREUR GENERAL ET MESSIEURS LES MEMBRES DU PARQUET, QUE LA REPUBLIQUE DONT JE SUIS LE PRESIDENT ELU, _COMPTE SUR VOTRE TALENT ET SUR VOTRE EFFORT\

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