Publié le 24 mars 1984

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, devant la communauté française au "High Museum of Art", Atlanta, samedi 24 mars 1984.

24 mars 1984 - Seul le prononcé fait foi

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, devant la communauté française au "High Museum of Art", Atlanta, samedi 24 mars 1984.

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Mesdames et messieurs,
- Mes chers compatriotes,
- Je ne pouvais pas passer à Atlanta sans vous saluer, vous qui avez bien voulu participer à ce rendez-vous, parfois, en venant d'assez loin.
- A Washington, j'ai déjà rencontré d'autres Français des Etats-Unis d'Amérique. Je pourrais vous dire ce que je leur ai dit, inutile de se répéter, sinon pour dire que c'est pour moi une très bonne occasion de rencontrer des femmes, des hommes qui vivent dans un pays étranger, mais aussi dans un pays ami. Soit qu'ils y remplissent un contrat de courte ou de longue durée, soit qu'ils y aient fondé leur famille et qu'ils y soient enracinés, mais votre seule présence ici montre bien que quel que soit votre choix, il en est un qui reste le même. Vous êtes attachés à notre patrie.
- J'ai, en lisant quelques documents, observé avec plaisir que des entrepreneurs, des cadres, qui représentent des éléments actifs de l'industrie française, ont réussi en Géorgie des progressions assez remarquables. On estime en tout cas leur travail. Je viens de visiter le métro et j'ai vu avec plaisir ce que l'on appelle "les belles Françaises", car pourquoi ne pas appeler ainsi les belles voitures de ce métro ?
- D'autre part, certains d'entre vous se sont certainelent affronté à des situations difficiles et loin, loin de chez eux. Je suppose qu'ils sont en mesure d'exposer leur situation aux autorités consulaires, diplomatiques qui nous représentent. C'est très important que vous ne soyez pas coupés de nous, car moi je suis là quelques jours et puis je m'en vais, mais vous, vous restez. Et je voudrais maintenant passer quelques moments avec vous, autrement que sur cette tribune, j'irai donc circuler un moment, je crois que l'emploi du temps est assez serré, et il sera serré chaque jour pendant les cinq jours que je resterai encore dans les Etats-Unis d'Amérique, ce soir à San Francisco, ensuite à Silicon Valley et puis le Middle West où j'irai visiter des fermes, et Pittsburgh où j'irai visiter les endroits où l'on prévoit, organise et invente, où l'on met en place les industries les plus modernes autour de l'ordinateur, puis enfin New York, qui m'occupera une bonne journée.
- Qu'est-ce que vous voulez que je dise de votre part ? Bonjour à la France, jeudi matin ? Ce ne sera pas difficile. Je n'aurai pas le temps de souffler, car à peine je serai arrivé qu'il faudra que je me précipite au Conseil des ministres qui a justement lieu ce jour-là. Voilà, mais c'est mon travail, je ne m'en plains pas. Enfin, on essayera à travers les problèmes qui touchent le France elle-même de ne pas oublier ce que vous êtes.\

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