Publié le 13 décembre 1984

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'Institut Pasteur, Bangui (Centrafrique), jeudi 13 décembre 1984.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'Institut Pasteur, Bangui (Centrafrique), jeudi 13 décembre 1984.

13 décembre 1984 - Seul le prononcé fait foi

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Mesdames et messieurs,
- Il y a déjà longtemps que je connais bien entendu l'Institut Pasteur et l'un de mes premiers soins, il y a trois ans, a été de visiter la maison mère. J'y ai participé à une séance solennelle, au demeurant fort intéressante et instructive puisque s'y sont exprimés des savants et des praticiens considérés hors pair. J'ai vu la maison telle qu'elle était au temps de Pasteur, j'ai vu que cela était pieusement conservé et j'ai constaté ce qu'elle est devenue avec la modernisation, les techniques, les connaissances qui ont naturellement élargi considérablement et l'audience et la capacité de l'Institut.
- Je vais citer des noms qui sont dans toutes nos mémoires.
- J'avais oublié que l'on allait fêter le centenaire, la rage c'était il y a un siècle. C'est une date capitale dans l'histoire de la recherche, de la médecine. Non seulement Pasteur s'était illustré par d'autres grandes recherches mais la saisie comme cela d'une maladie au point de parvenir à la dominer a été le signal d'un développement dont ses continuateurs ont été les principaux acteurs.
- Je n'oublie pas que j'ai été élevé dans le respect du Professeur Roux, charentais comme moi et illustration locale mais aussi nationale et peut-être bien internationale. J'ai vécu avec mes parents la religion de ce petit docteur dont l'esprit était grand.
- Toute cette histoire est dans votre esprit, vous la connaissez mieux que moi, vous la vivez, vous la poursuivez. Si l'Institut Pasteur en 1985, cent ans plus tard par -rapport à cette date majeure a l'importance qu'il a, le prestige aussi c'est bien parce qu'il a continué de travailler.
- On n'acquiert pas une prestige comme cela par les miracles de la propagande. Vous ne seriez d'ailleurs pas forcément les meilleurs professionnels pour ce genre de chose, je veux parler de la propagande. C'est parce que cela repose sur un progrès considérable de la science et de la science appliquée. Passer de la science théorique à la science appliquée lorsqu'il s'agit de médecine, d'immunologie, disons de la lutte de la vie contre la mort, ma foi ce n'est pas rien.
- C'est pourquoi lorsque j'ai appris que précisément la coïncidence des dates de nos voyages, le vôtre et le mien permettraient cette inauguration j'ai accepté avec beaucoup de joie la perspective de ce rendez-vous. Il a eu lieu, je n'ai rien à y ajouter, le Président Kolingba va maintenant clore vos travaux, ce salut rapide du Président de la République française aux directeurs et responsables des Instituts Pasteur, des Instituts associés dans le monde, ici à Bangui, prend à mes yeux une valeur symbolique qui méritait qu'on s'y arrêtât.
- Je vous remercie.\

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