Publié le 21 juin 2008

Message de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, lu par M. Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, sur les réformes concernant la politique de la famille, à Toulouse le 21 juin 2008.

Message de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, lu par M. Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, sur les réformes concernant la politique de la famille, à Toulouse le 21 juin 2008.

21 juin 2008 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Mes engagements internationaux m'empêchent d'être aujourd'hui parmi vous. Je le regrette. Je souhaite toutefois, par l'intermédiaire de Xavier Bertrand, vous adresser un message de sympathie. En m'associant ainsi à votre assemblée générale, je veux rendre hommage à la vigueur du mouvement familial. Redire mon attachement à toutes les familles, car elles apportent une contribution essentielle à notre équilibre politique et social. Rappeler ma volonté de conduire une politique familiale généreuse et adaptée à notre temps.
Pour moi, la politique familiale est partout, dans toutes nos actions. Ainsi, la réhabilitation du travail, par la défiscalisation des heures supplémentaires, la relance de l'intéressement ou la réforme des 35 heures : c'est du pouvoir d'achat pour les familles qui travaillent. De même, le droit d'accueil pour les élèves en cas de grève à l'école vise à éviter de créer des problèmes supplémentaires de garde aux parents dont les enfants sont scolarisés.
La France a la chance d'avoir une natalité robuste. C'est une formidable force pour l'avenir de notre société. La politique familiale exemplaire que mène notre pays n'est pas étrangère à ces bons résultats. Je suis donc très attaché aux symboles qui la fondent. J'ai ainsi eu l'occasion de réaffirmer ma ferme opposition à la mise sous condition de ressources des allocations familiales ou mon entier soutien à la pérennité de la carte familles nombreuses.
Pour autant, la politique familiale doit évoluer. Pas par idéologie. Mais pour répondre aux besoins des familles et s'adapter aux nouvelles réalités. Ces évolutions ont d'ailleurs commencé. Je sais qu'elles peuvent susciter des interrogations. Je dois m'en expliquer.
Certaines de ces réformes concernent les prestations offertes aux familles. Cette année, une majoration unique des allocations familiales à 14 ans a été instaurée afin de mieux prendre en compte le coût de l'enfant. Dans le même esprit, dès cet été, l'allocation de rentrée scolaire sera significativement augmentée pour les collégiens et les lycéens, pour lesquels les coûts de la rentrée sont plus élevés. Ce sont des mesures de bon sens.
Des changements sont aussi en cours dans la gouvernance de notre politique de la famille, qui, il faut bien le reconnaître, s'est un peu essoufflée. Le Haut conseil de la famille offrira une nouvelle enceinte d'expertise et de débats sur les sujets familiaux.
Des évolutions sont aussi nécessaires dans le rôle de la branche famille. La participation de la branche famille au financement des volets familiaux des autres politiques de sécurité sociale ne doit plus être un tabou. Parce que l'amélioration de sa situation financière le permet et parce qu'on ne peut sans cesse demander aux Français de payer plus d'impôts.
Des changements sont enfin attendus dans notre droit de la famille, car il y a de nouvelles réalités qu'il faut prendre en compte, comme le problème de l'adoption ou le rôle du beau-parent dans les familles recomposées.
La politique familiale doit enfin et surtout offrir aux parents la possibilité de mieux concilier la vie professionnelle et la vie familiale, la carrière et la parentalité. C'est la principale préoccupation des familles. C'est aussi la mienne, car mon but est de remettre le travail au centre de notre action. Je souhaite donc qu'un grand débat s'engage avec vous sur le développement des modes de garde des jeunes enfants et l'évolution des dispositifs de congé parental, car l'arrêt de travail ne doit plus être une solution par défaut pour les familles. Je veux accroitre l'offre de garde, sous toutes ses formes. Je veux des services plus adaptés, plus souples dans leurs horaires, et plus abordables financièrement pour les parents.
Tous ces chantiers sont ambitieux. Je fais confiance à Xavier Bertrand et Nadine Morano pour les mener à bien, en étroite concertation avec votre mouvement.
Je vous remercie.

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