Publié le 9 octobre 1987

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à son arrivée à l'aéroport de Montevideo, vendredi 9 octobre 1987.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à son arrivée à l'aéroport de Montevideo, vendredi 9 octobre 1987.

9 octobre 1987 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le président,
- Je viens ainsi que mes compagnons de voyage dans votre pays, l'Uruguay, avec le sentiment d'accomplir un geste nécessaire. Nos relations sont vivantes, nos relations personnelles se sont nouées autour d'un examen aussi lucide que possible des chances de la démocratie dans le monde, ainsi que les chances du développement.
- Nous avons suivi, de France, avec passion, les événements qui vous ont conduit d'un système que vous avez vous-même écarté et la naissance, ou plutôt la renaissance dans ce pays si fortement attaché aux principes de liberté, à la renaissance d'une vraie démocratie.
- Je voudrais saluer le peuple uruguayen, pour lui dire en quelle estime nous le tenons, pour la place prise à la culture, culture propre à l'Amérique latine, culture universelle, pour sa contribution de chaque instant, à la vie internationale et par l'esprit apporté pour que le monde retrouve les chemins de la paix.
- Je sais les efforts, monsieur le président, que vous accomplissez pour réussir et vous réussissez cette phase si délicate de votre histoire. Et je tiens à rendre témoignage devant votre peuple.
- Nous venons ici avec amitié, de ces quelques heures passées sur votre sol, nous souhaitons retirer le meilleur bénéfice pour notre connaissance de votre pays et pour notre approche des problèmes d'Amérique latine.
- Madame, puisque j'ai pu déjà vous connaître et savoir aussi votre contribution personnelle à l'effort collectif, savoir quels sont vos choix très engagés pour la liberté, les droits de l'homme, je tiens à vous dire à quel point, avec ma femme, nous sommes heureux de connaître votre foyer.
- C'est un moment important pour nous, Français, que de rencontrer l'Uruguay en vos personnes, mesdames et messieurs. Il m'est tout à fait aisé de dire pour terminer, en cette première minute, en ces premiers instants de notre présence ici-même, et de tout coeur :
- Vive l'Uruguay !\

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