Publié le 19 octobre 1982

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'issue de sa visite de l'entreprise Lectra Systèmes à Bordeaux, mardi 19 octobre 1982.

19 octobre 1982 - Seul le prononcé fait foi

Déclaration de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'issue de sa visite de l'entreprise Lectra Systèmes à Bordeaux, mardi 19 octobre 1982.

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Ce que j'ai vu ici offre un bel exemple de résistance et de conquête £ résistance afin de sauvegarder notre industrie textile nationale face à la concurrence étrangère, industrie sauvée de justesse par le plan de M. Dreyfus `ministre de l'industrie` : conquête de marchés à l'intérieur et à l'extérieur, si nécessaire à l'heure où le redressement de notre commerce international est la condition même de la réussite de la France. A cet égard, j'observe que ce déficit porte davantage sur les biens d'équipement que sur les biens de consommation, ce qui prouve que notre industrie ne répond pas suffisamment à la demande française.
- On achète à l'étranger ce que nous pourrions faire ou fabriquer nous-mêmes. Ce que j'ai vu ici, ainsi que dans d'autres entreprises, montre que l'on peut renverser la tendance. Il faut que nous cessions d'importer ce qu'il est possible de faire chez nous. Certes, il faut des entreprises en mesure de supporter la concurrence et je me préoccupe de leurs difficultés. Je veillerai à ce qu'elles s'en sortent. Mais, en revanche, il faut aussi qu'elles mobilisent toutes les capacités, les intelligences, les imaginations, les compétences. Elles peuvent le faire et le font dans de nombreux cas. Il faut se convaincre que nous pouvons être les meilleurs. Ce que je constate ici en est bien l'illustration, à condition que nous ayons ensemble l'idée-force de l'intérêt national.\

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