Publié le 20 décembre 1982

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la présentation des Lettres de créance de M. Abdallah Aboda Hammam, ambassadeur de la République démocratique populaire du Yémen, Paris, Palais de l'Élysée, lundi 20 décembre 1982.

20 décembre 1982 - Seul le prononcé fait foi

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de la présentation des Lettres de créance de M. Abdallah Aboda Hammam, ambassadeur de la République démocratique populaire du Yémen, Paris, Palais de l'Élysée, lundi 20 décembre 1982.

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Monsieur l'ambassadeur,
- Je suis heureux de recevoir les Lettres de créance par lesquelles Son Excellence M. Ali Nasser Mohammed, président du praesidium du Conseil suprême du peuple, vous accrédite en qualité d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République démocratique populaire du Yemen.
- Vous avez, monsieur l'ambassadeur, exprimé le souhait des plus hautes autorités de votre pays de développer les relations d'amitié et de coopération avec la France et souligné les principes sur lesquels doivent se fonder ces relations : un respect mutuel £ des intérêts communs. Je me réjouis de ce souhait et de cette façon de voir et vous demande d'indiquer à votre gouvernement que je les partage pleinement.
- La France, comme vous le savez, est très attachée aux principes de l'indépendance et de la souveraineté nationale, et elle souhaite vivement que les pays de la région puissent déterminer en toute liberté leurs orientations fondamentales. C'est dans cet esprit que se situe le développement des relations entre nos deux pays £ celles-ci ont pris un nouveau départ à l'occasion de la visite à Paris, il y a un peu plus d'un an, des ministres des affaires étrangères et de l'industrie de la République démocratique populaire du Yémen. Il importe que nous approfondissions ensemble le champ de notre coopération.\
Ces nouveaux développements sont dans l'intérêt de chacun de nos pays. Le vôtre, monsieur l'ambassadeur, se situe au-coeur d'une partie du monde qui est l'enjeu de rivalités entre les superpuissances. Pourtant, c'est aux pays de la région qu'il appartient de trouver des solutions aux problèmes qui peuvent se poser à eux. La France, qui n'est pas un pays de la région, bien qu'elle y soit présente, est disposée à soutenir ces efforts et à contribuer à la -recherche de solutions qui ne soient pas imposées par des puissances extérieures. Ceci est vrai dans le conflit du Proche-Orient, notre action récente l'a démontré £ c'est également vrai dans la région de la Mer Rouge et de l'Océan Indien. Le dialogue auquel nous appelons doit servir la cause de la paix et favoriser l'instauration d'un nouvel ordre économique mondial, expression de la solidarité nécessaire entre le Nord et le Sud `relations Nord - Sud`. C'est là l'un des objectifs essentiels de la politique française.
- Soyez assuré, monsieur l'ambassadeur, que vous trouverez toujours auprès de moi et de mon gouvernement le meilleur accueil et la meilleure compréhension dans l'accomplissement de votre mission.
- Je vous prie de transmettre à Son Excellence le président du praesidium du Conseil suprême du peuple, Ali Nasser Mohammed, l'assurance de ma très haute considération et de mes sentiments les plus cordiaux, auxquels je joins mes voeux très chaleureux pour le bonheur et la prospérité du peuple yéménite.\

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