Publié le 3 février 1983

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la présentation des Lettres de créance de M. Ossi Sunell, ambassadeur de Finlande, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 3 février 1983.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la présentation des Lettres de créance de M. Ossi Sunell, ambassadeur de Finlande, Paris, Palais de l'Élysée, jeudi 3 février 1983.

3 février 1983 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur l'ambassadeur,
- C'est pour moi un grand plaisir que de recevoir aujourd'hui les Lettres par lesquelles M. le président Koivisto vous a accrédité comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Finlande à Paris.
- Je suis particulièrement heureux de vous accueillir en France où vous avez déjà séjourné au début de votre carrière et sensible au choix qu'a fait votre gouvernement en désignant pour le représenter un diplomate connaissant déjà si bien les affaires françaises et francophones.
- La France, vous le savez, éprouve depuis toujours pour votre pays admiration, estime et amitié. C'est en effet une leçon de volonté que nous offrent la Finlande et son peuple, volonté de devenir et de rester maîtres de leur destin.
- Comme nous, vous êtes passionnément attachés à votre indépendance. La France sait l'importance que vous accordez à l'autodétermination des peuples et connaît la volonté de votre peuple de défendre son indépendance et sa sécurité.\
Nous avons aussi beaucoup d'estime pour une nation qui, à force de travail et de volonté, s'est hissée au rang des nations les plus avancées du monde occidental et qui, sur la scène internationale, apporte une contribution importante au service de la paix et à la coopération entre pays industrialisés et pays en développement.
- Toutes ces raisons, monsieur l'ambassadeur, font qu'il est naturel pour nos deux pays de coopérer dans tous les domaines.
- Sur-le-plan économique, nos échanges se sont développés au-cours des dernières années et je souhaite pour ma part qu'une impulsion nouvelle leur soit donnée notamment dans le domaine de la coopération industrielle.
- Sur-le-plan culturel enfin, nous devons poursuivre et amplifier nos relations dans les domaines linguistique, scientifique et artistique.
- De vastes perspectives s'offrent donc au développement de nos relations bilatérales et c'est avec un plaisir tout particulier que je recevrai à Paris à la fin de l'année, le président Koivisto, auquel je vous prie de transmettre mon souvenir très amical.
- Tous mes voeux vous accompagnent, monsieur l'ambassadeur, dans l'accomplissement de votre mission à Paris. Soyez assuré que vous trouverez de la part du gouvernement français tout le -concours nécessaire à sa réussite.\

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