Publié le 28 novembre 1982

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, devant la communauté française de New-Delhi, dimanche 28 novembre 1982.

28 novembre 1982 - Seul le prononcé fait foi

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, devant la communauté française de New-Delhi, dimanche 28 novembre 1982.

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Mesdames et messieurs,
- Mes chers compatriotes,
- Comme j'ai coutume de le faire dans les pays que je visite au nom de la France, je suis heureux de rencontrer, de recevoir à l'ambassade de France, donc sur un coin de terre française, ceux qui vivent, travaillent, ont gardé l'attache française, qui sont Français eux-mêmes et dont les charges, les soucis, les préoccupations, aussi je pense les joies et l'intérêt qu'ils trouvent à vivre dans ce pays, font que j'ai le plus grand intérêt à pouvoir les rencontrer et parler avec eux..
- Bien entendu, l'ambassadeur de France en Inde m'a informé des problèmes qui vous touchent de plus près par-rapport à la France : la vie de vos familles, vos problèmes professionnels. Mais nous ne sommes pas là spécialement ce soir pour en parler. Beaucoup plus pour nous réjouir de pouvoir passer un moment en évoquant notre patrie commune.
- Certains d'entre vous sont sans doute dans ce pays depuis très longtemps et y ont passé une grande part de leur vie. Leur expérience, leur connaissance des êtres et des choses est, pour la France, un capital inestimable. D'autres viennent porter leur jeunesse, leur enthousiasme, leur volonté de réussir et passent moins d'années, deux ans, quatre ans, six ans, j'en connais plusieurs qui sont ici, que j'ai plaisir à revoir. Il faut qu'ils sachent que, de plus en plus, la terre est petite et qu'il convient que la France soit représentée partout où cela est possible. Je viens de passer 48 heures en Inde, j'y resterai encore deux jours avant de rentrer à Paris. J'arrive d'un autre pays, l'Egypte, pour vous voir, s'apercevoir simplement, échanger un regard, peut-être quelques paroles dans un instant, c'est pour moi une force.
- Certes, lorsque je suis en France je visite beaucoup de nos villes, de nos départements. Ici, avec l'éloignement, sans doute avez-vous une vue plus large et plus vaste des choses. Je passerai pendant quelques instants parmi vous et j'espère que vous pourrez me dire, comme cela, au passage, ce qui est important pour vous.
- J'ai en effet eu l'attention particulièrement attirée sur des problèmes qui touchent à l'éducation de vos enfants. Je pense à l'ensemble des Français qui sont dans notre mouvance, qui ont été formés par notre culture, je pense simplement à Pondichéry, que je n'aurai pas la joie de pouvoir visiter cette fois-ci et, de-ci de-là, ces Françaises et ces Français présents, estimés, dont on me dit qu'on les aimait beaucoup dans ce pays.
- J'espère qu'il en est de même pour vous et que vous éprouvez la grandeur, la force des capacités de l'Inde. Je vous remercie d'être venus ce soir. Nous avons maintenant à entendre l'accent de notre hymne national. Nous le ferons, mesdames et messieurs, en pensant très simplement que pour tout français qui se sent véritablement lié profondément à son pays, quelques mots suffisent pour se rassembler.
- Vive la République, vive la France !\

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