Publié le 7 janvier 1983

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à la mairie d'Issoire, vendredi 7 janvier 1983.

7 janvier 1983 - Seul le prononcé fait foi

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à la mairie d'Issoire, vendredi 7 janvier 1983.

Télécharger le .pdf
QUESTION.- Bien que la ville d'Issoire soit particulièrement heureuse de vous accueillir, tout d'abord pour l'amitié qu'elle vous porte et puis, j'ajouterai aussi, pour l'intérêt que vous lui portez et, en venant visiter cet hôpital, en allant serrer la main à de vieilles personnes qui, peut-être certaines, ne se sont pas rendu compte de l'honneur que vous leur faisiez, croyez-moi que le coeur de chaque Issoirien et chaque Issoirienne, lorsqu'ils l'apprendront demain, battra avec beaucoup de force et ils penseront beaucoup à vous.
- LE PRESIDENT.- Je vous remercie, monsieur le maire et cher ami. Vous avez raison de rappeler que ce n'est pas la première fois que je viens à Issoire. Je connaissait déjà l'itinéraire mais je n'avais pas pénétré, comme je l'ai fait aujourd'hui, l'un des aspects les plus graves et les plus importants de la vie collective, dans une cité comme celle-ci. Comment sont traités, que deviennent les malades, quel est le sort des personnes âgées ? Je suis très heureux lorsque je constate, comme je l'ai fait aujourd'hui, la sollicitude des municipalités pour ceux de leurs concitoyens qui sont plus que d'autres frappés par la maladie, en-raison de leur âge et j'ai dit tout à l'heure, aux journalistes qui m'interrogeaient, combien j'avais remarqué ce triple effort, celui d'un vieil hospice à moderniser, celui d'un hôpital moderne que vous venez de construire et celui des futurs bâtiments qui permettront de disposer de moyens de cure qui permettront de compléter votre cité sanitaire d'Issoire. C'est que ce programme est dans un délai assez bref. Moi, mon rôle était de voir sur place, chaque fois que je le puis, les efforts de chacun, de chaque collectivité et je constate que cet effort ici est mené avec constance et intelligence et je suis heureux de le constater. Ce n'est pas une visite de caractère particulièrement officiel £ je viens comme cela quelques heures, sans m'attarder. Si j'ai fait le tour par l'hôtel de ville, c'est parce que l'on m'en avait prié, ce n'était pas prévu. Je suis d'ailleurs heureux de vous trouver avec ceux de vos conseillers qui travaillent avec vous mais il ne faut pas déborder : je ne fais pas ici de politique générale, je remplis mon rôle de chef de l'Etat en m'informant des conditions dans lesquelles vivent les Français.\

Voir tous les articles et dossiers