Publié le 2 juillet 2008

Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur la libération d'Ingrid Betancourt, à Paris le 2 juillet 2008.

Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, sur la libération d'Ingrid Betancourt, à Paris le 2 juillet 2008.

2 juillet 2008 - Seul le prononcé fait foi

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Mesdames et Messieurs, ce soir, Ingrid BETANCOURT est libre.
Aujourd'hui s'achève donc un calvaire de plus de six années. Ingrid est en bonne santé. Elle est sur une base militaire colombienne.
Mes premiers mots seront pour lui dire combien nous sommes heureux. Sa famille dira mieux que moi les sentiments d'affection qu'ils souhaitent lui exprimer. Et déjà la Maman d'Ingrid est en route pour l'embrasser.
Je voudrais, avec Bernard KOUCHNER, d'abord remercier le Président URIBE, les autorités colombiennes, et l'armée colombienne. Ils ont mené une opération qui a été couronnée de succès. Que le Président URIBE reçoive la gratitude de l'ensemble du peuple français et qu'il soit assuré de notre reconnaissance. Que le peuple colombien et l'armée colombienne soient également félicités.
Je voudrais également remercier tous les autres chefs d'État d'Amérique du sud qui nous ont aidés : le Président CHAVEZ, le Président de l'Équateur, la Présidente d'Argentine, tous ceux qui, à un moment ou un autre, ont donné un coup de main, tous ceux qui n'ont pas renoncé.
Je voudrais également remercier tous ceux qui, en France, se sont mobilisés : les comités de soutien, les artistes, au premier rang desquels le chanteur Renaud, qui ont milité pour Ingrid, tous ceux qui y ont cru.
Et, bien sûr, mes pensées ce soir vont à Mélanie, à Lorenzo, à Astrid, à Yolanda, à Juan Carlos, à Fabrice, qui ont été admirables de courage, parce que des déceptions, il y en a eu beaucoup, mais ils ont toujours fait confiance. Ils y ont toujours cru.
Dans une heure, un avion de la République française va partir avec toute la famille d'Ingrid, en direction de la Colombie, avec Bernard KOUCHNER à son bord pour qu'Ingrid puisse retrouver les siens, pour qu'elle puisse leur dire combien elle les aime, et pour qu'eux puissent lui dire combien elle leur a manqué.
Et puis je pense aux autres otages, aux otages américains qui ont été libérés. Et je pense aux otages qui n'ont pas encore été libérés. Je voudrais dire aux FARC qu'ils arrêtent ce combat absurde et moyenâgeux. Et naturellement, la diplomatie française, la France est prête à accueillir tous ceux qui renonceraient à la lutte armée, à prendre des innocents en otage.
Mesdames et Messieurs, je voudrais que mes derniers mots soient pour le soldat SHALIT et pour ses parents. Nous ne l'oublions pas. La France est toujours prête à se mobiliser quand quelqu'un est injustement retenu.
Je voudrais dire à Ingrid qu'on l'embrasse, qu'on est fier de son courage et qu'on très heureux pour elle. Il y avait une petite lueur d'espoir. Aujourd'hui, c'est une joie immense. Et c'est toute la France qui est heureuse de récupérer aujourd'hui Ingrid BETANCOURT.
Je voudrais remercier les diplomates. Je voudrais remercier la Suisse. Je voudrais remercier l'Espagne, cher Bernard KOUCHNER, qui nous ont tous aidés. C'est un travail d'équipe. Et le Président URIBE, je lui dis également bravo.
Et croyez bien, que ce que je dis, je le dis du fond du coeur.

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