Publié le 18 janvier 2009

Déclaration à la presse de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur les efforts internationaux en faveur du règlement du conflit à Gaza entre Israël et le Hamas, à Cham El Cheikh le 18 janvier 2009.

Déclaration à la presse de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur les efforts internationaux en faveur du règlement du conflit à Gaza entre Israël et le Hamas, à Cham El Cheikh le 18 janvier 2009.

18 janvier 2009 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Président,
Grâce à vous, c'est mon troisième séjour à Charm el Cheikh, naturellement, ce n'est pas une punition, bien au contraire. Tous ceux qui sont ici veulent la paix, une paix tout de suite et une paix durable.
Dès le début, nous avons été convaincus que l'Egypte pouvait jouer un rôle décisif dans la paix. C'est ce qui a conduit le président égyptien Hosni Moubarak, avec le succès que l'on connaît par rapport à la situation d'il y a quinze jours. Il y a aujourd'hui sur la table deux déclarations, unilatérales certes, mais deux déclarations de cessez-le-feu : celle des Israéliens et celle du Hamas.
Il y a quinze jours, nous n'en étions pas là. C'était les armes qui parlaient £ les armes doivent se taire, doivent s'arrêter. Dans notre esprit, ce n'est que le commencement. Il faut poursuivre et il faut accélérer pour aboutir à la création de deux Etats, un Etat palestinien vivant au côté d'un Etat israélien qui a le droit à la sécurité.
Quelle sera la suite des évènements ? Il faut maintenant consolider ce cessez-le-feu. Un sommet à vocation humanitaire sera organisé par l'Egypte dans quelques jours pour que les points de passage soient rouverts, pour que l'aide humanitaire puisse intervenir. Il y a également une confiance à récréer. Pour cela, il faut mettre un terme au trafic d'armes. Et nous sommes un certain nombre de pays à avoir proposé, hier encore, par l'intermédiaire d'une lettre que j'ai signée avec Mme Merkel et M. Brown, de mettre à la disposition d'Israël, comme de l'Egypte, tous les moyens techniques et diplomatiques aux militaires, notamment naval, pour aider à la fin de la contrebande des armes. Puis nous pensons qu'il faut, en quelque sorte, profiter de cette crise pour remettre sur la table l'idée d'une grande conférence qui permettrait de poser les bases d'une paix durable £ et on aura besoin de tout le monde.
Enfin, nous allons nous rendre en Israël maintenant pour dire à Israël que nous sommes à ses côtés pour assurer son droit à la sécurité, mais qu'il faut maintenant qu'Israël indique clairement que si les tirs de roquettes s'arrêtent, l'armée israélienne doit quitter Gaza. Il n'y a pas d'autres solutions pour la paix.
Le temps travaille contre nous, c'est pourquoi nous avions décidé de bousculer le temps, et je veux encore une fois dire au président Moubarak combien il a été courageux, combien il a été visionnaire et combien il a été utile. Je voudrais dire également, en terminant, combien la présence du président de l'Autorité palestinienne est importante à nos côtés parce que c'est un homme de paix £ que la Ligue arabe a tout son rôle à jouer pour apaiser les tensions et nous comptons sur elle £ et enfin que l'Europe, par l'intermédiaire de tous les chefs d'Etat et de gouvernement qui sont ici, notamment le président Topolanek, sont décidés à s'investir totalement dans ce conflit qui n'est pas un conflit régional, qui est un conflit mondial qui peut alimenter le terrorisme. L'intérêt de tout le monde, c'est la paix. Voilà la raison du sommet de Charm el Cheikh, il y en aura un autre en Egypte, et il faudra prévoir la grande conférence pour la paix durable dans les tous prochains jours.

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