Publié le 30 mai 1998

Allocution de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la coopération franco-libanaise pour la création de l'Ecole supérieure des affaires, Beyrouth le 30 mai 1998.

Allocution de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la coopération franco-libanaise pour la création de l'Ecole supérieure des affaires, Beyrouth le 30 mai 1998.

30 mai 1998 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Président du Conseil des Ministres,
Messieurs les Ministres,
Monsieur le Gouverneur,
Mesdames et Messieurs,
Mes chers Amis,
Il y a un peu plus de deux ans, à l¿occasion d'une visite officielle dans votre beau pays, qui était d'ailleurs la première d¿un Chef d¿Etat français, nous avions, ici même, avec un certain nombre d'entre vous, ensemble, lancé notre grand projet, ce beau projet d¿une Ecole Supérieure des Affaires. Une école qui offrirait aux jeunes Libanais un enseignement supérieur de gestion de haut niveau, en français et conforme aux critères d¿excellence qui sont ceux de nos grandes écoles.
Nous avions l¿ambition de mettre notre amitié et notre longue tradition de coopération au service du Liban, et notamment au service de sa reconstruction et de son développement.
Symboliquement, j¿avais proposé, et vous l¿aviez accepté, que cette Ecole s¿installe dans l¿ancienne chancellerie diplomatique de l¿Ambassade de France, dans cette rue qui porte le nom de l¿un des grands personnages de mon histoire de mon pays, Clémenceau, qui contribua, par sa vision et sa volonté, à la création du Liban moderne.
Et nous avions la même volonté d¿aboutir le plus vite possible £ c'était notamment celle du Premier ministre, Rafic Hariri, c'était la mienne aussi. Les travaux de réhabilitation et de réaménagement ont été rapidement exécutés. Et déjà, notre Ecole - je dis bien notre Ecole - existe, déjà, les jeunes Libanais y préparent l¿avenir, le leur et aussi celui du Liban.
Si les choses sont allées si vite, c¿est parce que, Libanais et Français ont magnifiquement travaillé ensemble. Ils ont noué un partenariat exemplaire qui réunissait, avec les représentants de la France, la Banque du Liban, et je voudrais saluer très amicalement M. Riad Salame, le Gouverneur, mon ami, qui copréside, avec notre Ambassadeur, le Conseil de Surveillance de l¿Ecole, mais aussi la Chambre de Commerce et d¿Industrie de Paris, dont le nouveau Président, M. Michel Franck, est à nos côtés ce matin, et je l'en remercie.
Je salue et je remercie les personnalités du monde économique et financier libanais -je les ai salués tout à l'heure, je tiens à le faire publiquement maintenant- qui ont apporté leur concours à l'Ecole Supérieure des Affaires, et qui l¿ont fait avec générosité. Je rends hommage aux associations professionnelles, aux entreprises qui participent au fonctionnement de l¿Etablissement, à ses instances d¿orientation et de surveillance ainsi qu¿à tous ceux qui ont offert des financements complémentaires, qui ont proposé, dès le début de cette année, des emplois, et des emplois de qualité, aux étudiants de la première promotion.
Je l¿ai dit, notre ambition est de donner aux jeunes Libanais les meilleures chances en leur dispensant le meilleur enseignement, en leur ouvrant le meilleur l¿enseignement supérieur français. Partenaires de l¿ESA, l¿Ecole des Hautes Etudes Commerciales et l¿Ecole Supérieure de Commerce de Paris apportent la qualité de leurs formations. C'était bien l'objectif du Premier ministre, du Gouverneur et le mien.
Quel plus bel exemple de l¿engagement de la France aux côtés du Liban et d¿abord aux côtés de sa jeunesse ! Quel meilleur symbole de notre volonté d¿aider les jeunes Libanais à acquérir ici, à Beyrouth, la meilleure formation possible pour devenir d¿inlassables artisans de la réussite, du progrès, de la renaissance et du rayonnement de leur beau pays.
Dès l¿origine, Monsieur le Président du Conseil des Ministres, nous avons voulu faire de l¿ESA un puissant pôle de formation. Nous avons voulu en faire la grande école de gestion, essentiellement francophone, pour toute la région et au-delà, pour tout le bassin méditerranéen.
Cette dimension francophone est un atout pour l¿avenir du Liban et de ses cadres. Dans le respect de l¿arabe, votre langue nationale, et avec elle, la francophonie, c¿est une fenêtre ouverte sur un ensemble culturel et humain de mieux en mieux organisé de près de 500 millions de femmes et d¿hommes, et qui affirme chaque jour son espace économique et politique dans le monde.
A vous tous, qui avez cru en l¿ESA, qui vous êtes battus pour qu¿elle existe et pour qu¿elle réussisse, je voudrais adresser mes remerciements. Je salue l¿exceptionnel travail réalisé par le corps professoral et l¿équipe administrative de l¿ESA. Je félicite son Directeur Général, M. Roger Ourset, qui a su lui donner vie. Bravo pour votre action. Bravo pour le rayonnement de l'école.
Notre école, il faut maintenant la consolider sur ses bases, il faut la faire grandir, au-delà des frontières du Liban. Il faut en faire l¿un des instruments de la renaissance du Liban.
A vous, étudiants de l¿Ecole, jeunes diplômés, élèves en cours de scolarité, à tous ceux qui vont s¿y former dans les prochaines années, je voudrais dire de tout coeur : bonne chance et bon vent ! Bonne chance pour vos études, bonne chance pour votre carrière, bonne chance parce qu¿en vous lançant dans la vie des affaires, vous allez servir le Liban qui, chaque jour, redevient ce qu¿il fut : un pays prospère, un pays solide, et je l¿espère un pays heureux.
Je vous remercie.

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