Publié le 27 novembre 1982

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à son arrivée à l'aéroport de New-Delhi, samedi 27 novembre 1982.

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à son arrivée à l'aéroport de New-Delhi, samedi 27 novembre 1982.

27 novembre 1982 - Seul le prononcé fait foi

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Monsieur le président,
- Mes premiers mots seront pour dire à l'heure où je commence ma visite dans votre pays, l'émotion que je ressens à me trouver ce matin sur cette terre de l'Inde si chargée des prestiges de l'histoire, histoire de la pensée et histoire de l'action, et je veux tout aussitôt témoigner de mon respect pour la patrie de Gandhi, de Nehru, saluer cette grande démocratie du monde.
- Pendant ces quelques jours je m'efforcerai de prendre la mesure des réalisations de votre pays, qui offre à bien des égards l'une des formes de développement, à considérer parmi les plus remarquables, avec une industrie devenue l'une des plus puissantes et une agriculture dont nous connaissons les progrès considérables. Et je viens ici, à l'une des sources de la culture qui n'ont jamais cessé d'abreuver la soif de connaissances.
- C'est un honneur pour moi, monsieur le président, que d'être je crois le premier chef de l'Etat que vous accueillez pour une visite officielle à Delhi et heureux, je le suis, de retrouver, dans son pays, le Premier ministre de l'Inde, Mme Indira Gandhi, que j'ai déjà eu le très grand plaisir de rencontrer et de connaître à Cancun et à Paris.
- La France et l'Inde ont bien des idéaux communs, attachement à la démocratie, souci de la paix, souhait de voir le monde échapper à la seule emprise des blocs militaires qui s'opposent, préoccupation du développement, et cela me conduit à souhaiter plus que jamais que s'ouvre ici une page nouvelle, riche, féconde de notre histoire commune.
- Je suis certain que les conversations qui nous réuniront au-cours des prochains jours nous permettront de donner en ce sens une impulsion décisive. Voilà pourquoi j'exprime, monsieur le président, ma joie d'être accueilli par votre grande nation à laquelle, par ma voix, le peuple français adresse ses sentiments d'estime, de considération et d'amitié.\

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