Publié le 2 octobre 1985

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'arrivée à Orly de M. Mikhaïl Gorbatchev, Secrétaire général du Comité central du PCUS, mercredi 2 octobre 1985.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'arrivée à Orly de M. Mikhaïl Gorbatchev, Secrétaire général du Comité central du PCUS, mercredi 2 octobre 1985.

2 octobre 1985 - Seul le prononcé fait foi

Télécharger Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, lors de l'arrivée à Orly de M. Mikhaïl Gorbatchev, Secrétaire général du Comité central du PCUS, mercredi 2 octobre 1985. - PDF 97 Ko
Monsieur le Secrétaire général,
- Madame,
- C'est un honneur pour la France que de vous accueillir aujourd'hui pour votre premier voyage en Occident, depuis que vous avez pris vos fonctions.
- Je vous souhaite, ainsi qu'à Mme Gorbatchev, et à la délégation qui vous accompagne, la bienvenue dans notre pays.
- Nous vous accueillons avec toute la considération dûe à l'éminente fonction qui est la vôtre, à la tête d'une ancienne et puissante nation du monde. Nous aurons l'occasion d'en parler, les relations entre nos deux pays, qui sont l'un et l'autre d'Europe, qui appartiennent à la civilisation européenne, reposent sur une tradition d'échanges plusieurs fois séculaires. Rares ont été les périodes au cours de l'histoire où nous nous sommes affrontés £ et depuis un siècle et demi, comme je l'exposerai ce soir, aucun conflit n'est venu directement altérer l'estime que se portent nos peuples.
- Je crois que votre visite vient à son heure. Jamais ne s'est démentie notre volonté de maintenir un dialogue ouvert et constructif, dans le respect mutuel, dès lors que les conditions s'y prêtaient. Tel est l'esprit avec lequel nous vous recevons. Tel sera, je le pense, l'esprit de nos conversations.
- Vous le savez, le monde d'aujourd'hui est partagé entre l'espoir et l'incertitude : trop de conflits, trop de souffrances, trop d'atteintes à la dignité et aux droits, viennent aujourd'hui frapper les hommes. Monsieur le Secrétaire général et vous, madame, je forme le voeu que cette visite satisfasse vos attentes, qu'elle apporte une utile contribution au développement de nos relations dans les domaines bilatéraux, comme dans la marche des affaires du monde. Je souhaite aussi qu'en cette belle fin d'après-midi d'été parisien, ou plutôt cette belle fin d'été qui se prolonge, les contraintes d'un programme chargé vous laissent le loisir d'apprécier notre capitale. En tout -état de cause, notre accueil sera celui de responsables et celui d'un peuple qui sait à quel point votre pays représente un élément fondamental de l'équilibre du monde. Soyez les bienvenus.\

Voir tous les articles et dossiers