Publié le 8 novembre 1982

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à la mairie de Marseille, lundi 8 novembre 1982.

8 novembre 1982 - Seul le prononcé fait foi

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à la mairie de Marseille, lundi 8 novembre 1982.

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Monsieur le maire,
- Mesdames et messieurs,
- M. Gaston Defferre vient de le rappeler, cette visite dans cet Hôtel de Ville et dans cette salle s'inscrit à la suite de nombreux rendez-vous entre Marseille, ses élus et moi-même dans les fonctions et les charges qui étaient les miennes et qui ont signifié, en effet, vous avez eu raison de le rappeler, un long parcours commun. Ce n'est pas que ce parcours soit achevé, puisque nous continuons, vous au gouvernement, moi là où le suffrage universel m'a placé, à travailler ensemble dans la confiance et l'amitié.
- En effet, nombeux sont ceux que j'aperçois et qui sont pour moi des visages amis, des compagnons et puis les autres qui sont également les bienvenus. Je suis fidèle à mes idées, à mon projet, aux propositions qui m'engagent devant le peuple français. Cela c'est le domaine de l'action politique dans une démocratie. Mais je sais bien que je suis comptable, aussi, par-dessus tout, du présent et d'une certaine part de l'avenir de la France et donc des Français. Et tous ont un droit égal à être compris, aidés, soutenus, encouragés dans la voie du redressement national.
- Merci donc à tous d'être ici.\
Je suis sensible, monsieur le maire, à l'offrande qui vient de m'être faite, de ce souvenir ancré dans votre histoire et je dirai sans ambages que pour moi, venir à Marseille, cela a toujours représenté une étape heureuse.
- Que de fois ai-je pu y vivre des heures, non seulement d'action ou de discours, mais aussi de détente, de conversation qui duraient tard le soir, où l'on faisait quoi donc ? Rien d'autre que de rebâtir le monde. Quelle ambition ! Je sais ce que vaut le temps d'une génération et ce que peut le temps d'une vie et surtout lorsqu'elle est déjà largement entamée. Mais au moins faut-il y croire et en créer les conditions si l'on veut que l'histoire de ce pays, non seulement en garde la mémoire, ce qui est secondaire, mais y trouve surtout des raisons de se perpétuer dans la fraternité de ses fils.
- Merci encore une fois, monsieur le maire. Merci à vous tous. D'autres occasions me seront données à travers le temps. J'attache de l'importance à ce premier rendez-vous retrouvé depuis le mois de mai 1981. Merci.\

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