Publié le 15 septembre 1985

Lettre de M. François Mitterrand, Président de la République, à M. Lang, Premier ministre de Nouvelle-Zélande, à son retour de Mururoa, Paris, le 15 septembre 1985.

Lettre de M. François Mitterrand, Président de la République, à M. Lang, Premier ministre de Nouvelle-Zélande, à son retour de Mururoa, Paris, le 15 septembre 1985.

15 septembre 1985 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le Premier ministre,
- J'ai bien reçu votre message relatif au voyage que devait effectuer en France le vice Premier ministre, ministre de la justice du gouvernement néo-zélandais. Cette visite a été différée à la demande du gouvernement français, mais elle pourrait avoir lieu à une date qui sera arrêtée d'un commun accord entre les ministres compétents.
- Vous évoquez par ailleurs les relations entre la Nouvelle-Zélande et la France. Je souhaite, comme vous-même, qu'elles soient préservées. Mais il conviendrait pour cela d'éviter les mises en cause et les accusations infondées dont la France fait l'objet.
- Mon déplacement dans le Pacifique Sud, nécessairement bref, ne m'a pas permis d'envisager les rencontres que vous aviez suggérées dans votre lettre. Mais la visite de votre vice Premier ministre pourra constituer, le moment venu, l'occasion d'un contact utile entre nos deux gouvernements.
- Par ailleurs, j'ai fait part de l'intention de la France d'inviter à Mururoa, pour une visite du site, tous les chefs d'Etat et de gouvernement du Pacifique Sud, qui souhaiteraient s'informer eux-mêmes de la réalité des choses. Il va de soi que cette invite s'adresse à vous au premier chef.
- Je vous prie d'agréer, monsieur le Premier ministre, l'expression de ma considération distingée\

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